Les dirigeants de l’APEC s’étaient réunis hier à Hawaii. Emmanuel Dunand/AFP
« Nous avons aujourd’hui la chance de progresser vers notre objectif ultime : une économie régionale sans entraves », a déclaré M. Obama, qui avait annoncé samedi un accord sur les grandes lignes d’un projet de libre-échange entre 10 pays de l’Asie-Pacifique.
Ce projet, baptisé « Partenariat transpacifique » ou « TPP », deviendrait la plus grande zone de libre-échange du monde, avec un tiers du PIB mondial. Il réunit l’Australie, le Brunei, le Chili, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, le Vietnam et le Japon, troisième économie mondiale. Mais le projet laisse à l’écart 11 pays de l’APEC, et non des moindres, comme le Canada, la Corée du Sud, la Russie et surtout la Chine, deuxième puissance économique mondiale. Même si la porte du TPP est en principe ouverte aux autres riverains du Pacifique, Pékin a dit douter que les pays en développement puissent répondre aux exigences du TPP. Interrogé lors d’une conférence de presse, un haut responsable du ministère chinois du Commerce, Yu Jianhua, a souligné que Pékin n’avait pas été invité à se joindre au TPP. « Si un jour nous recevons une telle invitation, nous l’étudierons sérieusement », a-t-il promis.
« Nous allons discuter des moyens de travailler ensemble à une accélération de la croissance économique qui soit plus solide et pérenne », a ajouté le président américain devant ses homologues assis derrière une table en forme d’hexagone. « J’insiste sur le fait que la région Asie-Pacifique est absolument cruciale pour la croissance économique de l’Amérique. Nous pensons que c’est une priorité absolue, car nous ne parviendrons pas à remettre nos citoyens au travail, à développer notre économie et à accroître nos débouchés si l’Asie-Pacifique ne prospère pas également », a-t-il fait valoir, au moment où la croissance du partenaire européen est au point mort.
Honolulu, ville natale de Barack Obama, semblait en état de siège pour la seconde journée consécutive du fait de la présence de nombreux chefs d’État et de gouvernement, au grand déplaisir des nombreux touristes peinant à accéder aux plages.
(Source : AFP)

