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Liban

Vibrant hommage à Baroud qui rentre dans la Légion d’honneur

L’ambassadeur de France remettant les insignes de la Légion d’honneur, hier soir, à Ziyad Baroud. Photo Michel Sayegh

L’ambassadeur de France Denis Pietton a remis hier à Ziyad Baroud la Légion d’honneur au nom du président de la République Nicolas Sarkozy, pour les efforts qu’il a entrepris alors qu’il était à la tête du ministère de l’Intérieur. La cérémonie a eu lieu hier soir à la Résidence des Pins en présence d’une foule de personnalités dont notamment le député Élie Marouni, représentant le président Michel Sleiman, le chef du législatif Nabih Berry et le Premier ministre Nagib Mikati, le député Ahmad Fatfat, représentant le président Fouad Siniora, et Mgr Samir Mazloum, représentant le patriarche Béchara Raï.
« En honorant ce soir Ziyad Baroud, nous saluons une personnalité libanaise exceptionnelle et populaire qui suscite la sympathie de la plupart – et nous en sommes – et, en tout état de cause, jamais l’indifférence », a affirmé M. Pietton. L’ambassadeur a loué à la fois l’engagement civil de M. Baroud, « ses compétences en tant que juriste, mais aussi son attachement passionné à la défense de l’intérêt général, souvent aux prises avec les intérêts particuliers ». Et d’ajouter : « Homme d’action au service de votre pays, vous êtes devenu, cher Ziyad, presque malgré vous, un homme de pouvoir. » M. Pietton a ainsi rappelé le défi relevé par l’ancien ministre « avec succès (en organisant) en juin 2009, pour la première fois en une seule journée, des élections législatives libanaises. Et ce n’est pas un hasard si vous avez reçu le 1er prix des Nations unies pour le service public à Barcelone en juin 2010 ».
Le diplomate a par ailleurs insisté sur « la popularité » de M. Baroud, notamment « auprès des jeunes pour lesquels vous représentez un modèle, un espoir : vous n’êtes pas l’héritier d’une famille politique, vous êtes issu de la société civile, vous placez l’éthique au cœur de votre engagement, séduisant ainsi les cœurs et les esprits. Vous êtes un homme de terrain, toujours présent là où se pose un problème : auprès des pompiers à l’œuvre en montagne ou encore en milieu carcéral lors des prises d’otages ». M. Pietton s’est également attardé sur « la rigueur » de M. Baroud, qui a su entretenir des relations privilégiées avec le ministère de la Justice, « avec lequel vous avez engagé des chantiers communs : transfert de l’administration pénitentiaire de l’Intérieur vers la Justice, activation des organes interministériels communs, promotion de la modernisation des codes, etc. ». Et d’ajouter : « Vous parvenez à supprimer la référence à l’appartenance confessionnelle des registres de l’état civil, une des traductions les plus emblématiques du confessionnalisme dans la société libanaise. De cette façon, vous imprimez durablement votre marque dans l’histoire du Liban. »
L’ambassadeur a également souligné la relation de M. Baroud avec la France, à laquelle il est « profondément attaché ». « Vous êtes un partenaire essentiel et exigeant du gouvernement français sur le terrain de la coopération technique que vous suivez de façon méticuleuse, comme lors de la négociation de l’accord de “ coopération en matière de sécurité civile, de sécurité intérieure et d’administration ”. Vous attachez du prix au soutien de la France aux réformes que vous concevez dans des secteurs allant de l’information du statut personnel à la modernisation de la Défense civile, en passant par le développement de la décentralisation, la coordination des activités de sécurité publique et de gestion de crise, la coordination de la coopération internationale, le transfert de l’administration pénitentiaire de l’Intérieur à la Justice, la réorganisation profonde des institutions et des procédures concernant la circulation routière et la lutte contre la corruption », résume M. Pietton.
Et de conclure : « Impartialité, intégrité et dynamisme constituent les qualités fortes d’une personnalité qui a toujours su rester accessible et qui constitue l’un des interlocuteurs très apprécié des partenaires et amis du Liban, notamment de la France et de son ambassade à Beyrouth. »
Pour sa part, M. Baroud a choisi de s’adresser à ses parents, pour « leur dire merci. Grâce à eux, je suis aujourd’hui capable de “ vivre comme je pense, plutôt que penser comme je vis ”, pour reprendre les termes du grand Fouad Boutros. Ce qu’ils m’ont inculqué, l’espace d’une enfance, à Jeita et au Collège d’Antoura m’a fortement immunisé lorsque j’ai été appelé à servir dans ce milieu aussi séduisant qu’ingrat ». L’ancien ministre n’a pas manqué en outre de saluer « tous ceux qui m’ont fait confiance : le président de la République, les Premiers ministres et les collègues avec lesquels j’ai servi. C’est l’occasion pour moi aussi de remercier une équipe de travail exceptionnelle, engagée, dévouée, compétente et fidèle ». C’est dans « cette synergie que nous avons pu créer », ainsi que dans « mon attachement à une certaine société civile », que M. Baroud « (se) permet d’être très critique là où c’est nécessaire – et ça l’est souvent – mais je refuse qu’une classe gouvernante ou clientéliste, souvent incompétente et irrationnelle, nous donne des leçons ». Dénonçant la primauté « des intérêts privés, dans un pays où la chose publique n’a de l’adjectif, pour certains, que l’aptitude d’être appropriée par les uns et les autres », M. Baroud a réitéré sa croyance selon laquelle « les alternatives devraient venir de ce milieu militant que sont les universités et les associations ». « Dans la polarisation extrême dont souffre le pays, je défends avec ferveur le droit à l’alternative, le droit à la bonne gouvernance, le droit à une qualité de vie digne des compatriotes de Charles Malek. Je défends le droit au rêve ; celui qui nous est souvent interdit par la force des cauchemars quotidiens qui naissent des cimetières de notre vécu », a-t-il déclaré. Et de conclure, sur un ton nostalgique : « Dans cette esplanade qu’est la Résidence des Pins, l’histoire nous interpelle : il y a un peu moins d’un siècle, le Grand Liban fut proclamé, dans le charme de ces lieux mêmes. Un rêve se faufilait. Nos insomnies ont souvent interrompu ce rêve. Rappelons-nous l’adage : “ Nul ne détient le pouvoir de tuer les rêves, ils finiront toujours par germer ”... »
L’ambassadeur de France Denis Pietton a remis hier à Ziyad Baroud la Légion d’honneur au nom du président de la République Nicolas Sarkozy, pour les efforts qu’il a entrepris alors qu’il était à la tête du ministère de l’Intérieur. La cérémonie a eu lieu hier soir à la Résidence des Pins en présence d’une foule de personnalités dont notamment le député Élie Marouni, représentant le président Michel Sleiman, le chef du législatif Nabih Berry et le Premier ministre Nagib Mikati, le député Ahmad Fatfat, représentant le président Fouad Siniora, et Mgr Samir Mazloum, représentant le patriarche Béchara Raï. « En honorant ce soir Ziyad Baroud, nous saluons une personnalité libanaise exceptionnelle et populaire qui suscite la sympathie de la plupart – et nous en sommes – et, en tout état de cause,...
commentaires (2)

