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À La Une - Egypte

Violents affrontements entre policiers et manifestants à Tahrir

Un responsable du ministère de la Santé fait état de 507 blessés, dont 19 policiers.

Dans l'après-midi, les heurts s'étaient intensifiés, la police anti-émeutes répliquant aux jets de projectiles des manifestants par des tirs de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes.

Des milliers d'Egyptiens occupaient samedi soir la place Tahrir, désertée par la police après de violents affrontements qui ont relancé les tensions à moins de dix jours des premières élections législatives depuis la chute du président Hosni Moubarak.

La police anti-émeutes s'est retirée en début de soirée de la place emblématique de la révolte de janvier/février en Egypte, où plusieurs milliers de manifestants scandant des slogans contre le pouvoir militaire ont continué d'affluer.

De nombreux partisans d'un candidat salafiste déclaré à l'élection présidentielle dont la date n'est toujours pas fixée, Hazem Abou Ismaïl, sont notamment venus renforcer les rangs des manifestants, a constaté un journaliste de l'AFP.

Dans l'après-midi, les heurts s'étaient intensifiés, la police anti-émeutes répliquant aux jets de projectiles des manifestants par des tirs de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes.

Un responsable du ministère de la Santé, cité par l'agence officielle Mena, a fait état de 507 blessés, dont 19 policiers.

La place était jonchée de pierres, tandis que les manifestants ont monté une barricade, sous le regard de nombreux curieux qui assistaient aux affrontements, également retransmis en direct sur la télévision publique.

Dans l'après-midi un véhicule de la police a été incendié tandis que les manifestants, qui avaient également investi les rues reliant la place Tahrir au ministère de l'Intérieur, ont lancé des slogans hostiles au maréchal Hussein Tantaoui, dirigeant du Conseil suprême des forces armées (CSFA) et de fait à la tête de l'Egypte depuis le départ de M. Moubarak le 11 février.

Les affrontements ont débuté après que la police a tenté dans la matinée de disperser par la force un sit-in organisé depuis plusieurs jours par des personnes blessées lors de la révolte anti-régime du début de l'année.

Elles réclamaient le jugement des policiers et les dirigeants responsables des violences qui ont fait à l'époque officiellement 850 morts et des milliers de blessés.

M. Moubarak, son ministre de l'Intérieur Habib el-Adli et des responsables de la sécurité sont actuellement jugés, pour des accusations selon lesquelles il auraient ordonné de faire feu sur la foule.

"Ils nous ont dispersés violemment, sans distinction entre hommes et femmes. Le ministère de l'Intérieur doit prendre ses responsabilités. Nous avons une revendication: le conseil militaire doit partir", a déclaré à l'AFP Ali Abdel Aziz, un professeur de comptabilité de 32 ans qui participait au sit-in depuis le matin.

La veille, des dizaines de milliers de manifestants, en majorité issus des rangs des Frères musulmans et des mouvements salafistes, s'étaient rassemblés sur la même place.

Cette démonstration de force, menée par les islamistes, visait à réclamer le retrait d'une déclaration constitutionnelle présentée par le gouvernement, accusée de permettre aux militaires de garder des privilèges, en exemptant notamment le budget de l'armée de toute supervision parlementaire.

Les affrontements de samedi interviennent alors que les Egyptiens doivent voter le 28 novembre pour élire les représentants de l'Assemblée du peuple (chambre des députés), premier tour d'un scrutin législatif qui doit se dérouler au total sur quatre mois.

L'armée a promis de rendre le pouvoir aux civils après l'élection d'un nouveau président. La date de la présidentielle qui doit suivre les législatives n'est toutefois pas encore connue, ce qui suscite de nombreuses craintes de voir les militaires s'accrocher au pouvoir.

