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À La Une - Revendications

Violences à Rome lors de la première journée planétaire des "indignés"

Ils sont descendus dans les rues un peu partout en Europe et dans plusieurs villes à travers le monde.

Lors de la première journée mondiale organisée par ce mouvement, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Rome. Stefano Rellandini/

Sous les slogans "Peuples du monde, levez-vous" ou "Descends dans la rue, crée un nouveau monde", les "indignés" ont appelé à manifester samedi contre la précarité liée à la crise et le pouvoir de la finance dans 951 villes de 82 pays, selon le site 15october.net.

 

Lors de la première journée mondiale organisée par ce mouvement, des violences ont éclaté à Rome, faisant quelque 70 blessés, dont trois graves, selon un décompte établi par l'agence de presse italienne Ansa.

 

Des éléments incontrôlés, masqués de foulards noirs, ont envahi un hôtel de luxe, fracassé les vitrines de banques et mis le feu à une annexe du ministère de la Défense. Plusieurs voitures ont été incendiées. En fin de journée, la place historique de la basilique Saint-Jean de Latran était transformée en champ de bataille. La police a chargé des centaines de jeunes qui lançaient fumigènes, cocktails Molotov et bouteilles contre les forces de l'ordre, tandis que les manifestants pacifiques quittaient les bras en l'air pour ne pas être confondus avec les casseurs.

 

Pendant ce temps, des dizaines de milliers de personnes manifestaient pacifiquement dans la capitale italienne, brandissant des pancartes "Une seule solution, la Révolution!", "Nous ne sommes pas des biens dans les mains des banquiers".

 

A Londres, où des heurts mineurs avec la police se sont produits à la mi-journée, 800 "indignés" se sont rassemblés dans la City et ont reçu le renfort inopiné du fondateur de Wikileaks Julian Assange. L'arrivée d'Assange, qui est en liberté conditionnelle dans un manoir près de Londres en attendant une éventuelle extradition vers la Suède où il est poursuivi pour viol, a suscité des cris de joie. "Nous soutenons ce qui se passe ici parce que le système bancaire à Londres est le bénéficiaire d'argent issu de la corruption", a lancé le fondateur de WikiLeaks sur les marches de la cathédrale Saint-Paul, où étaient massés les manifestants.

 

Les "indignés" ont reçu aussi le soutien du gouverneur de la Banque d'Italie, Mario Draghi, qui doit prendre la tête le mois prochain de la Banque centrale européenne. "Les jeunes ont raison d'être indignés", a déclaré M. Draghi à des journalistes italiens en marge de la réunion du G20 à Paris. "Ils sont en colère contre le monde de la finance. Je les comprends", a déclaré cet économiste de 64 ans.

 

Cinq mois après l'apparition du mouvement, le 15 mai à Madrid, les "indignés" ou d'autres groupes comme "Occupy Wall Street" ont ciblé tout particulièrement de hauts lieux de la finance mondiale, comme le quartier des affaires de New York, la City de Londres ou la BCE à Francfort, devant laquelle 5.000 à 6.000 personnes se sont rassemblées.

 

"D'Amérique jusqu'en Asie, d'Afrique à l'Europe, les peuples se lèvent pour revendiquer leurs droits et réclamer une vraie démocratie", affirme le manifeste du 15 octobre. "Les puissances travaillent pour le bénéfice de quelques uns, ignorant la volonté de la grande majorité. Cette situation intolérable doit cesser".

 

En Europe, les "indignés" sont descendus dans les rues un peu partout. A Madrid, cinq colonnes sont parties des quartiers périphériques pour refaire le chemin jusqu'à la Puerta del Sol, la place emblématique qu'ils avaient occupée pendant un mois au printemps. A Lisbonne, quelque 50.000 personnes de tous âges ont défilé aux cris de "FMI dehors", rangées derrière une banderole proclamant "Stop troïka", en référence aux créanciers du Portugal (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international). Aux Pays-Bas, un millier de manifestants se sont rassemblés à La Haye, autant sur la place de la Bourse à Amsterdam, et un millier encore sur la Paradeplatz à Zurich, place emblématique de la finance suisse, tandis que Paris a rassemblé plusieurs centaines d'"indignés".

 

A New York, le mouvement "Occupy Wall Street", qui s'est nourri aux Etats-Unis du chômage des jeunes et de l'accroissement des inégalités, et occupe un parc depuis le 17 septembre, a appelé à un rassemblement à Times Square.

