La mesure s’inscrit dans le cadre du système d’information sur les visas (VIS) de l’UE. Elle est entrée en application mardi et vise à empêcher les vols d’identité et à prévenir les fraudes. Les premiers postes connectés au système sont les consulats des pays membres de Schengen en Algérie, au Maroc, en Égypte, en Libye, en Mauritanie et en Syrie. L’obligation de visas biométriques pour Schengen sera ensuite étendue à Israël, à la Jordanie, au Liban et à la Syrie, puis à l’Afghanistan, à Bahreïn, à l’Iran, à l’Irak, au Koweït, à Oman, au Qatar, à l’Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Yémen. « Tous les consulats des pays Schengen dans le monde devraient être connectés au système dans un délai de deux ans », a assuré la Commission.
« La procédure permettant de relever les empreintes digitales est simple, rapide et discrète. Le demandeur n’aura qu’à placer les doigts sur la surface d’un scanner numérique. S’il présente d’autres demandes dans les cinq années suivantes, ses empreintes ne seront plus relevées, mais seront copiées à partir de sa demande précédente enregistrée dans le VIS. Les données dactyloscopiques seront effacées après cinq ans », a également précisé la Commission, soulignant que cela permet « d’empêcher les utilisations frauduleuses des visas, comme lorsqu’une personne tente d’utiliser le visa d’une autre personne ».
Quelque 13 millions de visas Schengen sont délivrés chaque année par les 25 pays de l’espace Schengen.
« La prévention de la fraude et des abus n’est pas toujours aisée et le parcours de la demande de visa peut être long pour les personnes qui tentent légitimement d’obtenir un visa pour effectuer un séjour de courte durée dans l’UE », a expliqué la Commission.

