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Liban

Haute tension : les habitants préparent une action judiciaire contre Bassil

Dans sa réunion du mercredi 16 novembre, le Conseil des ministres a discuté une nouvelle fois de l’installation des câbles de haute tension dans la région de Mansourieh-Aïn Saadé (Metn), un tronçon de trois kilomètres qui complèterait la ligne de 220 kilovolts qui traverse le pays. Le résultat du débat a été, selon les informations de sources ministérielles, que l’enterrement des lignes (comme le revendique le mouvement citoyen qui s’oppose à leur installation) serait plus dangereux pour la santé des riverains que les câbles aériens. La seconde conclusion, c’est que l’installation des lignes sur ce tronçon est une condition sine qua non de l’amélioration de l’alimentation en électricité. Il a donc été décidé de réaffirmer la volonté du gouvernement d’installer ces câbles, mais aussi de former une commission de quatre ministres, dont le ministre de l’Énergie et de l’Eau Gebran Bassil, pour discuter de l’affaire avec les habitants.
Le débat avait été relancé par le ministre Bassil, qui a fait cette déclaration à sa sortie de la réunion : « S’ils veulent du courant électrique, qu’ils acceptent l’installation de ces câbles. Sinon, qu’ils en assument la responsabilité. Cela ne fait aucune différence pour moi. »
Que pensent la société civile et les habitants de cet appel au dialogue, après avoir maintes fois fait échouer l’installation des câbles par des sit-in ? Raja Noujaim, représentant de la société civile en support des habitants, y a vu une semi-
victoire pour le mouvement civil. « L’argument selon lequel le passage des lignes sous terre est plus dangereux que les lignes aériennes est contesté par toutes les études mondiales, il nous sera facile de le prouver, dit-il. De plus, la consécration du concept de dialogue avec les habitants est une victoire pour nous. »
Sur le dialogue, Noujaim assure que les habitants et la société civile s’y préparent. « Mais il est hors de question que ce dialogue soit unilatéral, comme cela a été le cas dans le passé, dit-il. Nous insistons pour qu’y participent également des scientifiques indépendants. »
Cependant, se préparer au dialogue n’est pas la seule action entreprise par les habitants. Ils participent au processus d’élaboration d’une proposition de loi qui sera portée par plusieurs députés au Parlement en vue de consacrer le principe d’enterrement des lignes. Selon Raja Noujaim, ils préparent aussi un dossier en vue d’intenter un procès contre le ministère de l’Énergie et de l’Eau et d’autres autorités, qu’ils accusent « d’avoir utilisé de fausses informations, ou des informations partielles, pour imposer l’installation de câbles aériens ».
« Un ministre a déclaré aujourd’hui (hier) à la télévision que le gouvernement est prêt à acheter les appartements qui seraient exposés au champ électromagnétique, dit Noujaim. Ils ne se rendent pas compte du nombre de personnes qui s’opposent à eux, soit tous les habitants tout au long de la ligne Bsalim-Aramoun-Taffaroh Mkallès. »
Dans sa réunion du mercredi 16 novembre, le Conseil des ministres a discuté une nouvelle fois de l’installation des câbles de haute tension dans la région de Mansourieh-Aïn Saadé (Metn), un tronçon de trois kilomètres qui complèterait la ligne de 220 kilovolts qui traverse le pays. Le résultat du débat a été, selon les informations de sources ministérielles, que l’enterrement des lignes (comme le revendique le mouvement citoyen qui s’oppose à leur installation) serait plus dangereux pour la santé des riverains que les câbles aériens. La seconde conclusion, c’est que l’installation des lignes sur ce tronçon est une condition sine qua non de l’amélioration de l’alimentation en électricité. Il a donc été décidé de réaffirmer la volonté du gouvernement d’installer ces câbles, mais aussi de former...
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