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Moyen Orient et Monde - Libye

Reprise des combats à Bani Walid

Les combats à l’artillerie lourde ont repris hier à Bani Walid, l’un des derniers bastions du dirigeant déchu Mouammar Kadhafi, dont les partisans ont lancé la veille une contre-attaque à Syrte, contraignant les forces du nouveau pouvoir libyen à se replier.
« Nous avons repris les combats et nous avons avancé du côté du front nord comme celui du sud », a déclaré Moussa Younès, chef des forces du Conseil national de transition (CNT, ex-rébellion) à Bani Walid. Les forces du CNT assiègent depuis plus d’un mois l’oasis de Bani Walid, où sont retranchés 1 500 pro-Kadhafi, selon le CNT. Les combats avaient été suspendus il y a une semaine par les commandants du CNT pour préparer une nouvelle offensive et mettre de l’ordre dans les rangs après un énorme cafouillage meurtrier le 9 octobre. Faute de coordination entre des brigades venues des quatre coins de l’Ouest libyen, les pro-CNT avaient dû abandonner l’aéroport de Bani Walid qu’ils venaient de prendre, enregistrant 17 morts et plus de 80 blessés dans leurs rangs.
Sur un autre front, à Syrte, ville-symbole, les forces du CNT ont dû reculer de deux kilomètres samedi, après une violente contre-attaque surprise des partisans du colonel Kadhafi, en fuite depuis la chute de son QG à Tripoli le 23 août. Les pro-Kadhafi, tirant aux roquettes et à l’artillerie lourde, ont délogé les combattants du CNT de leurs positions à la lisière de deux quartiers, « Dollar » et « N° 2 », que ces derniers avaient atteints vendredi soir. « La résistance dans les deux quartiers est forte, nous pensons qu’il y a quatre à cinq personnes importantes à l’intérieur », a estimé samedi un chef des opérations sur le front est, Wassim ben Hamaibi. « Nous sommes sûrs que (un des fils de Kadhafi) Mouatassim et (le ministre de la Défense) Aboubakr Younès Jaber sont à l’intérieur. Nous voulons les capturer vivants pour qu’ils passent devant la justice, plutôt que de les tuer, c’est pour cela que nous ne nous engageons pas dans une attaque massive », a-t-il ajouté. Des informations contradictoires circulent régulièrement parmi les forces du CNT sur la présence de proches de M. Kadhafi à Syrte et Bani Walid. Mercredi, la capture de Mouatassim Kadhafi à Syrte avait été annoncée, avant d’être finalement démentie. Le CNT attend la chute de Syrte, région d’origine de Mouammar Kadhafi, pour proclamer la « libération totale » du pays et former un gouvernement chargé de gérer la transition.
Hier également, des officiers de l’ancienne armée libyenne ont défendu leur rôle dans la révolution, réaffirmant leur « loyauté » à la nouvelle « Libye libre » et au CNT. « Officiers, sous-officiers et simples militaires ont combattu au côté des civils révolutionnaires, et cela dès le début de la révolte » en février, a déclaré le général Ahmad al-Gotrani au cours d’une « Conférence préparatoire sur l’armée nationale » organisée à Benghazi. « Nous avons soutenu les révolutionnaires avec notre expérience, nos conseils, mais également en fournissant armes et équipements », a-t-il affirmé, disant s’exprimer au nom de « toute l’armée ». « Notre armée était méprisée et ignorée par le colonel Kadhafi », a rappelé le général, selon lequel « beaucoup de militaires sont morts et se sont sacrifiés pour la révolution ». « Quoi qu’en disent aujourd’hui certains responsables, nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour aider la révolution. Comment peut-on nous accuser de complicité (avec l’ancien régime) ? » s’est-il offusqué.
En outre, à Tripoli, deux bulldozers ont donné hier les premiers coups de pelleteuse dans les murs du complexe fortifié de Bab al-Aziziah, qui abritait le siège de l’ancien pouvoir libyen et la résidence de Mouammar Kadhafi dans la capitale. Alors que les bulldozers entraient en action contre le symbole de l’ancien régime, plusieurs tirs de joie ont retenti et des hommes ont scandé : « Dieu est grand. Ceci est pour le sang des martyrs ». Enfin, près de 80 véhicules transportant quelque 400 hommes armés d’origine malienne ayant combattu en Libye avec les forces de M. Kadhafi sont arrivés dans le désert du nord du Mali. Les combattants sont des Touaregs, principalement issus de trois tribus du nord du Mali.

(Source : agences)
Les combats à l’artillerie lourde ont repris hier à Bani Walid, l’un des derniers bastions du dirigeant déchu Mouammar Kadhafi, dont les partisans ont lancé la veille une contre-attaque à Syrte, contraignant les forces du nouveau pouvoir libyen à se replier.« Nous avons repris les combats et nous avons avancé du côté du front nord comme celui du sud », a déclaré Moussa Younès, chef des forces du Conseil national de transition (CNT, ex-rébellion) à Bani Walid. Les forces du CNT assiègent depuis plus d’un mois l’oasis de Bani Walid, où sont retranchés 1 500 pro-Kadhafi, selon le CNT. Les combats avaient été suspendus il y a une semaine par les commandants du CNT pour préparer une nouvelle offensive et mettre de l’ordre dans les rangs après un énorme cafouillage meurtrier le 9 octobre. Faute de...
commentaires (3)

C'est le côté "poètique" et totalement deconnecté de la réalité des arabes....ils rêvent leur vie...et les réveils sont toujours difficiles...à tout prendre,le désert est ce qui leur convient le plus.Il est plein de mirages,et les mirages succèdent aux mirages...je relis en ce moment de la poésie arabe,et j'en ai quelquefois les larmes aux yeux..;comment un peuple capable d'écrire des merveilles pareilles en est il arrivé là...?

GEDEON Christian

11 h 51, le 17 octobre 2011

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Commentaires (3)

  • C'est le côté "poètique" et totalement deconnecté de la réalité des arabes....ils rêvent leur vie...et les réveils sont toujours difficiles...à tout prendre,le désert est ce qui leur convient le plus.Il est plein de mirages,et les mirages succèdent aux mirages...je relis en ce moment de la poésie arabe,et j'en ai quelquefois les larmes aux yeux..;comment un peuple capable d'écrire des merveilles pareilles en est il arrivé là...?

    GEDEON Christian

    11 h 51, le 17 octobre 2011

  • Christian, je viens d'entendre aux nouvelles que Khamis a été tué, pour la neuvième fois. Diable ! les chats ont seulement sept âmes à ma connaissance. Est-ce qu'il est d'une espèce spéciale ? et, Mou3tassem, pris pour la troisième ou quatrième fois. C'est, je crois, le même comptage que celui des avions Israéliens abattus par les Migs syriens en 1967, si on s'en souvient. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    10 h 00, le 17 octobre 2011

  • Le prisonnier n'est donc plus prisonnier...et le mort est il encore mort?Et comment les kahddafistes peuvent ils encore avoir de l'artllerie lourde?N'importe quel crétin sait que les avions d'observation et les satelleites voient le moindre détail...je vais vous dire qui çà arrange,la poursuite des combats...tous ceux qui pendant que canon tonne sont en train de vendre la Lybie aux multinationales loin des yeux de la presse et de l'information...le canon cessera de tonner une fois la dérnière transaction signée...

    GEDEON Christian

    04 h 52, le 17 octobre 2011

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