Je ne ferme plus l’œil avant
2 heures du matin tous les soirs, malgré mes dures journées de travail.
Les habitants de cette rue subissent à leur tour, après Gemmayzé et Monnot, les affres des bruits de la nuit jusqu’à des heures tardives. Privés de sommeil, je suis certain qu’ils le sont !
Les causes ? Multiples...
Tables installées au beau milieu de la rue pour certains cafés ; impossibilité de se défaire des « speakers » hurlant les scores du match de foot à travers leurs haut-parleurs très puissants, des motos pétaradantes ou attroupements et conversations animées sur les trottoirs jouxtant cafés, restaurants et lieux de jeu...
Je ferme les volets, les portes de mon balcon, impossible de m’endormir.
Les fêtards, eux, s’en fichent de savoir s’il y a des enfants qui se lèvent tôt pour l’école, s’il y a des vieux ou des malades qui souffrent, ou tout simplement une femme épuisée qui a besoin de huit heures de sommeil pour récupérer.
L’enfer, c’est se retrouver vivant mal chez soi à cause des bruits extérieurs, l’isolation n’étant pas une norme courante de construction dans le Liban d’antan.
La rue Makdessi est devenue un cirque forain où tapage nocturne, bruits assourdissants, coups de klaxon font bon ménage jusqu’à des heures tardives.
Mais où est passé le silence ?
Ceux qui fréquentent cette rue pour son animation ne seront pas de mon avis.
À qui s’adresser quand nous sommes victimes de décibels qui ont largement dépassé la norme ? Serait-il que les forces de l’ordre soient un peu dures d’oreille ?
Dans certains pays, les bruits sont interdits de jour comme de nuit.
Face à ces agressions quotidiennes, face à ce tapage, que les autorités concernées réagissent !


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