Et vogue la galère !
Passera, ne passera pas... Les déclarations et discussions vont bon train sur le décret concernant le réajustement du minimum salarial entre ceux qui trouvent la décision un peu hâtive et cavalière, et ceux qui la considèrent tout à fait insuffisante. En attendant, sur le terrain, le prix du panier de la ménagère a déjà haussé et haussera encore lorsque la question sera tranchée. Le contribuable aura payé deux fois, à instar de l’électricité qu’il paie à l’État et au propriétaire du générateur privé. Messieurs les Responsables, de grâce planchez sur vos dossiers avant de prendre vos décisions et évitez de faire de notre quotidien une arme politicienne.
Dolly TALHAMÉ
Talons aiguilles et talents pointus
Saviez-vous que la féminité est une construction ? Que les magazines féminins imposent à leurs lectrices des modèles aliénants ? Que l’industrie de la mode vampirise les jeunes filles qui veulent y entrer par la porte des podiums ?
Pour rendre compte de ce système de domination que voilent les paillettes avec tant de perfidie, il suffit de regarder ce monde autour de nous, tous milieux confondus, pour voir que profondeur et sérieux sont vite remplacés par superficialité et pesanteur.
Qui n’a jamais ressenti le besoin d’être comme les autres pour ne pas être exclu(e) ? Tout le monde connaît l’exemple classique de la petite intello à lunettes pas très mignonne, les cheveux à la coupe du siècle dernier, à qui on colle le panneau « Ne pas parler » et qui se fait rejeter comme si elle avait la peste ? Mais qui s’est donné la peine de lui parler une fois pour la juger autrement que sur son apparence physique ?
On la voit partout, la mode. Mode des jeans slim, des placards qui s’emplissent à la vitesse grand V, des chaussures branchées talons aiguilles de chez Louboutin à 1 000 dollars. Bien sûr, tout le monde les achète. Le sac à main fashion, idem. Mais laissez-moi vous poser une question : qui achète les fringues, accessoires et tutti quanti parce qu’il aime ça et non parce qu’on lui a dit que c’était « tendance » ? Hélas, bien peu de gens.
Même effet pour la musique. Amoureuse passionnée de rock, n’aimant pas du tout le rap, je suis certainement reléguée au rang de la « métaleuse pas du tout dans le coup ». Le pire a bien sûr été durant la vague techtonik. Mais moi, je n’empêche personne d’avoir ses idées bien à lui ! ...
Le langage aussi s’est complètement modifié. Fini les « Je t’aime », « Mon amour ». Maintenant quand on est « hype », on sort à tout-va des « J’te kiffe, baby ». La vie affective n’est plus sensuelle, ni érotique ni même sexuelle, mais génitale, focalisée sur la mécanique des organes et la technique des acteurs.
Certes, la mode est importante, elle peut être aussi un choix de vie, mais méfiez-vous de l’envers du décor qui n’est autre que la dictature des apparences.
Sur vos talons aiguilles, vous êtes peut-être branchées, mais dans des escarpins bien reposants, vous serez certainement plus douées.
Ralda KARAM
Une cause menacée
Si c’est au nom de la démocratie que nous avons assisté au printemps arabe, comment devons-nous expliquer les frictions interreligieuses qui ont eu lieu à maintes reprises en Égypte ? Pourquoi persécute-t-on dans ce pays la communauté copte, la plus ancienne minorité de la région ? Et cette jeunesse qu’on a vu déferler sur la place Tahrir devenue symbolique est-elle en train de bafouer l’objectif de sa révolte ? Or qui dit démocratie dit entente et respect intercommunautaire. En aucun cas cette situation ne doit se répercuter sur les autres pays arabes luttant actuellement contre la dictature pour réclamer l’instauration d’une vraie démocratie. N’est-ce pas d’ailleurs notre pays qui leur a servi d’exemple depuis sa libération en 2005 ? Afin qu’un tel drame ne se répète pas, il serait urgent de demander au Conseil de sécurité et de l’ONU de se saisir de cette question qui menace les minorités au Moyen-Orient, et en particulier les chrétiens.
Hilda DADOURIAN
Passera, ne passera pas... Les déclarations et discussions vont bon train sur le décret concernant le réajustement du minimum salarial entre ceux qui trouvent la décision un peu hâtive et cavalière, et ceux qui la considèrent tout à fait insuffisante. En attendant, sur le terrain, le prix du panier de la ménagère a déjà haussé et haussera encore lorsque la question sera tranchée. Le contribuable aura payé deux fois, à instar de l’électricité qu’il paie à l’État et au propriétaire du générateur privé. Messieurs les Responsables, de grâce planchez sur vos dossiers avant de prendre vos décisions et évitez de faire de notre quotidien une arme politicienne.Dolly TALHAMÉTalons aiguilles et talents pointus
Saviez-vous que la féminité est une construction ? Que les magazines...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef