Côté social, on pouvait lire dans L’Orient-Le Jour du 31 janvier 1974 que le salaire minimum venait d’être porté à 275 livres. Et que de dévaluations depuis ont secoué la livre libanaise, accompagnées de la même grogne populaire, que de gouvernements qui se sont succédé. Et dire que la CGTL réclame aujourd’hui un salaire minimum de 1 300 000 L.L.
Côté politique, en septembre de cette même année 1974, le président Solh démissionnera, clôturant le cycle de désintégration du cabinet qui avait commencé à l’époque avec la décision du FLN de retirer ses ministres, suivis par les ministres salamistes et BN. Rares étaient à l’époque ceux qui croyaient qu’une guerre civile se profilait à l’horizon. Et ce même phénomène de désunion au sein du cabinet, nous le revivons maintenant avec la grogne du CPL qui, en même temps qu’il braque les projecteurs sur son nouveau plan de sauvetage d’une EDL en panne depuis vingt ans déjà, ne cesse de brandir la menace de son retrait du gouvernement.
Toujours en ce mois, les vendettas et les massacres les plus horribles se sont déroulés dans notre si beau pays. Citons l’assassinat de l’ambassadeur Bellemare, le 4 septembre 1981, cela nous rappelle le rapt, dans le même style, des cyclistes estoniens. Mais heureusement pour eux, ceux-ci ont été miraculeusement libérés. Et le mois de septembre dans notre
histoire moderne ayant été celui de l’élection des présidents de la République, tout le monde se rappelle l’assassinat de Bachir Gemayel, le 14 septembre 1982, puis l’élection du président Amine Gemayel, le 21 septembre 1982. Ce dernier fera un voyage officiel aux Nations unies mais, comme son prédécesseur le président Frangié dans les années 1970, le résultat fut néfaste et de nouveau le pays plongera dans des guerres destructrices. Actuellement, avec la visite du président Sleiman à New York – et, ironie du sort, pour l’adhésion de la Palestine à l’ONU –,
espérons que le Liban ne payera pas encore une fois un lourd tribut en cas d’échec.
Antoine SABBAGHA


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef