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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Jeita

 

L’air respire de temps éthéré
Mille flûtes de silence
Pluie et larmes de clarté
Heure nue sans soleil
Prière de verre
Lune d’eau éphémère
Soleil de brune
Ambre scellée de nacre étoile en poussière
Lettres sans encre, sans plume
Silence de l’ombre où coule la lumière
Liban si Jeïta source
Enfance de toutes les prières.

Hind KABBARA SINNO

Avis aux (ir)responsables

 

Badaro est en plein chantier, un chantier qui bloque toute la rue et pénalise tous les commerces et autres activités lucratives qui s’y trouvent. Les écoliers ont beaucoup de difficultés à arriver à leur école et les riverains à leurs foyers.
Je veux dénoncer la médiocrité de nos dirigeants et leur incapacité à planifier et gérer les projets. En effet, plutôt que de le faire en août – un mois calme et paisible à Badaro –, ils ont attendu que les gens descendent de la montagne, que les quatre écoles du secteur ouvrent leurs portes, que le Palais de justice reprenne ses activités, que la saison des pluies arrive, pour défoncer toute la rue principale, qui se transformera bientôt, sous l’effet de la pluie, en une énorme marre de boue. Cela, sans parler des odeurs nauséabondes des égouts qui sont à l’air libre depuis deux semaines déjà.
Pour couronner le tout, il paraît qu’après avoir recouvert toute la rue, ils vont devoir de nouveau creuser pour installer les tuyaux d’eau et les câbles d’électricité, vu que ce sont d’autres ministères qui en sont responsables ; ils sont incapables de faire une coordination à ce niveau.
C’est un pays gouverné par des personnes incompétentes et ce sont les habitants qui en paient le prix.
À noter que tous les commerces, pharmacies, stations d’essence, banques, etc., sont au chômage et attendent la fin des travaux pour reprendre leur travail ! Y aurait-t-il quelqu’un pour les dédommager ?

Sandra KLAT ABDELNOUR

Et la langue arabe ?...

 

Je trouve presque drôle que tout le monde se mobilise en faveur de la francophonie et prône le modèle anglo-saxon dans un pays où l’arabe devrait être la langue parlée en priorité ! Étant de mère étrangère, je pratique couramment quatre langues mais je pense qu’il devient scandaleux (ou triste) de voir que nos enfants sont en train de grandir dans un pays où il est plus chic de parler français ou anglais qu’arabe. N’y a-t-il pas quelque chose qui cloche dans cette histoire ?

Leila JISR MOUSSA

 

Vraie ou fausse charité ?

 

Des personnes qui utilisent de nobles causes pour s’emplir les poches, ou qui brandissent les mêmes principes que les vraies associations pour se fondre dans la masse et réussir à gagner de l’argent, on voit cela tous les jours, ou presque. Marre de ce genre d’escroquerie et de ces associations de charité qui champignonnent et dont les représentants viennent frapper à nos portes ou nous téléphoner en nous imposant et non en vous suggérant une certaine somme à payer. Certains malfrats se font passer aussi pour handicapés ou sourds-muets et sollicitent les passants. En l’absence d’une inspection générale des Affaires sociales et grâce à toutes les facilités au Liban pour enregistrer des sociétés caritatives, que d’abus et d’escroqueries sont commis surtout si vous avez de vieilles personnes à la maison qui ne tardent pas à tout donner et offrir sans discuter et de bon cœur, bien sûr. Il y a toujours de par le monde des personnes qui veulent vraiment aider, mais cette insistance dérange, surtout que dans les circonstances difficiles que connaissent les Libanais, charité bien ordonnée commence par soi-même.

Antoine SABBAGHA

25 minutes en taxi

 

Mes matins ne sont jamais les mêmes. Mon humeur varie toujours selon les taxis qui me transportent.
Je sors de la maison. J’appelle le premier taxi, lui souffle la destination. Il me fait quelques grimaces et s’en va vivement.
Le second taxi s’arrête, il a l’air d’un vétéran. J’hésite, mais je suis en retard. Hamra ?
Il fait signe de sa tête. C’est gagné et hop je m’engouffre dans sa voiture. Le chauffeur, loquace, parle de tout et de rien ; de politique, de religion, etc. C’est comme s’il attendait quelqu’un pour se vanter de ses connaissances. Pas le temps de se manifester, de donner mon opinion de bon matin. Je ne suis pas d’humeur pour une harangue matinale. Il proteste contre la hausse des prix, le chômage, les embouteillages...
Dehors, la pagaille totale !
Un taxi est sur le point d’embarquer des piétons. Mais le bus de la « dawleh » arrive, tarif minime, convenant à toutes les bourses. Mon conducteur n’est pas content, mais alors pas du tout ! Il slalome pour essayer de le dépasser, mais le bus quitte l’arène, vainqueur. Je ne savais point que je me trouvais face à une grenade dégoupillée.
Une Mercedes arrive rutilante. Mon chauffeur en bave. Arrivé à Hamra, mon taxi me dépose en maugréant : « Tu peux bien faire quelques pas, cela te fera du bien. » Bien fait pour ma pomme !...

Carine LADKI

Jeita
 
L’air respire de temps éthéréMille flûtes de silencePluie et larmes de clartéHeure nue sans soleilPrière de verreLune d’eau éphémèreSoleil de bruneAmbre scellée de nacre étoile en poussièreLettres sans encre, sans plumeSilence de l’ombre où coule la lumièreLiban si Jeïta sourceEnfance de toutes les prières.Hind KABBARA SINNOAvis aux (ir)responsables
 
Badaro est en plein chantier, un chantier qui bloque toute la rue et pénalise tous les commerces et autres activités lucratives qui s’y trouvent. Les écoliers ont beaucoup de difficultés à arriver à leur école et les riverains à leurs foyers.Je veux dénoncer la médiocrité de nos dirigeants et leur incapacité à planifier et gérer les projets. En effet, plutôt que de le faire en août – un mois calme et paisible à Badaro –, ils ont attendu...
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