Le général Aoun a renouvelé son rejet du financement du TSL, qui est « anticonstitutionnel », selon lui, parce que le soutien à cette institution n’a pas suivi, a-t-il dit, les voies constitutionnelles. « Ils l’ont fait passer à la sauvette, Siniora et Ban Ki-moon », a-t-il dit. « Siniora a outrepassé la Constitution, le Parlement et le président de la République » dans cette affaire, a-t-il ajouté. « (...) Le tribunal est là depuis six ans. Que risquerait-il de se produire s’ils prenaient six mois de plus pour le légaliser en coordination avec le Conseil de sécurité ? » s’est-il interrogé, avant de poursuivre son argumentation justifiant sa position anti-TSL.
Concernant les développements en Syrie, le chef du CPL a indiqué : « Nous refusons que le Liban soit à la base d’une position hostile à la Syrie. » Il a également affirmé approuver la position du Liban lors du vote à la Ligue arabe. « Il faut que les événements prennent fin en Syrie », a-t-il dit, précisant qu’il avait donné une interview à la chaîne pro-régime syrien al-Dunia durant laquelle il s’était livré à « une analyse militaire de la situation ». « Il y a eu une tentative de créer une zone tampon par des pays voisins à l’image de Benghazi en Libye. Cela a échoué. C’est pourquoi ils (les révolutionnaires) sont passés à la méthode des cellules dormantes à l’intérieur de la Syrie. Cela s’est produit à Homs et a été contenu (...) », a-t-il dit. « Parallèlement, il y a eu des initiatives arabes acceptées par la Syrie et rejetées par l’opposition à l’étranger, et c’est cette dernière qui en assume la responsabilité », a-t-il dit. « Lorsque le président a voulu faire des réformes, ils lui ont dit que cela était insuffisant », a-t-il ajouté, avant d’affirmer : « Le peuple syrien est avec lui (Assad). Nous voyons les manifestations (qui se déroulent en sa faveur). » « En vérité, ce qui est demandé, c’est la tête du régime, qui n’est pas minoritaire. Est-il demandé qu’un régime se soumette à une minorité représentée par Erdogan, le Qatar et je ne sais qui d’autre ? » s’est-il interrogé.
Il a enfin balayé d’un revers de la main le printemps arabe. « Les régimes qu’ils prônent dans le monde arabe ne connaissent pas la démocratie. Il s’agit de dictatures religieuses », a-t-il estimé.


M. Hadjigeorgiou, je vous soupçonne d'avoir revu récemment le débat télévisé entre Giscard et Mitterrand lors des présidentielles de 1988 (rires).
05 h 43, le 25 novembre 2011