- - Oui monsieur Antaki , nous nous félicitons tous et félicitons monsieur Ziad Baroud pour cette décoration méritée , et remercions la France pour cela . Monsieur Ziad Baroud a été un excellent ministre de l'intérieur , mais n'a pas su se faire respecter par ses subordonnés , peut-être parce qu'il n'avait pas un parti politique " fort " qui le soutient derrière lui .. ! Et dans ce ministère très sensible , qui était devenu un état dans l'état , il fallait que ça change , comme cela a bien été fait avec un ministre à poigne , qui a remis tout le monde à sa place .. Ce n'est pas une question de fromagistes , ils n'existent plus dans la nouvelle équipe ! Ils sont tous au chômage ceux dont vous parlez .

jabbour andré

04 h 00, le 13 octobre 2011

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Commentaires (2)

  • - - Oui monsieur Antaki , nous nous félicitons tous et félicitons monsieur Ziad Baroud pour cette décoration méritée , et remercions la France pour cela . Monsieur Ziad Baroud a été un excellent ministre de l'intérieur , mais n'a pas su se faire respecter par ses subordonnés , peut-être parce qu'il n'avait pas un parti politique " fort " qui le soutient derrière lui .. ! Et dans ce ministère très sensible , qui était devenu un état dans l'état , il fallait que ça change , comme cela a bien été fait avec un ministre à poigne , qui a remis tout le monde à sa place .. Ce n'est pas une question de fromagistes , ils n'existent plus dans la nouvelle équipe ! Ils sont tous au chômage ceux dont vous parlez .

    jabbour andré

    04 h 00, le 13 octobre 2011

  • Félicitations Monsieur Baroud, vous l'avez bien méritée cette décoration.La France a su par là vous apprécier à votre juste valeur,vivement nos gouvernants en faire de même. Croyez moi Monsieur le ministre nous avons grand besoin d'Hommes comme vous,pour que notre Cher LIBAN puisse un jour devenir un véritable État et non point rester une ferme fertile pour les fromagistes comme le disait si bien feu le Président Fouad Chéhab. Dr.Loutfi Antaki

    antaki loutfi

    01 h 46, le 13 octobre 2011

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