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Culture - Le Salon en livres et en rencontres - Signature

« La Lointaine » de Stéphanie Nassif est tout près de l’histoire

Stéphanie Nassif signe son premier roman, « La Lointaine, le sacrifice de la Nubie » (éditions L’Harmattan), le samedi 5 novembre à 17 heures à la librairie Antoine.

«Depuis quelques semaines, comme chaque année à la même époque, le fleuve au cours ordinairement si tranquille s’était soudain animé d’une force obscure, grossi par les eaux venues des montagnes voisines. Ses flots tourbillonnant charriaient sur leur passage quantité de matériaux arrachés aux berges et se préparaient, à l’issue d’un grand périple à travers l’Afrique, à déverser ce limon si fertile sur les terres sèches et arides de l’Égypte. Depuis des siècles, de cette crue dépendait l’avenir des habitants de ce pays, soumis aux caprices du Nil.»
C’est ainsi que débute ce voyage dans le temps que propose Stéphanie Nassif qui, tout en retraçant le sort du peuple nubien, évoque celui de tant de peuples déplacés au nom des intérêts d’autres pays, ainsi que les ravages subis par la nature aux mains de l’homme.

Un voyage dans le temps
Née à Rennes en 1974, Stéphanie Nassif, ingénieur des eaux et forêts, mariée actuellement à un Libanais, fait des allers-retours entre la France et le Liban. La romancière, qui avoue être attachée aux traditions, est fière cependant de son appartenance à une double identité qui l’enrichit constamment. «L’identité d’une personne est la résultante complexe de ses origines, du contexte dans lequel elle évolue et des personnes qu’elle rencontre sur son chemin» écrit-elle d’ailleurs au début de son roman.
Passionnée donc par l’Égypte, elle va, parallèlement à son cursus, effectuer des recherches sur une région peu connue, celle d’Abou Sinbel, la Nubie. En s’appuyant sur des détails sociopolitiques, culturels et même légendaires, l’auteure raconte les codes d’une société encore très attachée à ses traditions et qui va subir avec courage les affres de la modernité. «Le roman n’est pas un recueil de dates, précise Nassif. Mon objectif était d’écrire et de raconter, sous forme de fiction, l’histoire de ces hommes et de ces populations qu’on oublie et qu’on marginalise.» Et de poursuivre: «À l’époque où le problème du barrage d’Assouan a surgi, on s’était attardé sur le déplacement de pierres tout en négligeant le sort des hommes. J’ai tenté de corriger le tir.»
Stéphanie Nassif ne s’arrête pas là. Après ce roman qui a nécessité presque deux ans de travail entre documentation et écriture, l’auteure achève un autre ouvrage sur la vallée de la Qadisha et projette d’écrire au sujet d’un autre peuple, les Phéniciens. Elle promet aux lecteurs d’autres voyages et d’autres aventures dans le temps.

«Depuis quelques semaines, comme chaque année à la même époque, le fleuve au cours ordinairement si tranquille s’était soudain animé d’une force obscure, grossi par les eaux venues des montagnes voisines. Ses flots tourbillonnant charriaient sur leur passage quantité de matériaux arrachés aux berges et se préparaient, à l’issue d’un grand périple à travers l’Afrique, à...

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