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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Nuisance sonore et (in)hospitalière

 

Pour cause de travaux d’expansion, nous avons subi, nous habitants du quartier, l’odeur nauséabonde des rejets des cheminées et les particules noires qui se déposaient sur nos balcons, problème qui, par la suite, a été résolu grâce à arcenciel. Or voilà maintenant que nous subissons depuis quelque temps le vrombissement continuel, vingt-quatre heures sur vingt-quatre heures et sept jours sur sept, des compresseurs (tours) de refroidissement des climatiseurs qui fonctionnent à plein régime et sans interruption !
Ces trois machines sont installées à ciel ouvert, sans aucune protection sonore, face à des immeubles d’habitation. Cela est-il possible ?
Un muret a été construit après une première plainte adressée au directeur technique de l’hôpital, en continuation d’un muret qui existait, ridicule !
Qui en est responsable ? La direction de l’hôpital ? La municipalité ? Le ministère de l’Environnement ? Où sont les inspecteurs ?
Est-il possible que nous, pauvres citadins, soyons condamnés à vivre dans nos maisons, portes et fenêtres fermées, à cause de ces compresseurs ?
Pouvez-vous, messieurs les responsables, vous pencher sur ce problème et trouver une solution très rapidement pour que ce quartier retrouve sa quiétude et ses habitants un sommeil paisible ?
Je refuse et condamne fermement que mon sommeil et ma tranquillité soient ainsi bafoués gratuitement alors que des solutions peuvent être trouvées.

Iolanda YOUSSEVITCH

Espoirs et illusions

 

C’est bien agréable d’entendre notre cher ministre des Télécoms nous parler de 3G et d’un tas d’autres avancées technologiques !
Mais c’est tellement malheureux de constater que, six mois après l’avoir demandée, une simple ligne Internet - pour un commerce - n’est toujours pas installée.
Le ministère vous renvoie à Ogero et à notre gentil M. Youssef.
Ogero, c’est l’aventure. Il faut les appeler dix fois par semaine pour avoir une personne au bout de la ligne et dix autres fois pour avoir la bonne personne au bout de cette même ligne.
Plus de cent fois pour s’entendre dire, d’un ton assuré et confiant : la ligne, c’est pour bientôt ; mais pour quand... ?
Comment travailler si nous n’avons pas une simple ligne?
Comment évoluer si un grand ministère et une direction se disputent une simple ligne ?
Quoi dire à un homme d’affaires si une simple ligne pour une petite affaire prend six mois ?
Pourquoi prendre l’argent aux citoyens s’ils sont incapables d’installer une simple ligne ?
Et j’en passe...
Mais encore, combien de lignes faut-il encore lire et écrire pour avoir une simple ligne ?

Joanne F. KARKOUR

Sortir du consumérisme

 

À l’heure où le pays souffre d’une inflation galopante et où tout le monde se plaint de la cherté de vie, n’est-il pas temps de changer nos habitudes, pour consommer et produire autrement ? Or sans sacrifice, ce qui est mal perçu et considéré comme incompatible avec le paradigme de l’épanouissement individuel qui régit notre société, rien ne pourra s’effectuer. Il faudra s’exercer donc et de nouveau au devoir de la charité et renouer avec l’habitude de donner de son superflu, voire de son nécessaire pour subvenir à la vie du pauvre. À Berne, chaque dernier samedi du mois de novembre, on consacre une journée sans achat dont l’objectif est de boycotter, l’espace de vingt-quatre heures, le consumérisme ambiant et utiliser le temps ainsi libéré pour des discussions, des relations et la réflexion. Au Liban, nous avons malheureusement suivi l’exemple des capitales modernes où, au cœur ou en périphérie de chacune de nos villes, se trouve un centre commercial. Chaque jour, nous sommes des milliers à nous y rendre pour louer et glorifier le dieu du commerce, pour communier ensemble en consommant. Ainsi le consumérisme est devenu notre nouvelle religion, et nos centres commerciaux nos lieux de culte. Il est temps de songer à faire face à ce fléau pour sauver notre foi spirituelle et cesser de dire : Je dépense, donc je suis.

Nazira A. SABBAGHA

Nuisance sonore et (in)hospitalière
 
Pour cause de travaux d’expansion, nous avons subi, nous habitants du quartier, l’odeur nauséabonde des rejets des cheminées et les particules noires qui se déposaient sur nos balcons, problème qui, par la suite, a été résolu grâce à arcenciel. Or voilà maintenant que nous subissons depuis quelque temps le vrombissement continuel, vingt-quatre heures sur vingt-quatre heures et sept jours sur sept, des compresseurs (tours) de refroidissement des climatiseurs qui fonctionnent à plein régime et sans interruption ! Ces trois machines sont installées à ciel ouvert, sans aucune protection sonore, face à des immeubles d’habitation. Cela est-il possible ? Un muret a été construit après une première plainte adressée au directeur technique de l’hôpital, en continuation d’un...
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