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Nos lecteurs ont la parole

II.- Planification et continuité

Par George SABAT
D’autres plans ont été élaborés, concernant les départements ministériels suivants (voir L’Orient-Le Jour du vendredi 25 novembre 2011) :

Ministère de l’Industrie
Les remarques que je viens d’énoncer s’appliqueraient également au plan industriel intitulé « Si vous aimez le Liban vous devriez aimer son industrie » qui fut introduit par feu le ministre Pierre Gemayel et subséquemment abandonné. Je n’en dirai pas plus, quoique un fonctionnaire de ce ministère auquel j’avais fait parvenir une copie, deux ans auparavant, avait vivement critiqué l’absence de suivi dont ce plan fut l’objet après le décès de son auteur.

Ministère du Tourisme
En 1996, le Programme des Nations unies pour le développement s’est allié à l’Organisation mondiale du tourisme et au ministère du Tourisme libanais pour établir un plan de reconstruction et de développement de ce secteur qui est un modèle en son genre. Quel est le ministre du Tourisme, parmi ceux qui se sont succédé à ce poste depuis cette époque, qui a pensé à s’inspirer de ce programme pour l’adapter aux circonstances présentes ? Il y a quelques années, j’en ai pu obtenir une copie couverte de poussière des archives du PNUD que je conserve soigneusement dans l’espoir qu’on pensera à s’y référer un jour.

Ministère de l’Énergie
Le plan Bassil, dont beaucoup apprécient à juste titre les mérites, ne relève pas avec suffisamment d’insistance les lacunes du système administratif, comptable et financier dont souffre l’EDL. Le plan préparé par l’un de ses prédécesseurs, le ministre Fneich, prévoyait, par contre, en priorité, une réforme administrative et comptable à l’intérieur de cette institution. Un lecteur attentif est en droit de se demander comment un plan de 5 milliards de dollars peut être entrepris avec succès, avec des moyens administratifs sévèrement limités, un personnel insuffisant et trop âgé, ainsi qu’un système de gestion et de contrôle de ressources déficient tel que l’avaient souligné les experts comptables internationaux dans leur dernier rapport d’expertise qui date de 2001.

Ministère des Affaires sociales
L’ex-ministre des Affaires sociales, Sélim Sayegh, a été crédité de la préparation d’un plan de réforme sociale compréhensif qui reçut l’aval du précédent gouvernement. Nulle trace n’en apparaît présentement dans la presse locale alors qu’il a dû être publié à l’époque dans le Journal officiel. Avec le départ du ministre Sayegh, se pourrait-il que ce plan ait été relégué aux archives comme ce fut le cas dans le passé ? Le nouveau ministre des Affaires sociales va-t-il l’exhumer et le remanier pour le mettre en exécution ? Nous attendons pour voir venir.

Les autres plans
À ma connaissance, les plans mentionnés ci-haut sont les seuls qui aient été préparés durant les vingt dernières années. Si je me trompe, j’aimerais que l’on me corrige là-dessus. Des sujets comme les eaux, la santé, les transports en commun, les routes, les traitements de déchets solides et liquides, les carrières, l’environnement et la Sécurité sociale n’ont fait l’objet d’aucun plan spécifique, quoiqu’ils constituent des thèmes d’une importance capitale pour le développement du pays. De tels plans, s’ils avaient été soigneusement élaborés et exécutés, auraient pu contribuer à réduire le fardeau de la vie chère dont souffrent les citoyens à l’heure présente et pour laquelle les réclamations d’augmentation de salaires s’intensifient.
D’autre part, il serait injuste d’ignorer certaines études entreprises en ce sens par le CDR (Conseil de la recherche et du développement). Mais vu que leurs travaux n’ont jamais été publiés pour des raisons obscures de confidentialité, nous ne pouvons en apprécier le mérite.

Un plan fiscal et financier
Les plans auxquels j’ai fait allusion ne peuvent être utiles que s’ils sont accompagnés d’une étude financière globale en vue de déterminer pour chaque plan les ressources requises pour leur exécution, l’origine et le coût de ce financement, ainsi que leur impact sur les budgets annuels futurs de l’État.
Je voudrais conclure ce bref aperçu en espérant que nos leaders politiques finiront par réaliser la nécessité de rendre le système de gouvernance au Liban plus planificateur, plus continu, plus transparent et, surtout, plus participatif.
D’autres plans ont été élaborés, concernant les départements ministériels suivants (voir L’Orient-Le Jour du vendredi 25 novembre 2011) :Ministère de l’IndustrieLes remarques que je viens d’énoncer s’appliqueraient également au plan industriel intitulé « Si vous aimez le Liban vous devriez aimer son industrie » qui fut introduit par feu le ministre Pierre Gemayel et subséquemment abandonné. Je n’en dirai pas plus, quoique un fonctionnaire de ce ministère auquel j’avais fait parvenir une copie, deux ans auparavant, avait vivement critiqué l’absence de suivi dont ce plan fut l’objet après le décès de son auteur.Ministère du TourismeEn 1996, le Programme des Nations unies pour le développement s’est allié à l’Organisation mondiale du tourisme et au ministère du Tourisme libanais pour établir...
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