Des photos de Bachar el-Assad brûlées en plein cœur du quartier de Qobbeh à Tripoli.
Selon M. Khoury, « l’autorité de référence, en matière de frontières, est l’armée libanaise. Or, selon lui, « les armées libanaise et syrienne coordonnent quotidiennement leurs positions » et des « réunions de coordination hebdomadaires se tiennent dans ce domaine ».
« Le cas de Ersal est une exception, a fait valoir Nasri Khoury. Il y a là une zone floue revendiquée par le Liban et la Syrie, dont le dossier est examiné par les commissions ad hoc. On ne saurait donc parler, dans ce cas, de violations. »
Selon M. Khoury, une réunion de coordination s‘est tenue jeudi au sujet de la Békaa-Nord. Elle sera suivie, la semaine prochaine, d’une réunion sur la Békaa-Ouest. D’autres réunions se préparent sur Damas et de la Békaa, Homs et Tartous, enfin le Liban-Nord, afin de traiter toutes les questions en suspens.
À l’issue d’un entretien, le même jour, avec le ministre des Affaires étrangères, Adnane Mansour, M. Khoury a affirmé qu’il « existe des plaintes qu’il faut replacer dans leur contexte ».
Complicité
Pour sa part, Moustapha Allouche, membre du bureau politique du courant du Futur, a affirmé que ces violations « sont évidentes », mais qu’il existe « une complicité également évidente entre les gouvernements libanais et syrien pour “les occulter” ».
« L’ambassade de Syrie au Liban est devenue une succursale des services de renseignements syriens, dont les agents circulent en toute impunité sur le territoire libanais. La conduite de l’ambassadeur de Syrie, Ali Abdel Karim Ali, est on ne peut plus étrangère aux usages diplomatiques. Elle est proche de celle d’un officier des renseignements. »
Le conseil supérieur du PNL, réuni sous la présidence de Dory Chamoun, a dénoncé « le silence gouvernemental au sujet des violations syriennes répétées, qu’il s’agisse d’incursions en territoire libanais ou d’enlèvement d’opposants syriens; ces dernières opérations étant directement supervisées par l’ambassadeur de Syrie au Liban ».
Le PNL a considéré que « la conduite de l’ambassadeur syrien est une perpétuation de l’hégémonie syrienne, dont les Libanais libres sont venus à bout en le payant chèrement. »
Le député Kataëb Élie Marouni a démenti l’existence d’un « trafic d’armes » du Liban vers la Syrie, tout en rappelant an revanche que la Syrie a, 35 années durant, exporté ses armes vers le Liban.
Toutefois, M. Marouni, qui s’est dit hostile à toute ingérence dans les affaires syriennes, a demandé qu’il soit mis fin « aux cas isolés de trafic. »
Signalons enfin que l’ancien président de la Chambre, Hussein Husseini, a rendu une visite de courtoisie hier à l’ancien ministre Fouad Boutros, avec lequel il a notamment abordé le cas de l’enlèvement et la séquestration, par les autorités syriennes, de cheikh Hassan Mchaymech.


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05 h 07, le 22 octobre 2011