Réuni comme chaque mardi sous l’égide de son président, Fouad Siniora, le bloc parlementaire du Futur a souligné dans un communiqué que « le plus grave est que ce sont des parties politiques présentes au sein du gouvernement et de la majorité qui sont responsables de ces agissements qui détruisent l’autorité de l’État ».
Le communiqué parle tout d’abord de « partisans armés, surtout du Hezbollah, se livrant ouvertement à des activités sécuritaires terrorisant des ressortissants et des ouvriers syriens et arabes ». « On enregistre des noms, on collecte des informations, on établit des fiches personnelles, on mène des investigations après avoir enlevé, arrêté ou interpellé des personnes et les avoir conduites vers des permanences de partis », affirme le texte.
« Cela signifie que ces formations ont décidé d’agir comme bras policier au service des autorités syriennes afin de museler les opposants syriens se trouvant au Liban », est-il ajouté.
Dans une claire allusion au Tachag et aux incidents survenus à Bourj- Hammoud, le bloc dénonce en outre les agissements de « certains éléments partisans, présents dans des quartiers proches de Beyrouth, qui pourchassent des ouvriers et des ressortissants syriens kurdes et autres et les expulsent de chez eux sous prétexte que leur situation est irrégulière ».
« Ce type d’abus est le premier et le plus grave du genre au Liban dans la mesure où il relève d’une mentalité et d’un comportement racistes totalement inacceptables et condamnables », soulignent les députés du Futur.
« Tout cela se produit au milieu d’un silence total de la part des autorités officielles », poursuit le texte. « Le président de la République ne bouge pas, le Premier ministre ne semble pas être concerné et le ministre de l’Intérieur ne veut pas jouer son rôle et faire cesser ces pratiques », déplore le courant du Futur.
D’autre part, le bloc du Futur s’en prend au Conseil national de l’audiovisuel, « dont le mandat est à la base expiré », pour s’être « ingéré de force dans ce qui ne le concerne pas et ne relève pas de ses prérogatives, en demandant aux sites électroniques (d’informations) travaillant au Liban de s’enregistrer auprès de lui, de faire acte de présence et autres formalités illégales ».
« La question des sites électroniques ne doit pas être dissociée de la liberté de presse et d’expression au Liban. De ce fait, les activités de ces sites relève tout d’abord du ministère de l’Information ainsi que de la loi (sur les imprimés) que le législateur libanais devrait travailler à moderniser pour englober les activités électroniques », souligne le Futur.
Enfin, le bloc revient sur le dossier du financement du Tribunal spécial pour le Liban, notant à ce sujet que le gouvernement « se trouve dans une position délicate et embarrassante, influant sur la réputation du Liban et sa crédibilité ». Et de préciser : « Il compte en effet dans ses rangs des parties qui protègent ouvertement les inculpés et refusent de coopérer avec le tribunal. Cela signifie que le cabinet (...) n’est pas habilité à se saisir d’un dossier relatif au TSL, car il est inacceptable et illogique qu’une partie dont relèvent des personnes publiquement accusées par le tribunal puisse prendre part à une décision gouvernementale le concernant. »


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- - Tiens tiens , ils se réunissent eux aussi le mardi de chaque semaine !! Ils veulent copier GMA dans tout , sauf dans les finances de l'état , de la transparence et de la justice " Libanaise " et non l'importée !
03 h 13, le 02 novembre 2011