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Moyen Orient et Monde - Séisme

En Turquie, des miraculés extraits des décombres

Le bilan, toujours provisoire, de la catastrophe s’établit à 459 morts et 1 350 blessés.

Le sauvetage de la petite Azra Karaduman, âgée de 15 jours, a redonné espoir aux secouristes. Adem Altan/AFP

Plusieurs personnes, dont un bébé d’une quinzaine de jours, ont été retirées vivantes hier des décombres, deux jours après le séisme qui a frappé dimanche la province de Van – à majorité kurde – dans l’Est de la Turquie. Le bilan, encore provisoire, du séisme a été établi à 459 morts hier soir par les autorités des situations d’urgence et plus de 1 350 blessés.
C’est d’abord la petite Azra Karaduman qui a été sauvée, redonnant espoir aux secouristes qui livraient une course contre la montre pour retrouver des survivants à Ercis, la ville la plus touchée. Le bébé a été transporté à l’hôpital de campagne sous les ovations de la foule. « Lorsque je l’ai attrapée, j’étais l’homme le plus heureux du monde », a raconté Kadir Direk, le sauveteur d’Azra. Deux heures plus tard, c’est la mère du bébé, Seniha (24 ans), puis sa grand-mère Gülzade (73 ans), qui ont été retirées vivantes. Les trois survivantes ont été transportées à Ankara. Le père de famille se trouvait aussi sous les décombres, mais n’aurait donné aucun signe de vie. Par ailleurs, au même moment, une autre équipe de secouristes a retiré vivant d’un amas de béton dans cette même ville un homme d’une trentaine d’années. Plus tard dans la soirée, dans la ville de Van, capitale régionale, un garçon de 10 ans a été retiré en vie des gravats de son immeuble, dont son père et son frère avaient été auparavant extraits.
Des centaines de secouristes travaillaient sans relâche après la tombée de la nuit pour retrouver d’éventuels survivants. Quelques heures auparavant, un policier et sa femme avaient également été retrouvés vivants à Ercis. Mais c’est surtout des corps qui sont extraits des ruines. « Des centaines, voire des milliers de personnes sont toujours prises au piège sous les décombres », a déclaré une porte-parole de la Fédération internationale de la Croix-Rouge (FICR) à Genève, Jessica Sallabank. Les victimes sont essentiellement à Ercis et Van.
C’est dans cette deuxième ville que des détenus d’une prison, endommagée par le séisme, se sont révoltés hier soir contre les autorités pénitentiaires qui refuseraient de les transférer vers un autre établissement plus sûr, ont indiqué des proches des détenus. Ils ont mis le feu à leurs couvertures alors que les autorités tentaient de les calmer, ont déclaré ces sources. Des tirs provenant de l’intérieur du complexe ont été entendus.
Hier, des familles en deuil ont commencé à enterrer des proches. Les rescapés s’apprêtaient, eux, à passer une troisième nuit dans l’angoisse des répliques alors qu’une nouvelle secousse tellurique a été ressentie, provoquant de nouveau un mouvement de panique. Et pour aujourd’hui, la neige est annoncée.
(Source : AFP)
Plusieurs personnes, dont un bébé d’une quinzaine de jours, ont été retirées vivantes hier des décombres, deux jours après le séisme qui a frappé dimanche la province de Van – à majorité kurde – dans l’Est de la Turquie. Le bilan, encore provisoire, du séisme a été établi à 459 morts hier soir par les autorités des situations d’urgence et plus de 1 350 blessés.C’est d’abord la petite Azra Karaduman qui a été sauvée, redonnant espoir aux secouristes qui livraient une course contre la montre pour retrouver des survivants à Ercis, la ville la plus touchée. Le bébé a été transporté à l’hôpital de campagne sous les ovations de la foule. « Lorsque je l’ai attrapée, j’étais l’homme le plus heureux du monde », a raconté Kadir Direk, le sauveteur d’Azra. Deux heures plus tard, c’est...
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