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À La Une - Le Chiffre De La Semaine

280.000 livres sterling pour sortir de la zone euro

Lord Wolfson, un Britannique proche des conservateurs et directeur de l'enseigne de vêtements Next, a annoncé la création d'un prix, le "Prix Wolfson de l'Economie".

Les candidats ont jusqu'au 31 janvier 2012 pour répondre à la question suivante : "comment gérer une sortie ordonnée d'un ou de plusieurs Etats membres de l'Union monétaire européenne?"

L'économiste ayant trouvé la meilleur réponse, empochera la coquette somme de 250.000 livres sterling, soit 286.500 euros.

Une récompense qui fait du "Prix Wolfson de l'Economie", le prix le plus richement doté dans son domaine après le Prix Nobel d'Economie.

 

"Il est aujourd'hui tout à fait possible d'envisager que les pressions politiques et économiques forcent un ou plusieurs Etats à quitter la zone euro", explique le Lord dans un communiqué. Le prix vise à "motiver les économistes les plus éminents à trouver des solutions" et "éviter un chaos financier qui détruirait les économies, les emplois et la cohésion sociale". Le groupe de réflexion "Policy Exchange", qui joue le rôle de secrétaire du prix, compte s'adresser aux principaux économistes du milieu universitaire du monde entier.

 

Lord Wolfson souhaite-t-il une implosion de la monnaie unique ? "Non, jure-t-il. Mieux vaudrait l'éviter. Je pense d'ailleurs qu'à court terme, il est probable que l'euro s'en sorte, bon an mal an. Mais tant qu'il n'y aura qu'un seul taux d'intérêt, ce ne sont pas les plans d'austérité qui pourront résoudre les tensions au sein de la zone euro. Le taux restera trop élevé pour certains pays et trop faible pour d'autres. Il est donc probable que le problème se pose de nouveau".

 

Le lord insiste sur le fait qu’aujourd’hui, les pays de la zone euro ne sont pas préparés aux conséquences de l’éventuel retrait d’un pays. "Il faut pourtant répondre à des questions essentielles : que se passerait-il pour les prêts en euros, réalisés auprès de banques étrangères, et contractés par des habitants du pays qui sort de l'euro ? Inversement, que deviendrait l'épargne de ces habitants ?"

 

En Grande-Bretagne, les eurosceptiques sont actuellement dopés par les turbulences de la zone euro. Les députés doivent en outre voter, le 27 octobre, pour ou contre un référendum sur le maintien de la Grande-Bretagne au sein de l'UE, après une pétition de 100.000 personnes réclamant une telle consultation. L'initiative est surtout symbolique, compte tenu de l'arithmétique parlementaire et de l'opposition du Premier ministre David Cameron à une telle initiative.

 

 

 

 

 

 

 

 

Lord Wolfson, un Britannique proche des conservateurs et directeur de l'enseigne de vêtements Next, a annoncé la création d'un prix, le "Prix Wolfson de l'Economie".
Les candidats ont jusqu'au 31 janvier 2012 pour répondre à la question suivante : "comment gérer une sortie ordonnée d'un ou de plusieurs Etats membres de l'Union monétaire européenne?"
L'économiste ayant trouvé la meilleur réponse, empochera la coquette somme de 250.000 livres sterling, soit 286.500 euros.
Une récompense qui fait du "Prix Wolfson de l'Economie", le prix le plus richement doté dans son domaine après le Prix Nobel d'Economie.
 
"Il est aujourd'hui tout à fait possible d'envisager que les pressions politiques et économiques forcent un ou plusieurs Etats à quitter la zone euro", explique le Lord dans un communiqué. Le prix vise à "motiver...
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