Un soldat et un policier irakiens inspectent le site de l'attentat perpétré dans le quartier de Hourriya, au nord de Bagdad.
Aujourd’hui à Bagdad, une série d'attaques visant la police a fait au moins 19 morts et plusieurs dizaines de blessés. Des violences qui font craindre un regain d'instabilité dans le pays avant le départ programmé des forces américaines.
Selon des responsables de sécurité, les deux attaques les plus meurtrières ont eu perpétrées tôt ce matin par des kamikazes qui ont fait exploser des véhicules piégés devant des postes de police dans la capitale irakienne. Elles se sont produites vers 08H30 (05H30 GMT) à quelques minutes d'intervalle dans les quartiers de Hourriya au nord et de Alawiya au centre de la capitale. Selon une source au ministère de la Défense, leur bilan est de 15 morts et de 42 blessés. Une source au ministère de l'Intérieur l'a, de son côté, établi à 17 morts et 48 blessés, dont 13 morts et 25 blessés à Alawiya et quatre morts et 23 blessés à Hourriya. Il s'agit des attaques les plus meurtrières dans la capitale depuis celle qui avait visé une mosquée le 28 août dernier et fait 28 morts.
A Hourriya, un journaliste de l’AFP a constaté que la déflagration a fortement endommagé le bâtiment de police ainsi qu'une école à proximité. L’explosion a crée un trou de quatre mètres de diamètre et deux de profondeur dans la chaussée. La rue numéro 42, où elle s'est produite, était fermée à la circulation depuis 2004 en raison des craintes d'attentats, et n'avait rouvert qu'en septembre.
Mohammed al-Roubaie, un membre du conseil provincial de Bagdad présent sur place, a indiqué que l’attaque a été commise à l'aide d'un camion piégé, qui a tenté en vain de pénétrer dans l'enceinte et a fini par exploser devant l'entrée principale du bâtiment de la police. Selon lui, parmi les 13 morts provoqués par cette seule explosion figurent sept policiers, dont une femme.
"Ces attaques sont un défi à l'encontre de l'Irak et du processus politique car les terroristes veulent montrer qu'ils sont toujours là au moment où les troupes américaines quittent l'Irak", a-t-il souligné. Il s'est dit "sûr qu'il existe un soutien étranger (à ces attaques) et qu'il y a des pays qui ne veulent pas le succès de l'Irak", a-t-il ajouté.
D’après les mêmes sources, d'autres violences, dont plusieurs visant aussi les forces de l'ordre, se sont produites dans différents quartiers de Bagdad, faisant au total quatre morts et 26 blessés. L'explosion d'une autre voiture piégée dans le quartier de Al-Ilam, au sud-ouest de Bagdad a fait trois morts et 11 blessés, dont des policiers. Une quatrième voiture piégée, également dans le quartier de Hourriya, a tué un civil et blessé 12 personnes, dont un brigadier de l'armée irakienne, neuf gardes du corps et deux civils. L'explosion d'une bombe magnétique placée sur une voiture a fait un blessé, un brigadier général de police, et une attaque par des hommes munis d'armes à silencieux à un point de contrôle a blessé deux policiers.
Ces attaques interviennent alors que le nombre de violences commises dans le pays a décru ces derniers mois mais dans un contexte rendu instable par l'incertitude planant sur l'avenir des troupes américaines en Irak. En vertu d'un accord signé avec les autorités irakiennes en 2008, les Etats-Unis doivent avoir retiré toutes leurs troupes d'ici la fin de l'année. Mais Washington s'efforce d'obtenir le maintien après cette date d'un contingent limité de formateurs militaires. Les négociations, en cours depuis des mois, semblent achopper notamment sur la question de l'immunité que Washington réclame pour ses soldats, et que Bagdad se refuse à accorder.
Selon des responsables de sécurité, les deux attaques les plus meurtrières ont eu perpétrées tôt ce matin par des kamikazes qui ont fait exploser des véhicules piégés devant des postes de police dans la capitale irakienne. Elles se sont produites vers 08H30 (05H30 GMT) à quelques minutes d'intervalle dans les quartiers de Hourriya au nord et de Alawiya au centre de la capitale. Selon une source au ministère de la Défense, leur bilan est de 15 morts et de 42 blessés. Une source au ministère de l'Intérieur l'a, de son côté, établi à 17 morts et 48 blessés, dont 13 morts et...

