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À La Une - Justice

"Carlos" accuse la Syrie pour un attentat de 1982 en France

L'attentat visait le siège du journal Al Watan Al Arabi, rue Marbeuf.

"On a mis mon nom partout", a déclaré Carlos aujourd'hui.

L'ancien ennemi public n°1 des années 1980, Ilich Ramirez Sanchez, dit "Carlos", a nié lundi devant ses juges français être le commanditaire d'un attentat à la voiture piégée qui avait fait un mort et 66 blessés le 22 avril 1982 à Paris. Au terme de la première semaine de son procès, le Vénézuélien de 62 ans a imputé l'opération aux services secrets syriens, déclarant à la cour d'assises spéciale être victime d'une manipulation.

"On a tout fait pour couvrir, dans les jours qui ont suivi, on a mis mon nom partout", a-t-il dit. L'attentat visait le siège du journal Al Watan Al Arabi, rue Marbeuf, dont l'accusé a rappelé qu'il avait alors publié des articles critiquant le régime syrien.

 

Al Watan Al Arabi, connu pour ses positions pro-irakiennes et son opposition au régime syrien, avait déjà été visé le 19 décembre 1981 par un premier attentat. Un colis piégé avait été déposé devant la porte, mais il avait été désamorcé à temps par les démineurs. Durant la procédure, le directeur du journal avait dit soupçonner "Carlos ou les Syriens". De toute façon, avait-il déclaré aux enquêteurs, "ce sont les deux faces d'une même pièce".

 

Pour l'accusation, cet attentat comme celui qui l'avait précédé le 29 mars 1982 contre le train Paris-Toulouse (5 morts, 77 blessés) s'inscrivait dans une "guerre privée" que menait alors le groupe d'activistes dirigé par Carlos contre la France pour faire libérer son amie Magdalena Kopp et un membre du groupe, Bruno Bréguet, arrêtés à Paris le 16 février 1982.

Le premier acte contre le train a été commis le jour de l'expiration d'un ultimatum posé par Carlos dans une lettre au gouvernement français, le second le jour de l'ouverture du procès Kopp-Bréguet.

 

La défense entend cependant remettre en cause cette thèse, faisant remarquer que l'original de cette lettre attribuée à Carlos ne figure pas au dossier, et que d'autres pistes ont été selon elle négligées.

Les éléments de preuve sont, selon la défense, absents ou indirects, puisqu'ils résultent essentiellement des dossiers des services secrets hongrois et est-allemands qui protégeaient à l'époque le groupe Carlos.

 

Le procès se prolonge jusqu'à mi-décembre. Déjà condamné à perpétuité pour le meurtre de deux policiers et un troisième homme en 1975, Carlos risque la même peine mais cette fois avec une peine de sûreté de 22 ans, ce qui prolongerait le délai nécessaire à une demande de libération conditionnelle.

 

L'ancien ennemi public n°1 des années 1980, Ilich Ramirez Sanchez, dit "Carlos", a nié lundi devant ses juges français être le commanditaire d'un attentat à la voiture piégée qui avait fait un mort et 66 blessés le 22 avril 1982 à Paris. Au terme de la première semaine de son procès, le Vénézuélien de 62 ans a imputé l'opération aux services secrets syriens, déclarant à la cour d'assises spéciale être victime d'une manipulation.
"On a tout fait pour couvrir, dans les jours qui ont suivi, on a mis mon nom partout", a-t-il dit. L'attentat visait le siège du journal Al Watan Al Arabi, rue Marbeuf, dont l'accusé a rappelé qu'il avait alors publié des articles critiquant le régime syrien.
 
Al Watan Al Arabi, connu pour ses positions pro-irakiennes et son opposition au régime syrien, avait déjà été visé le 19...
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