Des avions Air France cloués au sol. Thomas Samson/
Air France a annoncé samedi qu'elle prévoyait d'assurer 80% de ses vols dimanche, au deuxième jour de grève à l'appel des syndicats d'hôtesses et de stewards, prévue jusqu'à mercredi inclus.
La compagnie a dit avoir assuré huit vols sur dix pour la journée de samedi, qui marquait le début du week-end de la Toussaint.
Quelques vols moyen-courrier et une dizaine de long-courriers ont été annulés à destination de New York, Washington, Los Angeles, Montréal, Tokyo et Pointe Noire, au Congo, notamment.
Sur son site internet www.airfrance.fr, la compagnie prévient que des retards et des annulations de dernière minute sont possibles, le niveau de participation au mouvement étant difficile à estimer.
En cas de vol annulé ou retardé de plus de cinq heures, le client peut se faire rembourser son billet, "à l'exception des frais de service", précise la compagnie.
Les revendications des grévistes portent sur la réduction du personnel de vol sur les long-courriers et les conditions de travail.
Pour la direction, ce mouvement "n'a pas de raison d'être". "Jamais il n'y a eu de plan social prévu vis-à-vis des hôtesses et stewards. On est dans des problèmes de l'ordre du fantasme", a déclaré sur BFM-TV Michel Emeyriat, directeur général adjoint d'Air France pour l'exploitation au sol.
Le ministre français des Transports, Thierry Mariani, a lui aussi désapprouvé le mouvement. "Je ne comprends pas cette grève parce qu'il y a eu des négociations, le personnel a été rassuré", a-t-il dit sur LCI. "Si la compagnie a des difficultés, ce n'est pas avec une grève de cinq jours au moment des grands départs qu'on restaure son image, qu'on améliore sa compétitivité", a-t-il estimé. "Si la stratégie des syndicats, c'est systématiquement de lancer des préavis de grève au moment des grands départs, il ne faudra pas s'étonner si certains voyageurs, systématiquement, prennent des billets sur d'autres compagnies au moment des grands départs", a ajouté le ministre.
Cette grève est un baptême du feu pour Alexandre de Juniac, qui a succédé la semaine dernière à Pierre-Henri Gourgeon au poste de directeur général d'Air-France-KLM. L'ex-directeur de cabinet de l'ancienne ministre de l'Economie Christine Lagarde a aussi été nommé au poste nouvellement créé de P-DG de la compagnie nationale Air France.
Le groupe franco-néerlandais est la première compagnie aérienne européenne en termes de chiffre d'affaires. L'Etat français détient 15,7% du capital et les salariés 9,8%.
De l'autre côté de la planète, la compagnie australienne Qantas a annoncé l'immobilisation de tous ses appareils à partir de lundi soir en raison d'un conflit social.
En août, Qantas, confronté à de lourdes difficultés, avait annoncé son intention de supprimer un millier d'emplois et de créer deux nouvelles compagnies desservant l'Asie dans le cadre d'une vaste restructuration.
La compagnie a dit avoir assuré huit vols sur dix pour la journée de samedi, qui marquait le début du week-end de la Toussaint.
Quelques vols moyen-courrier et une dizaine de long-courriers ont été annulés à destination de New York, Washington, Los Angeles, Montréal, Tokyo et Pointe Noire, au Congo, notamment.
Sur son site internet www.airfrance.fr, la compagnie prévient que des retards et des annulations de dernière minute sont possibles, le niveau de participation au mouvement étant difficile à estimer.
En cas de vol annulé ou retardé de plus de cinq heures, le client peut se faire rembourser son billet, "à...

