Le président syrien, Bachar el-Assad recevant l'ambassadeur américain à Damas, Robert Ford, en janvier dernier. Sana/HO/AFP
"L'ambassadeur Robert Ford a quitté (Damas) pour une durée indéterminée, et Washington a pris cette décision pour des raisons de sécurité", a déclaré lundi à l'AFP, sous couvert d’anonymat, un responsable à l'ambassade américaine. Cette même source a expliqué que Washington "s'inquiétait pour la sécurité personnelle de M. Ford, après des articles critiques de la presse" syrienne.
Robert Ford a été rappelé à Washington en raison de "menaces crédibles pour sa sécurité personnelle en Syrie", a confirmé, un peu plus tard, le porte-parole adjoint du département d'Etat, Mark Toner. "A ce stade, nous ne pouvons pas dire quand il retournera en Syrie", a ajouté M. Toner. "Cela dépendra de notre évaluation des incitations" à des violences contre l'ambassadeur "émanant du régime, ainsi que de la situation sur le terrain".
Quelques heures plus tard, la télévision syrienne officielle Al-Ikhbariya annonçait, sans plus de détails, que "l'ambassadeur de Syrie aux Etats-Unis, Imad Moustapha, va quitter Washington pour Damas pour des consultations avec les dirigeants syriens".
M. Ford a été pris à partie à plusieurs reprises par des manifestants pro-régime à Damas, alors que Washington évoquait des tentatives d'agression contre l'ambassadeur et ses collaborateurs par une "foule violente", condamnant "la campagne d'intimidation" menée contre le diplomate.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait exigé fin septembre du pouvoir syrien des mesures pour protéger les diplomates américains, après que M. Ford eut été chahuté par des manifestants pro-régime qui ont tenté de le prendre à partie à son arrivée au bureau de l'opposant, Hassan Abdel-Azim.
Le 6 septembre, M. Ford s'en était pris vivement sur Facebook au régime syrien, dénonçant ses justifications de la répression violente .
Le 8 juillet, l'ambassadeur américain et son homologue français Eric Chevallier avaient également irrité le pouvoir en effectuant deux visites séparées dans la ville rebelle de Hama (nord) qui avait été le théâtre de manifestations monstres contre le président syrien Bachar al-Assad. Lors de cette visite, M. Ford avait rencontré des manifestants, voulant "voir de ses propres yeux ce qui se passe sur le terrain" comme l'avait alors affirmé l'ambassade. De plus, il s'était rendu le 23 août dans la ville de Jassem, dans le gouvernorat de Deraa, berceau du mouvement de contestation contre le régime Assad qui secoue le pays depuis la mi-mars.
Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a, de son côté, indiqué lundi que la France n'envisageait pas de retirer ses diplomates de Syrie. "Nous avons pris des précautions pour assurer la meilleure sécurité de nos diplomates", a précisé Alain Juppé au cours d'une conférence de presse.
Sur le terrain, le bilan de la répression s'est encore alourdi avec quatre nouveaux tués à Homs où les forces militaires pilonnent à la mitrailleuse lourde des quartiers de cette ville du centre de la Syrie, a rapporté aujourd'hui l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "Un civil a été tué par les tirs des forces de sécurité à Homs. Les quartiers Bayyada et Deir Baalbé sont pilonnés depuis l'aube par des tirs de mitrailleuses lourdes et des colonnes de fumée s'en dégageaient", selon l'OSDH, basé en Grande-Bretagne. Trois autres ont péri par les tirs des agents de sécurité et de milices loyales au régime dans les quartiers Bayyada, Armane et Jnadali, a ajouté l'ONG.
Dimanche, huit civils ont été tués par des tirs des forces de sécurité, notamment à Homs et Hama (nord), fiefs de la contestation contre le régime du président syrien Bachar al-Assad. Des manifestations appelant à la chute du régime d'Assad ont eu lieu dimanche soir à Homs, en dépit d'un pilonnage, à Idleb et sa province (nord ouest) et à Deraa (sud) berceau de la contestation née à la mi-mars.
Par ailleurs, des médias officiels syriens ont annoncé la prochaine tenue d'une conférence de dialogue national qui sera présidée par M. Assad. "Des efforts sont déployés pour préparer une conférence nationale qui sera présidée par Assad afin de mettre fin à la crise en Syrie", a indiqué le quotidien al-Watan proche du pouvoir.
La Syrie a, par ailleurs, donné son accord pour une visite mercredi à Damas d'une délégation ministérielle de la Ligue arabe dirigée par le Qatar qui cherche à trouver un règlement politique à la crise. La Ligue propose une conférence entre le pouvoir et l'opposition pour mettre fin à l'effusion de sang en Syrie.
Robert Ford a été rappelé à Washington en raison de "menaces crédibles pour sa sécurité personnelle en Syrie", a confirmé, un peu plus tard, le porte-parole adjoint du département d'Etat, Mark Toner. "A ce stade, nous ne pouvons pas dire quand il retournera en Syrie", a ajouté M. Toner. "Cela dépendra de notre évaluation des incitations" à des violences contre l'ambassadeur "émanant du régime, ainsi que de la situation sur...


C'est vrai Anastase, quoique... pour le fric qu'il empoche mister Ford... il pourrait même risquer une salade russe en casque! Y en a qui ont pris des tartes pour moins que ce qu'il a fait... Anastase, Michèle Aoun (elle porte un nom que j'aime bien en GENERAL) me recommande d'être plus sympa avec toi ... y a rien de perso, comme tu le sais déjà! Je tes fais mes amitiés.
16 h 56, le 25 octobre 2011