Vicky Metni, libanaise, souffre du diabète juvénile depuis qu’elle avait 7 ans. « Jusqu’à l’âge de 12 ans, je vivais isolée, explique-t-elle. Je n’avais pas de contacts avec d’autres enfants diabétiques. Je ne connaissais rien de ma maladie. À l’âge de 12 ans, nous avons été en France en raison de la guerre au Liban. Mon médecin m’a mise en contact avec une association qui s’occupe d’enfants diabétiques. Cette expérience a constitué un changement dans ma vie. J’ai participé à un camp de quinze jours organisé à l’intention d’enfants diabétiques, avec au programme des cours sur la maladie et des activités sportives. Ce camp a changé ma vie et mon regard sur la maladie. Depuis, je sens que j’ai une mission. » De retour au Liban, Vicky Metni était décidée à fonder une association et à écrire un livre sur le diabète qui soit à la portée des enfants, « à l’instar de ceux que je lisais en France ». En 1986, elle a ainsi publié une brochure de dix pages « qui a été un grand succès », ce qui l’a encouragée à écrire son premier livre. Celui-ci a été traduit vers l’arabe et a été mis sur le marché en 2007. « La discrimination dont j’ai été – et continue à être – victime tant à l’école que plus tard au travail m’a encouragée à poursuivre mon projet », insiste Vicky Metni qui note dans ce cadre qu’à l’école, on ne comprenait pas qu’un enfant diabétique ait des besoins spéciaux (manger à des heures précises). Plus tard, elle a été renvoyée de son emploi parce qu’elle arrivait en retard « en raison d’une crise d’hypoglycémie ou d’hyperglycémie, et mes patrons ne comprenaient pas ». En plus de son ouvrage, qu’elle aimerait publier en langue française – elle est à la recherche d’une maison d’édition –, Vicky Metni est sur le point de monter un site web dédié au diabète, qui sera interactif.
Vicky Metni, libanaise, souffre du diabète juvénile depuis qu’elle avait 7 ans. « Jusqu’à l’âge de 12 ans, je vivais isolée, explique-t-elle. Je n’avais pas de contacts avec d’autres enfants diabétiques. Je ne connaissais rien de ma maladie. À l’âge de 12 ans, nous avons été en France en raison de la guerre au Liban. Mon médecin m’a mise en contact avec une association qui s’occupe d’enfants diabétiques. Cette expérience a constitué un changement dans ma vie. J’ai participé à un camp de quinze jours organisé à l’intention d’enfants diabétiques, avec au programme des cours sur la maladie et des activités sportives. Ce camp a changé ma vie et mon regard sur la maladie. Depuis, je sens que j’ai une mission. »De retour au Liban, Vicky Metni était décidée à fonder une association et à...
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