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Liban - Conférence

Préserver l’environnement peut être source d’économies et de bénéfices...

Le Forum arabe pour l’environnement et le développement (AFED) a tenu hier sa conférence annuelle à Beyrouth sous le thème de « L’économie verte dans un monde arabe en changement ».

Le ministre Nazem Khoury entouré de l’ancien président Figueres et de Nagib Saab, ainsi que Adnane Badran et Mohammadel-Achry. Photo Nasser Traboulsi


Non seulement préserver l’environnement et réduire les émissions de gaz à effets de serre ne doit pas être perçu comme un fardeau, mais cela peut même être une source de bénéfices. Tel est le message essentiel lancé hier au cours du quatrième congrès annuel de l’AFED. Un message qui est resté certes très théorique, appuyé sur le rapport annuel publié cette année par l’AFED sur l’économie verte, mais qui a défini les critères d’une économie différente qui prend en considération des paramètres comme la création d’emplois « verts », de l’écotourisme...
Tous ces arguments ont été clairement énoncés dans la présentation du rapport faite par son rédacteur en chef, Hussein Abaza, ancien président de la branche de l’économie et du commerce du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Selon Abaza, le développement durable de l’agriculture pourrait créer, dans la région arabe, quelque dix millions d’emplois supplémentaires, une augmentation de 5 à 6 % du PIB, représentant quelque 100 milliards de dollars de bénéfices annuels. Selon lui, cette amélioration aura le double avantage de traiter en même temps le problème de la pauvreté et de l’exode rural. En effet, comme l’a si bien souligné Mohammad el-Achry, vice-président de l’AFED et ancien président du Fonds mondial pour l’environnement (GEF), dans la même séance, « la protection de l’environnement et l’encouragement à l’économie verte ne doivent pas évincer la dimension sociale du développement ».
 
Une modification en profondeur
Un autre exemple avancé par Abaza est celui de la rationalisation de l’utilisation d’énergie qui, selon lui, pourrait économiser aux caisses des États quelque 73 milliards de dollars par an, cent milliards si la consommation d’énergie est réduite de 25 %. Le recours au transport durable peut faire des économies de 23 milliards de dollars. Et ainsi de suite. Interrogé sur l’origine de ces chiffres, Nagib Saab, secrétaire général de l’AFED, a précisé qu’ils proviennent essentiellement des précédents rapports de l’organisation et d’autres sources, citées dans le texte.
Parmi les principaux piliers du développement durable, selon le rapport : clarifier le lien entre environnement et économie, intégrer les problématiques environnementales dans les politiques sociales et économiques, adopter des indicateurs spécifiques pour le développement durable et les intégrer dans le calcul du PIB (sans quoi ce calcul serait erroné, selon Hussein Abaza)...
De nombreuses personnalités ont assisté à l’inauguration du congrès de l’AFED hier, notamment le ministre de l’Environnement Nazem Khoury, représentant les présidents de la République, du Parlement et du Conseil des ministres, l’ancien président du Costa Rica José Maria Figueres, Andrew Steer, envoyé spécial de la Banque mondiale pour le changement climatique, le président de l’AFED, Adnane Badran, et bien d’autres.
Les mots ont insisté sur le retard accusé par la région en matière d’économie verte et de développement durable, et sur la nécessité d’opérer un changement profond au niveau de la conception des politiques économiques.
Non seulement préserver l’environnement et réduire les émissions de gaz à effets de serre ne doit pas être perçu comme un fardeau, mais cela peut même être une source de bénéfices. Tel est le message essentiel lancé hier au cours du quatrième congrès annuel de l’AFED. Un message qui est resté certes très théorique, appuyé sur le rapport annuel publié cette année par l’AFED sur l’économie verte, mais qui a défini les critères d’une économie différente qui prend en considération des paramètres comme la création d’emplois « verts », de l’écotourisme... Tous ces arguments ont été clairement énoncés dans la présentation du rapport faite par son rédacteur en chef, Hussein Abaza, ancien président de la branche de l’économie et du commerce du Programme des Nations unies pour...
commentaires (4)

Préserver l’environnement après avoir vu l’émission de M. Marcel Ghanem hier, semble de plus en plus une utopie . Nazira.A.Sabbagha

Sabbagha A.Nazira

06 h 52, le 28 octobre 2011

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Commentaires (4)

  • Préserver l’environnement après avoir vu l’émission de M. Marcel Ghanem hier, semble de plus en plus une utopie . Nazira.A.Sabbagha

    Sabbagha A.Nazira

    06 h 52, le 28 octobre 2011

  • C'est simple...le Libanais est devenu tout simplement...sale.Oh,pas chez lui dans sa maison bien sûr...la chorte des bonnes de tous niveaux est là pour veiller à la propreté...mais dès qu'il a franchi le pas de sa porte....c'est un Attila de l'écosphère,un malade de l'irrespectun abadaye el daya du zbélé.......et les parents enseignent aux enfants le même irrespect...lamentable!

    GEDEON Christian

    06 h 35, le 28 octobre 2011

  • Monsieur Bardawil Michel Charles, le Liban, il a été toujours comme ça. Rien n'a changé côté saletés. Ce n'est pas le programme de Marcel Ghanem qui y remédierait. Peut-être pour quelques jours, ou une, deux semaines. Les égouts se déversaient dans la mer, à l'intérieur des ports, et c'est encore la même chose. Les fleuves et les côtes libanaises sont consacrées poubelles publiques depuis toujours. Et que dire des gens qui jettent de leurs voitures leurs saletés sur les rues et en pleins autostrades ? De la civilisation, nous ne gardons que le nom sur le sol National. Mais, lorsqu'on est à l'étranger, nous nous conformons aux règles. Nous jouns les civilisés. C'est triste à le dire, mais c'est la vérité. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    03 h 53, le 28 octobre 2011

  • Il aurait fallu que M. Marcel Ghanem convoque les membres de l'AFED à son émission Kalam El Nass d'hier où il a diffusé plusieurs rapports sur les saletés déversées dans les fleuves, dans les terrains vagues, dans la mer, sur les émanations de gaz des turbines, sur les montagnes d'ordures..., polluant la nature et transformant le Liban tout entier en une grande poubelle et en un foyer à microbes. C'est une honte d'avoir un ministère de l'environnement qui n'est pas conscient de cette maladie chronique et qui ne prend aucune mesure pour la guérir, ne se souciant ni la santé des libanais ni de la préservation de la nature. Supprimons ce ministère et avec l'économie de salaires réalisée nous pourrions charger une société privée internationale spécialisée dans la protection de l'environnement pour nettoyer notre cher Liban appelé. jadis hélas, la Suisse de l'Orient !

    Bardawil Michel Charles

    03 h 11, le 28 octobre 2011

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