Rechercher
Rechercher

Couverture spéciale de la révolte en Syrie - Révolte

L’ONU craint une « guerre civile » en Syrie

Les manifestations massives de soutien aux militaires dissidents se soldent par au moins 12 tués.
Au moins 12 personnes ont été tuées hier en Syrie dans la répression des manifestations dédiées aux soldats ralliés à la contestation, qui luttent désormais par les armes contre les troupes du régime.
À l’appel des militants prodémocratie, des milliers de manifestants sont descendus dans la rue pour rendre hommage aux « hommes libres de l’armée qui ne tuent pas les hommes libres du peuple revendiquant la liberté », selon leur page Facebook « The Syrian Revolution ». Les troupes déployées pour étouffer les protestations antirégime ont tiré pour disperser les manifestants, en tuant neuf dans la région de Deraa, dont une femme et un enfant, un près de Damas, un autre dans la capitale et un dixième à Alep, a indiqué le président de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. Une quarantaine ont été blessés. Selon M. Abdel Rahmane, les Syriens sont descendus par milliers dans les rues dans de nombreuses villes en dépit du déploiement massif des forces de sécurité. Et dans la province d’Idleb, les forces de sécurité ont tué une fillette de trois ans, selon un site Internet.
Parallèlement aux manifestations pacifiques violemment réprimées, des accrochages armés ont eu lieu entre les militaires et des hommes armés, vraisemblablement des militaires dissidents à Sebqa, dans la région de Damas, alors que des échanges de tirs ont aussi eu lieu à Homs, selon l’ONG. Ces derniers jours, les ONG syriennes, notamment l’OSDH, ont fait état de plusieurs accrochages armés entre soldats et « déserteurs » qui ont refusé, selon elles, d’obéir aux ordres de tirer sur les civils. De nombreux soldats font défection et s’engagent dans la lutte armée contre l’armée et la sécurité chargées de la répression du mouvement de contestation, ont affirmé l’OSDH et les Comités locaux de coordination (LCC). Vingt-cinq militaires ont ainsi été tués jeudi dans des affrontements armés à Deraa, a précisé l’OSDH. Hier, plusieurs soldats ont fait défection à Kaswa et sont poursuivis par leurs anciens compagnons d’armes, selon un site Internet.
À Genève, la haut-commissaire de l’ONU aux Droits de l’homme, Navi Pillay, a affirmé craindre une « guerre civile » en Syrie où, selon elle, la répression du mouvement de contestation a fait depuis sept mois plus de 3 000 morts, dont au moins 187 enfants. Elle a appelé la communauté internationale à prendre des mesures urgentes pour protéger les civils, faisant état de « milliers » de personnes « arrêtées, détenues, victimes de disparition forcée et torturées ».
La communauté internationale, elle, est divisée sur la Syrie. La Russie et la Chine, alliées du régime Assad et membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, ont opposé le 4 octobre leur veto à un projet de résolution occidental menaçant le régime syrien de « mesures ciblées » pour qu’il cesse la répression. Hier, le Conseil a été le théâtre d’une nouvelle passe d’armes sur la Syrie après l’annonce, par Mme Pillay, du nouveau bilan de plus de 3 000 morts. Enfin, les monarchies arabes du Conseil de coopération du Golfe ont appelé à la tenue dimanche d’une réunion d’urgence des ministres arabes des Affaires étrangères consacrée à la violence en Syrie.
(Sources : agences et rédaction)
Au moins 12 personnes ont été tuées hier en Syrie dans la répression des manifestations dédiées aux soldats ralliés à la contestation, qui luttent désormais par les armes contre les troupes du régime.À l’appel des militants prodémocratie, des milliers de manifestants sont descendus dans la rue pour rendre hommage aux « hommes libres de l’armée qui ne tuent pas les hommes libres du peuple revendiquant la liberté », selon leur page Facebook « The Syrian Revolution ». Les troupes déployées pour étouffer les protestations antirégime ont tiré pour disperser les manifestants, en tuant neuf dans la région de Deraa, dont une femme et un enfant, un près de Damas, un autre dans la capitale et un dixième à Alep, a indiqué le président de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane....