Il est légitime de ne pas aimer un film parce qu’il ne correspond pas à ses goûts, à son tempérament, à ses humeurs, mais saquer gratuitement et d’une manière haineuse une œuvre cinématographique dans la personne de son auteur, qui a fait l’unanimité aussi bien au Liban qu’à travers le monde, ça ne s’explique pas.
Nadine Labaki naïve ? Si la naïveté fait que Nadine est une des Libanaises les plus connues mondialement, si Nadine et son équipe ont porté très haut le nom du Liban à travers mers et continents, si Nadine est idolâtrée par des fans plus nombreux à l’étranger qu’au Liban, eh bien vive la naïveté !
Ils ont parlé de génie mais, de grâce, que ces messieurs les détracteurs nous donnent ne serait-ce qu’un iota du leur. Ce n’est pas en utilisant des mots ronflants et des expressions abracadabrantes que l’on peut donner du poids à ses argumentations. Si Nadine caresse le spectateur dans le sens du poil, eux jettent de la poudre aux yeux en parlant de zeugme, et d’homéotéleute (qu’ils aillent étudier leur sémantique, ces messieurs). On ne comprend pas ce fiel et cette hargne dans leurs propos à moins qu’ils n’aient voulu profiter de l’immense succès de Nadine et qu’à travers cette polémique qu’ils n’aient cru pouvoir satisfaire leur ego et se faire une place dans le monde des « vrais génies ».
Pauvres gens devant cette icône qu’est devenue la grande Nadine Labaki, avec ses innombrables prix internationaux (dont le prix du public à Toronto parmi plus de 300 films de réalisateurs internationaux chevronnés et qui est considéré comme un tremplin vers les oscars), ses palmes académiques décernées par le gouvernement français, et surtout l’amour effréné de son public de tous les âges, de toutes les tendances, de tous les milieux et de toutes les nationalités.

