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Économie - Italie

Le sommet de Bruxelles offre un répit à Berlusconi

La fragilité politique du chef du gouvernement fait planer le doute sur la mise en œuvre de ses engagements pour assainir les finances et relancer la croissance.
Le sommet européen de Bruxelles a offert un répit à Silvio Berlusconi en saluant ses engagements pour assainir les finances et relancer la croissance italienne, mais la fragilité politique du chef du gouvernement fait planer le doute sur la mise en œuvre de ces mesures.
Les partenaires européens « ont apprécié la position italienne, les échéances et les mesures » proposées par Rome dans une lettre, « jugeant qu’elles étaient efficaces pour affronter la situation » de crise, s’est félicité dans la nuit Silvio Berlusconi.
Le président du Conseil a également assuré que sa majorité « arriverait jusqu’à 2013 », le terme naturel de la législature.
« On votera quand ce sera le moment, pas maintenant, maintenant on va de l’avant », a renchéri hier Umberto Bossi, leader de la Ligue du Nord, principal allié de Silvio Berlusconi.
L’Italie s’est engagée à Bruxelles à présenter les grandes lignes d’un plan ambitieux de relance de la croissance d’ici au 15 novembre.
L’âge de départ à la retraite dans le cadre des « pensions de vieillesse » sera porté à 67 ans à partir de 2026, un plan de privatisations pour au moins cinq milliards par an sera mené sur trois ans et les licenciements seront plus faciles...
Cette dernière mesure a été qualifiée de « cauchemardesque » par la principale Confédération syndicale italienne, la CGIL (gauche), qui a promis « des réactions fortes », tandis que les deux autres syndicats CISL (catholique) et UIL (modéré) ont menacé d’une grève.
Les mesures présentées par Berlusconi « sont tellement ambitieuses que l’on peut considérer qu’elles vont rester lettre morte et être utilisées pour gagner du temps », écrit jeudi le principal quotidien, Corriere della Sera. « Mais il n’est pas acquis que la majorité berlusconienne en ait encore beaucoup. Avoir été mis en minorité mercredi deux fois, à la Chambre et au Sénat, est un mauvais signal. Il semble que personne ne soit en mesure de contrôler la situation, pas même la droite », poursuit le journal.
La droite de Silvio Berlusconi, minée par des dissensions internes sur de nombreux sujets, notamment économiques, est en train de s’effilocher au Parlement où elle est fréquemment mise en minorité.
Un haut dirigeant de la Ligue du Nord a démenti les rumeurs ayant circulé ces jours-ci sur une rapide démission de Silvio Berlusconi pour provoquer des élections anticipées en 2012 auxquelles il se présenterait de nouveau comme chef de file de la droite, tout en reconnaissant que la situation est difficile.
« Nous aimerions arriver jusqu’en 2013. C’est évident qu’il est très difficile d’aller de l’avant comme ça, mais donnez-moi une seule bonne raison pour laquelle Berlusconi devrait vouloir aller aux urnes (en 2012, NDLR) en risquant de perdre », a-t-il dit sous le couvert de l’anonymat au journal La Stampa.
Alors élections anticipées en 2012 ou normales en 2013 ? Les possibilités sont « moitié-moitié », écrit le journal, en évoquant « la panique » des élus qui risquent de ne pas se faire réélire. En particulier les 350 parlementaires qui ont besoin de finir la législature pour obtenir leur retraite, en vertu d’une loi qui offre une pension complète à tout parlementaire après seulement cinq ans d’exercice.
« Selon de nombreux observateurs, si la crise de gouvernement n’intervient pas avant la fin de l’année, il n’y aura pas le temps technique pour organiser des élections anticipées » au printemps 2012, explique à l’AFP Marcho Tarchi, professeur de sciences politiques de Florence.
Dans l’Italie d’après-guerre, il n’y a jamais eu d’élections en juin ou pendant l’automne. Donc, si celles-ci n’interviennent pas au printemps 2012, la prochaine échéance sera au printemps 2013, soit la fin naturelle du gouvernement. C’est l’objectif poursuivi par Silvio Berlusconi, qui réussirait ainsi le pari d’accomplir deux législatures entières de cinq ans.
(Source : AFP)
Le sommet européen de Bruxelles a offert un répit à Silvio Berlusconi en saluant ses engagements pour assainir les finances et relancer la croissance italienne, mais la fragilité politique du chef du gouvernement fait planer le doute sur la mise en œuvre de ces mesures.Les partenaires européens « ont apprécié la position italienne, les échéances et les mesures » proposées par Rome dans une lettre, « jugeant qu’elles étaient efficaces pour affronter la situation » de crise, s’est félicité dans la nuit Silvio Berlusconi.Le président du Conseil a également assuré que sa majorité « arriverait jusqu’à 2013 », le terme naturel de la législature.« On votera quand ce sera le moment, pas maintenant, maintenant on va de l’avant », a renchéri hier Umberto Bossi, leader de la Ligue du Nord, principal...
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