 

L'extension du mouvement "démontre qu'il s'agit d'une question qui ne concerne pas seulement l'Espagne mais le monde entier car la crise est mondiale, les marchés agissent à l'échelle globale", soulignait Jon Aguirre Such, un porte-parole des "indignés" en Espagne.

Sous les slogans "Peuples du monde, levez-vous" ou "Descends dans la rue, crée un nouveau monde", les "indignés" ont appelé à manifester samedi contre la précarité liée à la crise et le pouvoir de la finance dans 951 villes de 82 pays, selon le site 15october.net.
 
Lors de la première journée mondiale organisée par ce mouvement, des violences ont éclaté à Rome, faisant quelque 70 blessés, dont trois graves, selon un décompte établi par l'agence de presse italienne Ansa.
 
Des éléments incontrôlés, masqués de foulards noirs, ont envahi un hôtel de luxe, fracassé les vitrines de banques et mis le feu à une annexe du ministère de la Défense. Plusieurs voitures ont été incendiées. En fin de journée, la place historique de la basilique Saint-Jean de Latran était transformée en champ de bataille. La police a...
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Printemps de sang arabes , aux indignés d'automne d'Europe descendus dans les rues un peu partout, un monde de lunatiques pour des journées planétaires folles. Antoine Sabbagha

Sabbagha Antoine

06 h 36, le 16 octobre 2011

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Commentaires (6)

  • Printemps de sang arabes , aux indignés d'automne d'Europe descendus dans les rues un peu partout, un monde de lunatiques pour des journées planétaires folles. Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    06 h 36, le 16 octobre 2011

  • - - Mon cher Kamel , Ils n'ont qu'à faire , s'ils peuvent faire mieux sans Il Cavaliere ! Pour l'instant il est là et bien là , la majorité vient de le confirmer dans ses fonctions , c'est la démocratie qui prime , nous sommes en Italie et ils ne pourront pas dire que ce sont " Le Camicie Nere " Italiens ou bien celles du Hezb ! qui ont obligé les députés à voter pour lui , ni le président Syrien qui leur a ordonné à le faire .. ! comme ILS ont l'habitude de dire chez nous , à chaque fois qu'ils perdent une élection , ou une décision en conseil des ministres .. En tout cas , le beau et très élégant Sylvio , à toute mon admiration à titre personnel .

    JABBOUR André

    02 h 16, le 16 octobre 2011

  • Mon cher André, tu m'as bien fait rire avec le beau Silvio, mais là je ne te suivrai pas, avec tout le respect que je te dois, l'Italie pourrait mieux faire qu'avec lui et ses frasques. Cette fonction demande plus de sérieux, surtout avec la situation économique du pays.

    Jaber Kamel

    13 h 41, le 15 octobre 2011

  • - - Allez ces indignés profitent de la clémence de l'automne où ils peuvent encore parader avec leurs slogans qui ne changeront rien à la donne ! Ils rentreront chez eux bientôt quand il commencera à faire froid , pluie et neige . Et puisqu'on parle de l'Italie , comment se fait-il que la grande nouvelle venue de Rome hier n'a pas été publiée ICI ? Une motion de censure à l'encontre du gouvernement du Magnifique et Beau Sylvio a été rejetée avec 7 voix de différence en sa faveur , qui le maintiennent au pouvoir jusqu'en 2013 , malgré ces gauchistes et cette gauche Caviar hypocrite , qui lui en veut pour son succès financier et auprès de ces dames qui l'aiment et l'apprécient .. Ils ne l'auront pas , il les aura eu jusqu'au dernier et jusqu'au dernier jour . Bravissimo Cavaliere .

    JABBOUR André

    12 h 35, le 15 octobre 2011

  • Full avec toi, Kamel, dans ce que tu dis. Et, on sait ces grands accapareurs ou voleurs, car tels ils sont, aux fortunes astronomiques, qui ils sont... Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    11 h 47, le 15 octobre 2011

  • Ce mouvement est à prendre très au sérieux, s'attaquer à Wall Street est symbolique, c'est l'antre de la finance casino tenu par des groupes glauques, prédateurs des classes moyennes et inférieures, sans scrupules qui n'hésitent pas à sabrer le champagne quand une économie ou un groupe financier s"écroule. J'arrête là, on va encore voir dans mon intervention une accusation bien ciblée.

    Jaber Kamel

    09 h 44, le 15 octobre 2011

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