L’AIEA devrait prochainement dénoncer le caractère militaire du programme nucléaire iranien, selon Le Figaro. Raheb Homavandi/
Dans son prochain rapport qui doit être publié le 17 novembre à Vienne, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) va "dénoncer sans ambiguïté le caractère militaire" du programme nucléaire iranien "qui vise à doter l'Iran de la bombe", affirme aujourd’hui Le Figaro. "Ce devrait être le rapport le plus dur et le plus complet jamais écrit sur l'état d'avancement du programme nucléaire iranien" avec des preuves à l'appui, ajoute-t-il.
Plusieurs raisons expliquent le fait que l'agence onusienne, qui n’a jamais clairement dénoncé le caractère militaire du programme nucléaire iranien, puisse le faire prochainement, selon Le Figaro.
D’abord, le fait que l’Iran "persévère dans sa marche rapide vers la bombe", notamment par la construction de centrales nucléaires et la "poursuite des activités d'enrichissement".
Ensuite, le fait que Mohammad el-Baradei qui a "longtemps été soupçonné de minimiser le programme nucléaire iranien, voire d'en dissimuler certains éléments" ne soit plus le directeur de l’agence, ce qui devrait entre autres libérer "la parole des spécialistes de l'agence".
Enfin, le contexte diplomatique et géopolitique qui est favorable à une telle position, notamment à cause des nombreuses échéances électorales en 2012. "Dans les capitales occidentales, on est persuadé qu'il faut agir sur le dossier avant 2012, année d'élections importantes", note le Figaro.
Aux États-Unis, le président Obama, confronté à des difficultés intérieures, pourrait être contraint de "se détourner momentanément de certains dossiers internationaux". En France, "l'éventualité d'une défaite de Nicolas Sarkozy" pourrait affaiblir la détermination de Paris vis-à-vis de Téhéran. En Russie, où Vladimir Poutine pourrait revenir au Kremlin à la faveur de la présidentielle de 2012, le pouvoir pourrait être tenté "de jouer la carte iranienne pour faire valoir ses positions", alors que des tensions se profilent "en amont du sommet de l'OTAN à Chicago sur la défense antimissile". Et finalement en Chine, les conséquences des élections de Taïwan et de "l'arrivée au pouvoir de la cinquième génération du Parti communiste", pourraient changer les priorités du gouvernement.
"Il s'agit donc d'une course contre la montre, engagée depuis plusieurs mois déjà par l'ensemble des capitales occidentales afin d'atteindre le pouvoir iranien avant qu'il ne soit trop tard et tant que le contexte géopolitique le permet", selon Le Figaro. En conséquence, des États auraient fourni à l’AIEA des informations sur le programme nucléaire de l’Iran. Des États qui "planchent (aussi) sur de nouvelles sanctions" et qui "aimeraient éviter qu'Israël ne décide de lancer des frappes préventives contre les centrales iraniennes".
Ces révélations s'inscrivent dans un contexte de pressions accrues sur l'Iran. Mardi, la justice américaine avait accusé Téhéran d'avoir monté une opération pour assassiner l'ambassadeur saoudien à Washington. Jeudi, le président Barack Obama a affirmé que le complot déjoué aux Etats-Unis pour assassiner l'ambassadeur était incontestablement le fait d'Iraniens et exigé que de hauts responsables du gouvernement de Téhéran rendent des comptes. "Ce que nous savons, c'est qu'un individu américain d'origine iranienne était impliqué dans un complot pour assassiner l'ambassadeur saoudien (...) Et nous savons aussi qu'il avait des liens directs, était payé et recevait des ordres d'individus au sein du gouvernement iranien", a déclaré M. Obama lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche. M. Obama a refusé d'entrer dans les détails du complot et de dire si ces responsables présumés étaient situés au plus haut niveau de l'Etat iranien, disant laisser ce soin au ministre de la Justice Eric Holder, qui a divulgué mardi l'inculpation de deux Iraniens dans cette affaire.
Plusieurs raisons expliquent le fait que l'agence onusienne, qui n’a jamais clairement dénoncé le caractère militaire du programme nucléaire iranien, puisse le faire prochainement, selon Le Figaro.
D’abord, le fait que l’Iran "persévère dans sa marche rapide vers la bombe", notamment par la construction de centrales nucléaires et la "poursuite des activités...