Des milliers d'Egyptiens occupaient samedi soir la place Tahrir, désertée par la police après de violents affrontements qui ont relancé les tensions à moins de dix jours des premières élections législatives depuis la chute du président Hosni Moubarak.
La police anti-émeutes s'est retirée en début de soirée de la place emblématique de la révolte de janvier/février en Egypte, où plusieurs milliers de manifestants scandant des slogans contre le pouvoir militaire ont continué d'affluer.
De nombreux partisans d'un candidat salafiste déclaré à l'élection présidentielle dont la date n'est toujours pas fixée, Hazem Abou Ismaïl, sont notamment venus renforcer les rangs des manifestants, a constaté un journaliste de l'AFP.
Dans l'après-midi, les heurts s'étaient intensifiés, la police anti-émeutes répliquant aux jets...
commentaires (3)

En Russie,les mencheviks ont été mangés par les bolcheviks.Dans les "printemps arabes"(on dit çà vite et sans rigoler),les démocrates(il y en a)qui ont fait pratiquement out le boulot(à l'exception de la Lybie),vont se faire bouffer pareil itou par les islamistes....du moins dans un premier temps.En Iran,çà a été la même chose....et à l'arrivée Khomeiny....protégé par la France et donc par les US...les occidentaux ont une vision tellemment hautaine de l'Orient qu'ils n'y comprendront jamais rien...ils ne sont mûs que par le fric,et rien d'autre...et surtout çà leur permet de maintenir tous ces pays en état de déstabilisation permanente et donc de vulnérabilité au fric permanente...je ne parle pas des peuples occidentaux,manipulés comme ce n'est pas permis,mais de leurs dirigeants tous sortis du même moule ultra-libéral,ceux que j'appelle ,à défaut de mieux,les nazis de l'économie...ce qui est vraiment incroyable,c'est que les "arabes" soient aussi faciles à manipuler!

GEDEON Christian

05 h 53, le 20 novembre 2011

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Commentaires (3)

  • En Russie,les mencheviks ont été mangés par les bolcheviks.Dans les "printemps arabes"(on dit çà vite et sans rigoler),les démocrates(il y en a)qui ont fait pratiquement out le boulot(à l'exception de la Lybie),vont se faire bouffer pareil itou par les islamistes....du moins dans un premier temps.En Iran,çà a été la même chose....et à l'arrivée Khomeiny....protégé par la France et donc par les US...les occidentaux ont une vision tellemment hautaine de l'Orient qu'ils n'y comprendront jamais rien...ils ne sont mûs que par le fric,et rien d'autre...et surtout çà leur permet de maintenir tous ces pays en état de déstabilisation permanente et donc de vulnérabilité au fric permanente...je ne parle pas des peuples occidentaux,manipulés comme ce n'est pas permis,mais de leurs dirigeants tous sortis du même moule ultra-libéral,ceux que j'appelle ,à défaut de mieux,les nazis de l'économie...ce qui est vraiment incroyable,c'est que les "arabes" soient aussi faciles à manipuler!

    GEDEON Christian

    05 h 53, le 20 novembre 2011

  • On ne doit plus parler de printemps arabes. On doit parler d'une sombre NUIT arabe qui plongerait tous les pays du M.O. dans l'inconnu. On se trompe quand on parle de démocratie à la turque. La laïcité en turquie fut établie par la dictature d'Atatürk, et s'est développée lentement en la fragile démocratie où les islamistes étaient obligés d'y participer. Aujourd'hui, petit à petit, les islamistes y mettent la main et la mutation est toute visible. Sur les pays des prétendus printemps arabes, et les autres pays du M.O, l'extrémisme fanatique religieux irrémédiablement y met et ou y mettrait la main. Le jeu sortirait-il du contrôle de ceux qui l'ont planifié, ou la planification y avait-elle fait le compte, et c'était bien le but recherché ? Les Coptes d'Egypte et les Chrétiens de tous les autres pays du M.O, et, à leur tête, le Patriarche AL RAÏ et tous les autres Patriarches Chrétiens du Liban, ont bien raison d'extrêmement s'en soucier. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    04 h 55, le 20 novembre 2011

  • - - Et pourtant , ils nous avaient annoncé la fin de la révolution de leur printemps arabe !! Que se passe-t-il ... !? Tant que les Islamistes Salafistes purs et durs n'auraient pas pris le pouvoir en totalité , que ça soit en Egypte , en Tunisie ou en Libye , leur révolution ne se terminera pas , elle continuera et rien ne les arrêtera plus dans ces pays " libérés " ! Par contre , ce genre d'aberration appelée libération ! ne se produira plus ailleurs et surtout pas en Syrie ou au Liban .

    JABBOUR André

    01 h 21, le 20 novembre 2011

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