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Nos lecteurs ont la parole

À bas les élections estudiantines !

Lamia SFEIR DAROUNI
Je suis révoltée, dégoûtée chaque année, à l’approche de ces élections estudiantines qui se déroulent dans les universités. Des élections qui nécessitent l’intervention des Forces de sécurité intérieure pour éviter les heurts et les coups. Des élections qui ravivent la discorde et la tension entre ces jeunes qui n’attendent qu’un mot pour laisser éclater leur haine. Des élections qui ne servent qu’à raviver les tensions horribles que nous vivons au quotidien : 14 Mars, 8 Mars, PPS, CPL... Des élections qui rappellent combien nos enfants ignorent tout de la vraie démocratie, du vrai respect d’autrui, de l’acceptation de l’autre dans toute sa différence (des mots qui n’existent pas dans leur vocabulaire quotidien). D’ailleurs, à quoi servent ces élections ? Où plutôt, à qui servent ces élections ? À améliorer leur vie estudiantine dans les campus ? Certainement pas. Il n’y a qu’à entendre leur pseudo « programme électoral » pour comprendre que l’université n’est pas leur souci primordial. À créer des événements culturels et sociaux qui apporteraient un plus aux étudiants? Loin de là.
Ces élections, malheureusement, ne servent qu’à défendre leurs groupes politiques. Pire, elles défendent non pas leurs pensées et leurs idées (que je respecterais éventuellement s’ils en avaient), mais plutôt les idées et les opinions de leurs leaders et « idoles » qu’ils vénèrent de manière révoltante. Et de plus, ils sont à bonne école, nos jeunes ! Ils réagissent comme leurs chefs qui recourent aux coups et aux menaces si l’autre ne respecte pas leurs idées. Et vous parlez de démocratie et de respect chez cette génération ? Et vous parlez de liberté d’expression et de pensée ! Mais je n’en veux pas à ces jeunes, qui sont comme des moutons de Panurge qui suivent le courant sans comprendre où ils vont. Je ne leur en veux pas d’essayer de s’affirmer en prétendant élire et choisir « librement » leurs représentant, alors qu’ils passent aux coups si ceux-là ne sont pas élus. Non ! J’en veux aux responsables de ces campus qui rentrent dans leur jeu en leur permettant d’établir des élections au sein de leurs universités, sachant pertinemment que ces jeunes ne sont pas encore prêts à cela. Je leur en veux de faire de ces campus des terrains de discorde, permettant aux jeunes d’exprimer par la force leurs idées et leurs opinions. Je leur en veux de ne pas leur imposer leurs règles et leurs lois, où seuls l’éducation, les études, le sport, les activités sociales devraient régir leurs journées et leurs pensées. Laissez la politique à l’extérieur de ces campus, Messieurs les directeurs. Permettez à ces étudiants de s’affirmer différemment. Donnez-leur la possibilité de bâtir des programmes qui enrichiraient leurs connaissances et leur culture. Éduquez-les au respect d’autrui, à l’acceptation de l’autre dans toute sa différence. Apprenez-leur à s’écouter, à se respecter avant de leur permettre des élections qui n’aboutissent qu’à raviver les tensions et la haine dans lesquels ils évoluent. Imposez vos lois ! Réagissez ! Arrêtez ces élections au sein de ces institutions qui ne doivent propager que connaissances, respect, et culture ! Vous leur rendrez service en attendant qu’ils apprennent le vrai sens de la démocratie. Vous nous rendrez service en nous évitant de voir nos jeunes s’entretuer encore une fois au nom de cette sacro-sainte démocratie.

Lamia SFEIR DAROUNI
Je suis révoltée, dégoûtée chaque année, à l’approche de ces élections estudiantines qui se déroulent dans les universités. Des élections qui nécessitent l’intervention des Forces de sécurité intérieure pour éviter les heurts et les coups. Des élections qui ravivent la discorde et la tension entre ces jeunes qui n’attendent qu’un mot pour laisser éclater leur haine. Des élections qui ne servent qu’à raviver les tensions horribles que nous vivons au quotidien : 14 Mars, 8 Mars, PPS, CPL... Des élections qui rappellent combien nos enfants ignorent tout de la vraie démocratie, du vrai respect d’autrui, de l’acceptation de l’autre dans toute sa différence (des mots qui n’existent pas dans leur vocabulaire quotidien). D’ailleurs, à quoi servent ces élections ? Où plutôt, à qui servent ces...
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