« La décision prise par le Conseil d’État était prévisible », a indiqué hier le ministre du Travail, Charbel Nahas. S’appuyant sur l’avis consultatif concernant le projet-décret sur la hausse des salaires émis jeudi par le Conseil d’État, M. Nahas a affirmé que « toute hausse de salaire doit se faire proportionnellement à la hausse des prix, établie par la commission sur l’indice des prix ». Rappelons qu’à la mi-octobre, le gouvernement avait accepté, entre autres, d’augmenter le salaire minimum à 700 000 livres (contre 500 000 actuellement), ainsi qu’une majoration des salaires ne dépassant pas 1,8 million de livres. Cette décision avait suscité la colère du patronat et des syndicats.
L’Union des syndicats des travailleurs appelle à reprendre le dialogue
L’Union nationale des syndicats des travailleurs a indiqué hier dans un communiqué que « la décision du Conseil d’État demandant la révision du décret sur la hausse des salaires » ne modifie en rien ses revendications.
L’Union a également exhorté le ministre du Travail, Charbel Nahas, à reprendre le dialogue à travers la commission sur l’indice des prix « afin de remettre sur la table des négociations les mesures qui avaient été rejetées par le gouvernement ». Elle a enfin lancé un appel à tous les syndicats et unions à se réunir mardi prochain « pour déterminer les mesures à prendre pour assurer les revendications de la classe ouvrière ».
Le ministre de l’Économie reçoit l’ambassadrice de Suisse
Le ministre de l’Économie et du Commerce, Nicolas Nahas, a reçu hier l’ambassadrice de Suisse, Ruth Flint, avec laquelle il a évoqué les relations économiques bilatérales. Mme Flint a proposé au ministre Nahas l’expertise suisse en matière de contrôle de qualité pour les produits libanais à forte valeur ajoutée.


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