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Nos lecteurs ont la parole

Un désir nommé tramway

Par Ralda KARAM
Si, à Beyrouth, les piétons éprouvent de la difficulté à supporter le calvaire que leur offre l’état des rues et ruelles, les automobilistes ont plus de mal encore dans la mesure où la conduite relève du parcours du combattant. Une dégénérescence perpétuellement mal vécue par ces derniers, qui ne savent plus à quel saint se vouer. Ce malaise chronique s’explique on ne peut mieux par la dégradation avancée qui souffre d’une exécrable prise en charge, et ce en dépit des sommes colossales dépensées par l’État pour la rénovation du tissu urbain. Il s’agit d’une incompatibilité qui trouve communément pour cause des travaux entrepris pour la mise en place ou la réfection des différents réseaux, jamais suivis par une remise en état des lieux. C’est pour cela que les crevasses, nids-de-poule et autres fosses irrégulières qui caractérisent la plupart de nos routes sont perçus avec inquiétude par la population, qui n’a d’autre choix que de prendre son mal en patience. Mais le pire vient de commencer quand on sait qu’à la moindre goutte de pluie, c’est le déluge qui s’annonce, avec plongée sous-marine ou planche à voile, tout dépend du véhicule !
Depuis des années, les travaux ne finissent jamais ou se succèdent, des opérations appelées toujours à être refaites en l’espace de quelques mois, comme si nos décideurs étaient en quête d’un trésor et qu’ils s’acharnaient, pour le découvrir, à creuser à longueur de l’année. Nos chers élus sont pour beaucoup dans cette déchéance, mais cela ne les empêchera pas de se faire réélire, de creuser plus de nids-de-poule et même d’en aligner sur les trottoirs.
N’y aurait-il pas de solutions pour alléger ce calvaire permanent ? Bien sûr que si ; encore faudrait-il pour cela juste une pincée de bonne volonté, un nuage de coopération et une bonne dose de motivation, de détermination et d’esprit d’initiative, un cocktail qui aiderait à bien réfléchir sur le moyen de monter un réseau de transports en commun combinant tramway, bus et, pourquoi pas, métro.
Je ne m’étendrais pas sur les multiples avantages qu’apporterait une telle initiative, car je pourrais en remplir des pages. Beaucoup le savent déjà. Je m’excuserais cependant auprès de nos « machos » et « machistes » qui devraient peut-être laisser leurs bolides rutilants et flambants neufs dans les garages au lieu de les exposer fièrement. Que voulez-vous, le bonheur des uns pourrait faire le malheur des autres.
Si, à Beyrouth, les piétons éprouvent de la difficulté à supporter le calvaire que leur offre l’état des rues et ruelles, les automobilistes ont plus de mal encore dans la mesure où la conduite relève du parcours du combattant. Une dégénérescence perpétuellement mal vécue par ces derniers, qui ne savent plus à quel saint se vouer. Ce malaise chronique s’explique on ne peut mieux par la dégradation avancée qui souffre d’une exécrable prise en charge, et ce en dépit des sommes colossales dépensées par l’État pour la rénovation du tissu urbain. Il s’agit d’une incompatibilité qui trouve communément pour cause des travaux entrepris pour la mise en place ou la réfection des différents réseaux, jamais suivis par une remise en état des lieux. C’est pour cela que les crevasses, nids-de-poule et autres...
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