Le ministre Nazem Khoury entouré de l’ancien président Figueres et de Nagib Saab, ainsi que Adnane Badran et Mohammadel-Achry. Photo Nasser Traboulsi
Non seulement préserver l’environnement et réduire les émissions de gaz à effets de serre ne doit pas être perçu comme un fardeau, mais cela peut même être une source de bénéfices. Tel est le message essentiel lancé hier au cours du quatrième congrès annuel de l’AFED. Un message qui est resté certes très théorique, appuyé sur le rapport annuel publié cette année par l’AFED sur l’économie verte, mais qui a défini les critères d’une économie différente qui prend en considération des paramètres comme la création d’emplois « verts », de l’écotourisme...
Tous ces arguments ont été clairement énoncés dans la présentation du rapport faite par son rédacteur en chef, Hussein Abaza, ancien président de la branche de l’économie et du commerce du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Selon Abaza, le développement durable de l’agriculture pourrait créer, dans la région arabe, quelque dix millions d’emplois supplémentaires, une augmentation de 5 à 6 % du PIB, représentant quelque 100 milliards de dollars de bénéfices annuels. Selon lui, cette amélioration aura le double avantage de traiter en même temps le problème de la pauvreté et de l’exode rural. En effet, comme l’a si bien souligné Mohammad el-Achry, vice-président de l’AFED et ancien président du Fonds mondial pour l’environnement (GEF), dans la même séance, « la protection de l’environnement et l’encouragement à l’économie verte ne doivent pas évincer la dimension sociale du développement ».
Une modification en profondeur
Un autre exemple avancé par Abaza est celui de la rationalisation de l’utilisation d’énergie qui, selon lui, pourrait économiser aux caisses des États quelque 73 milliards de dollars par an, cent milliards si la consommation d’énergie est réduite de 25 %. Le recours au transport durable peut faire des économies de 23 milliards de dollars. Et ainsi de suite. Interrogé sur l’origine de ces chiffres, Nagib Saab, secrétaire général de l’AFED, a précisé qu’ils proviennent essentiellement des précédents rapports de l’organisation et d’autres sources, citées dans le texte.
Parmi les principaux piliers du développement durable, selon le rapport : clarifier le lien entre environnement et économie, intégrer les problématiques environnementales dans les politiques sociales et économiques, adopter des indicateurs spécifiques pour le développement durable et les intégrer dans le calcul du PIB (sans quoi ce calcul serait erroné, selon Hussein Abaza)...
De nombreuses personnalités ont assisté à l’inauguration du congrès de l’AFED hier, notamment le ministre de l’Environnement Nazem Khoury, représentant les présidents de la République, du Parlement et du Conseil des ministres, l’ancien président du Costa Rica José Maria Figueres, Andrew Steer, envoyé spécial de la Banque mondiale pour le changement climatique, le président de l’AFED, Adnane Badran, et bien d’autres.
Les mots ont insisté sur le retard accusé par la région en matière d’économie verte et de développement durable, et sur la nécessité d’opérer un changement profond au niveau de la conception des politiques économiques.


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Préserver l’environnement après avoir vu l’émission de M. Marcel Ghanem hier, semble de plus en plus une utopie . Nazira.A.Sabbagha
06 h 52, le 28 octobre 2011