M. Aoun s’est rendu hier auprès du patriarche Hazim à Balamand. Photo Naïm Assafiri
Lors d’un meeting du CPL à Kfar Hazir, dans le Koura, hier, et, la veille, lors du dîner des avocats du parti à l’hôtel Habtoor, le chef du bloc parlementaire de la Réforme et du Changement, le général Michel Aoun, a prononcé un véritable plaidoyer en faveur de la réforme.
À Kfar Hazir d’abord. Soulignant à quel point le CPL est sérieux concernant celle-ci, le général Aoun a sans ambages affirmé que les élections parlementaires de 2013 « sont celles de la dernière chance, si l’on veut améliorer notre situation ». Il a prédit un « effondrement total » de l’État si les électeurs ne hissent pas au Parlement des personnes susceptibles de faire appliquer les lois. « Telle est la clé de la réforme », a estimé M. Aoun, ajoutant que « nombreux » parmi ses alliés « essaient de s’adapter à notre style d’action ». « Mais ils ne sont pas avec nous dans la lutte contre la corruption et comptent sur le découragement du peuple », a-t-il dit, en invitant la population à être plus active et à exiger des comptes quant aux dettes cumulées depuis 1993, soit depuis le premier mandat de Rafic Hariri, qui avait accédé au pouvoir en 1992. « Aujourd’hui, nous ne pouvons plus attendre et nous vous demandons de ne pas renouveler le mandat (parlementaire) de ceux qui nous ont mis dans cette situation », a-t-il martelé.
Le chef du CPL a invité tout l’organigramme de l’État à « changer d’attitude parce que le drame se généralisera ». « Je ne prêche pas la violence, mais lorsque les besoins se font pressants, nous ne pouvons pas simplement conseiller aux gens de mourir », a-t-il dit.
Au Habtoor, samedi, s’adressant aux avocats, il a mis l’accent sur la nécessité de « libérer la justice du joug des pressions politiques ». « Nous traversons une période au cours de laquelle tout le monde parle de tout le monde. La justice n’échappe pas à ce phénomène, d’où la nécessité de la protéger. Cela ne se réalise pas seulement à travers le changement des lois, mais en modifiant les procédures et les codes de procédure afin de pouvoir accélérer les procès. Nous n’avons pas besoin de lois, mais d’hommes capables de faire régner la justice et d’appliquer les lois », a-t-il dit, avant d’ajouter : « Nous voulons une justice qui ne soit pas soumise à l’autorité politique, parce que la corruption au sein de celle-ci est due principalement à la tutelle politique. »
Le général Aoun a insisté dans ce cadre sur le fait que la nomination des juges ne doit pas être soumise à des considérations politiques, avant d’indiquer qu’il est lui-même « victime du retard au niveau de la justice ». « J’attends depuis 2002 le verdict dans le cadre d’un procès intenté auprès du tribunal des imprimés », a-t-il dit, ajoutant qu’il existe près de 20 dossiers devant ce tribunal « qui n’a bien entendu tranché aucun ».
Loin des questions de réforme, le chef du CPL s’est rendu hier auprès du patriarche grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient, Mgr Ignace IV Hazim, avec qui il a eu un entretien en tête à tête portant sur l’actualité locale et régionale. M. Aoun était accompagné du ministre de l’Énergie, Gebran Bassil, et de trois autres cadres du CPL.


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Il a espoir de voir les élections de 2013 avoir lieu? Avec le Hezbollah prêt a tout et les changements qui vont se précipiter l’année prochaine, moi, j'en doute car encore faut-il tenir jusque la! Ses adulateurs accusent les autres de se cacher dans les déserts d'Arabie, mais c'est eux qui voient des mirages pardis!
08 h 05, le 31 octobre 2011