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À La Une - Egypte

A Tahrir, libéraux et islamistes font front commun contre l’armée

Une quarantaine d'associations et de partis politiques ont appelé à manifester pour "protéger la démocratie et le transfert du pouvoir".

Le rassemblement, qui a commencé jeudi soir, rappelait par son ampleur ceux du soulèvement populaire qui a fini par renverser le président Hosni Moubarak le 11 février dernier.  Khaled DESOUKI

Plus de 50 000 Egyptiens, des islamistes pour la plupart, ont afflué vendredi sur la place Tahrir du Caire pour demander au gouvernement militaire un transfert rapide du pouvoir et protester contre une proposition constitutionnelle.

 

L'appel à manifester a été lancé mercredi par la confrérie des Frères musulmans, après la décision du gouvernement, qui gère le pays sous la tutelle de l'armée, de poursuivre son projet de rédaction d'une "déclaration de principes fondamentaux de la Constitution". L'appel a été repris par une quarantaine d'associations et partis politiques afin de "protéger la démocratie et le transfert du pouvoir". Les partis et mouvements salafistes sont arrivés au Caire par milliers, venus de différentes régions du pays.


Réclamée à l'origine par les groupes libéraux et laïcs, cette charte risque de limiter la marge de manoeuvre de la commission qui sera chargée de rédiger la prochaine Constitution. Les membres de cette commission doivent être choisis par le prochain Parlement, où les islamistes, force d'opposition la plus structurée dans le pays, espèrent siéger en force. Le projet du gouvernement est d'autant plus critiqué qu'il contient des clauses retirant au Parlement le contrôle du budget de l'armée et laissant aux militaires le dernier mot sur les lois les concernant.

 

"Nos objectifs sont les mêmes mais il y a des différences entre nous en tant que groupes islamistes", faisait remarquer Abdullah Galil, un jeune salafiste, en référence au front commun entre libéraux et islamistes contre l'armée.

Les libéraux et partis de gauche étaient néanmoins plus discrets. "Il n'y a aucune alternative au retour aux exigences de la révolution, qu'il nous faut remettre sur le bon chemin en parlant d'une même voix", a dit le libéral Mohamed Anis, cofondateur du Parti de la Justice.

 

Ce différend menace l'organisation des élections législatives, dont la première phase doit débuter le 28 novembre.

 

"Le gouvernement veut-il humilier le peuple ? Le peuple s'est révolté contre Moubarak et se révoltera contre la Constitution qu'il veut nous imposer", a lancé au micro un membre d'un groupe salafiste.

Dans le port d'Alexandrie, des milliers d'islamistes et d'organisations de jeunesse ont également manifesté et prévoyaient de se diriger vers une base militaire pour montrer leur opposition à l'armée.

 

Le rassemblement massif, qui a commencé jeudi soir, rappelait par son ampleur ceux du soulèvement populaire qui a fini par renverser le président Hosni Moubarak le 11 février.

 


 

Plus de 50 000 Egyptiens, des islamistes pour la plupart, ont afflué vendredi sur la place Tahrir du Caire pour demander au gouvernement militaire un transfert rapide du pouvoir et protester contre une proposition constitutionnelle.
 
L'appel à manifester a été lancé mercredi par la confrérie des Frères musulmans, après la décision du gouvernement, qui gère le pays sous la tutelle de l'armée, de poursuivre son projet de rédaction d'une "déclaration de principes fondamentaux de la Constitution". L'appel a été repris par une quarantaine d'associations et partis politiques afin de "protéger la démocratie et le transfert du pouvoir". Les partis et mouvements salafistes sont arrivés au Caire par milliers, venus de différentes régions du pays.

Réclamée à l'origine par les groupes libéraux et laïcs, cette charte...
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