Ce qui protège un pays et rassure ses citoyens c’est un État souverain, des valeurs communes, des institutions saines, une justice impartiale et une armée forte qui a le monopole de la violence légale. Toute autre construction ne sert qu’à dissimuler une perversion originelle, celle du dépérissement de l’État par l’action conjuguée d’une classe politique marsiste (par référence aux 8 et 14 Mars, et non pas au marxisme, quoique l’illusion à la théorie marxiste du dépérissement de l’État est séduisante). Ainsi, la doctrine (ou l’endoctrinement) selon laquelle seule l’action conjuguée du peuple, de la résistance et de l’armée protège et rassure n’est basée que sur un mythe. Un mythe colporte par essence un principe mensonger. Ce qui veut dire qu’on est en train de nous raconter des histoires pour justifier ou construire autre chose. Les résistances, on en a connu et on les remercie toutes, celles qui ont permis de mettre fin aux occupations, syriennes comme israéliennes, depuis le milieu des années 70 jusqu’au milieu des années 2000. Mais aujourd’hui c’est fini. On veut passer à autre chose. On veut vivre selon nos valeurs, suivant notre propre système de références. Pour cela, il faut faire de la résistance, malheureusement même contre la résistance. Tarchiche, Mansourieh, même combat ? La comparaison est exagérée, je le consens, mais dans les deux cas l’image des citoyens qui se lèvent pour résister à l’installation d’un réseau de câbles potentiellement meurtrier (et certainement dangereux) au milieu de leurs habitations est bel et symbolique. Notre insensibilité à leur combat n’est-ce pas du pur cynisme ? Et si nous étions à leur place, serions-nous aussi indifférents? Est-ce qu’on est réellement à une autre place ? Des citoyens se lèvent : ce n’est que le début. Quel est plus important? La vie ou les armes, la santé ou l’argent ? N’y aurait-il une alternative, des alternatives (au sens technique et politique), un autre chemin, ou un chemin qui passe par autre part ? Cette résistance-là est contagieuse, surtout quand on commence à se poser les vraies questions sur l’essence des choses et on arrête de jouer les équilibristes sur le sens des mots.
Ce qui protège un pays et rassure ses citoyens c’est un État souverain, des valeurs communes, des institutions saines, une justice impartiale et une armée forte qui a le monopole de la violence légale. Toute autre construction ne sert qu’à dissimuler une perversion originelle, celle du dépérissement de l’État par l’action conjuguée d’une classe politique marsiste (par référence aux 8 et 14 Mars, et non pas au marxisme, quoique l’illusion à la théorie marxiste du dépérissement de l’État est séduisante). Ainsi, la doctrine (ou l’endoctrinement) selon laquelle seule l’action conjuguée du peuple, de la résistance et de l’armée protège et rassure n’est basée que sur un mythe. Un mythe colporte par essence un principe mensonger. Ce qui veut dire qu’on est en train de nous raconter des histoires...
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