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Culture - Qu’Est-Ce Que Vous Me Chantez Là ? - Souvenir

Le « gratteur » de mots et l’Auvergnat

Trente ans qu’il a disparu le poète, l’anarchiste des règles préconçues et des préjugés coercitifs, le poète des sentiments et des mots. En grattant simplement sa guitare, Georges Brassens a réussi à graver pour toujours des images et des émotions inédites dans l’esprit collectif. « Chanson pour l’Auvergnat » fait partie de ce legs poétique.

Georges Brassens et sa grande complice, la guitare.

C’est en 1954 qu’il écrit son premier grand succès tout public: Chanson pour l’Auvergnat. Laquelle parle de solidarité et de charité, quelques mois après «l’insurrection de la bonté» de l’abbé Pierre. Dans cette chanson, qui comprend trois couplets seulement, Georges Brassens rend hommage à trois personnages demeurés jusqu’à présent mystérieux, mais dont l’identité commence à être peu à peu révélée par des amis, gens de la presse ou autres écrivains.
Brassens a débuté tard sa carrière. En effet, c’est à trente ans, en 1953, qu’il se fait connaître chez Patachou en interprétant des chansons grivoises et en défrichant la petite vie du bourgeois bien installé dans son confort. Mais le 28 octobre 1954, le chanteur étonne et prouve qu’il n’a pas simplement un sac de jurons bien assaisonnés au bout de la langue. La Chanson de l’Auvergnat est un message de bonté chrétienne et de foi dans l’humanité de l’homme, création du «Père éternel».

Qui sont-ils ?
Sur une musique à trois temps, Georges Brassens étonne encore en faisant table rase des idées préconçues. L’Auvergnat, personnage populaire connu pour être pingre, devient un symbole de générosité. Alors qu’un autre personnage fait la une des ondes en lançant son appel en faveur des sans-abri, on se prend à s’interroger si l’agnostique aurait connu l’homme de Dieu, l’abbé Pierre. Et pour reprendre les dires de Jacques Vassal, biographe de Brassens: «À ma connaissance, les deux hommes ne se sont pas rencontrés.» Le biographe ajoutera par ailleurs que si les rumeurs ont construit une hypothèse sur l’identité de l’Auvergnat en lui donnant enfin un nom, Louis Cambon, on ne peut affirmer que l’histoire n’existe pas ni qu’elle est vraie. Tout ce qu’on sait, c’est que Cambon aurait tenu à Paris, dans le XIVe arrondissement, un bistrot, le Bar des Amis, qu’aurait fréquenté Brassens. Louis n’aurait pas également été avare de «quatre bouts de bois».
Georges Brassens, lui, avare de mots quand il s’agit d’étaler sa vie personnelle (ce qui aurait déplu totalement aux paparazzi du XXIe siècle), aurait quand même raconté en 1979 à Guy Lux, dans l’émission Top Club, comment lui est venue sa Chanson pour l’Auvergnat: «Elle m’a été imposée par la nécessité. J’ai habité chez Jeanne (Le Bonniec) et Marcel (Planche), et ils m’ont tellement rendu service dans des circonstances, extrêmement difficiles à l’époque, que cette chanson est sortie toute seule.»
Alors si Marcel est l’Auvergnat et Jeanne l’hôtesse, qui serait cet étranger qui «sans façon, d’un air malheureux m’a souri, lorsque les gendarmes m’ont pris»? «Cela demeure un mystère», dit Jean-Paul Sermonte, poète et écrivain, animateur de la revue Les Amis de Georges. Mais on pourrait imaginer, comme certains l’ont supposé, que c’est Brassens père qui aurait fait ce geste à son fils. En effet, un jour de 1939, le papa s’en alla chercher chez les gendarmes son fiston retenu pour un larcin. Et au lieu de le renier ou de le réprimander, il lui demanda simplement s’il avait faim. Une belle leçon d’éducation et d’amour que le chanteur Brassens a retenue dans sa vie et l’a transposée... en mots.

C’est en 1954 qu’il écrit son premier grand succès tout public: Chanson pour l’Auvergnat. Laquelle parle de solidarité et de charité, quelques mois après «l’insurrection de la bonté» de l’abbé Pierre. Dans cette chanson, qui comprend trois couplets seulement, Georges Brassens rend hommage à trois personnages demeurés jusqu’à présent mystérieux, mais dont l’identité commence à être peu à peu révélée par des amis, gens de la presse ou autres écrivains. Brassens a débuté tard sa carrière. En effet, c’est à trente ans, en 1953, qu’il se fait connaître chez Patachou en interprétant des chansons grivoises et en défrichant la petite vie du bourgeois bien installé dans son confort. Mais le 28 octobre 1954, le chanteur étonne et prouve qu’il n’a pas simplement un sac de jurons bien...
commentaires (4)

Cette institution qui a su entrer au plus profond de nous et qui brule encore dans nos âmes à la manière d'un grand soleil!

Ali Farhat

04 h 17, le 19 novembre 2011

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Commentaires (4)

  • Cette institution qui a su entrer au plus profond de nous et qui brule encore dans nos âmes à la manière d'un grand soleil!

    Ali Farhat

    04 h 17, le 19 novembre 2011

  • Quelques-uns ;)

    Tina Chamoun

    14 h 24, le 18 novembre 2011

  • Chère Tina...je constate que nous avons quelques points communs quand même...c'est merveilleux,non?

    GEDEON Christian

    13 h 09, le 18 novembre 2011

  • "Et si le bon Dieu aime tant soit peu la guitare, au firmament, tu te plais sûrement Mon vieux Georges."

    Tina Chamoun

    07 h 47, le 18 novembre 2011

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