Une maman, Sylvie Chedid, qui était aussi un peu la mienne à sa façon, qui nous quitte, c’est une partie de notre cœur qui disparaît avec elle. Quel que soit son âge, quel que soit son état de santé, le vide sera là, qui ne pourra plus être comblé par une autre personne. Il ne restera d’elle qu’un chaleureux souvenir qui nous incitera à échanger de gros bisous tout fort pour nous consoler réciproquement.
« Plus rien ne sera vous dans le site désert,
Où nul n’occupera tout à fait votre place » (Michel Chiha).
Mais souvenons-nous aussi que le paradis se trouve sous les pas de nos mères.
Chucri ABBOUD
Ancien ambassadeur
La nouvelle Asfourieh
Si certains ont oublié l’hôpital Asfourieh, à Hazmieh, ils n’ont qu’à emprunter cette route pour vivre avec les chauffeurs des poids lourds des aventures incroyables et s’assurer que les fous existent toujours, mais répartis sur l’ensemble du territoire national. Ici, un mastodonte qui en double un autre à grande vitesse sous l’œil hagard d’un policier ; là, un autre chauffeur qui risque de vous écraser, des véhicules qui roulent en sens interdit, qui font des demi-tours sur une autoroute qui n’en finit plus. Et, sur nos artères principales toujours, des motocyclistes blessant des piétons, des motards arrachant aux femmes un sac à main. Une plainte au commissariat de police relève de la mascarade pure et simple. Les feux ont, eux aussi, leur histoire. Une chose est sûre : aux grands carrefours, comme Tabaris, ils ne fonctionneront jamais, vous affirmeront certains policiers, qui d’ailleurs, aux heures de pointe, autorisent les voitures à circuler quand le feu est au rouge. Quant aux radars, qui sait s’ils existent encore... Enfin, le bouquet de notre Asfourieh – et qui restera gravé dans la mémoire des Libanais –, l’ incident grave qui s’est produit au service de la mécanique, à Hadeth, où des malabars ont fait irruption, blessant des personnes censées assurer la sécurité routière. De grâce, messieurs les agents de l’ordre, et au nom de la loi, bougez pour une fois, assez d’indulgence, ne laissez plus ces crimes impunis dans ce grand asile de fous qu’est devenu notre pays.
Antoine SABBAGHA


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef