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Liban - Maronite

Raï : Je suis l’héritier des patriarches Hoyeck, Arida et Sfeir

C’est le Raï pédagogue qui tout au long de sa tournée pastorale enseigne aux Libanais de la diaspora autant qu’aux Libanais du Liban les principes de base de l’édification d’une nation.
« Dans un monde arabe qui se cherche, dans un monde arabe qui vit les douleurs d’un nouvel enfantement, quel est le rôle du Liban ? » s’est interrogé lundi le patriarche Raï, à Cleveland, dans une courte homélie prononcée dans une église Saint-Maron pleine à craquer. « Un rôle central, a-t-il répondu. Le rôle d’un pays qui a souffert d’une guerre civile qui lui a beaucoup coûté. »
« Nous devons être à la hauteur du sang qui a été versé, a dit le patriarche, et nous dire que suffisamment de sang a coulé et qu’il faut désormais prendre les moyens de la paix. Nous avons chèrement payé la leçon selon laquelle seuls la communion et le partage édifient des sociétés, et non pas la guerre civile. »
Angélisme ? Peut-être, mais le patriarche maronite n’a d’autre pouvoir que celui de la parole et de l’autorité morale qui la porte.
Tard dans la soirée, devant les convives réunis à l’hôtel Renaissance, il a explicité à nouveau sa vue de l’avenir de la région et du rôle que le Liban peut jouer à cet égard.
Devant les deux sénateurs David Kucinich et Marcia Fudge, et en présence de Samir Haykal, représentant les Forces libanaises, et Fahim Gemayel, représentant le parti Kataëb, le patriarche a redéfini sa « ligne » d’action. « Je suis l’héritier de trois grands patriarches, a-t-il dit, le patriarche Hoyeck, qui a choisi le Grand Liban, le patriarche Arida, qui a béni le pacte national entre musulmans et chrétiens, et le patriarche Sfeir, le patriarche de la nouvelle indépendance. Si vous voulez situer le patriarche qui vous parle, c’est ainsi qu’il faut le faire. »
« Quand on a demandé au patriarche Hoyeck de préciser quelle était sa communauté, il a répondu : ma communauté, c’est le Liban. Eh bien, ce que mon illustre prédécesseur a dit, je le reprends à mon compte. Ma communauté, c’est le Liban. Le patriarche Raï, le voici. C’est mon programme : un Liban au-dessus de toute considération, qu’elle soit personnelle, partisane ou confessionnelle. »
Et d’ajouter : « Mais puisqu’on en vient aux choses personnelles et aux confessions, disons-le franchement. Au Liban, nous souffrons d’un mal grave, l’allégeance à l’étranger, à un parti ou à une communauté. Mais les allégeances ne construisent pas le Liban. Nous devons sortir de nos alignements et construire un nouveau pacte national. »
Le patriarche est arrivé hier à Houston, où Nijad Issam Farès a donné un grand déjeuner en son honneur. Au programme de la journée : une réunion avec les jeunes maronites de la communauté, une messe, et, le soir, comme d’habitude, un banquet en son honneur donné par la communauté libanaise.
C’est le Raï pédagogue qui tout au long de sa tournée pastorale enseigne aux Libanais de la diaspora autant qu’aux Libanais du Liban les principes de base de l’édification d’une nation.« Dans un monde arabe qui se cherche, dans un monde arabe qui vit les douleurs d’un nouvel enfantement, quel est le rôle du Liban ? » s’est interrogé lundi le patriarche Raï, à Cleveland, dans une courte homélie prononcée dans une église Saint-Maron pleine à craquer. « Un rôle central, a-t-il répondu. Le rôle d’un pays qui a souffert d’une guerre civile qui lui a beaucoup coûté. »« Nous devons être à la hauteur du sang qui a été versé, a dit le patriarche, et nous dire que suffisamment de sang a coulé et qu’il faut désormais prendre les moyens de la paix. Nous avons chèrement payé la leçon selon...
commentaires (11)

Tasso, je te remercie de me donner l'importance que je ne me reconnais pas, cher ami tu veux mon avis, je suis le 1er a l'avoir exprime dans cette rubrique, et si ta memoire ne te fait pas defaut, j'ai ete le 1er a avoir condamne la fatwa de Ziad Makhoul sur le Patriache Rai, alors que les langues qui se delient en ce moment , appuyaient son article haineux, le traitant meme de "negationniste". Tasso, fait moi plaisir et pose ta question a ceux la. En droit ca s'appelle une inversion de la charge de la preuve. Tu es honnete, je te l'ai toujours dit et je le pense encore.

Jaber Kamel

09 h 27, le 12 octobre 2011

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Commentaires (11)

  • Tasso, je te remercie de me donner l'importance que je ne me reconnais pas, cher ami tu veux mon avis, je suis le 1er a l'avoir exprime dans cette rubrique, et si ta memoire ne te fait pas defaut, j'ai ete le 1er a avoir condamne la fatwa de Ziad Makhoul sur le Patriache Rai, alors que les langues qui se delient en ce moment , appuyaient son article haineux, le traitant meme de "negationniste". Tasso, fait moi plaisir et pose ta question a ceux la. En droit ca s'appelle une inversion de la charge de la preuve. Tu es honnete, je te l'ai toujours dit et je le pense encore.

    Jaber Kamel

    09 h 27, le 12 octobre 2011

  • Je pense que le patriarche Rai a omis un autre grand prédécesseur : Le Patriarche Méouchi, j’entends par là le patriarche: • De la consolidation du pacte national de 1943 et de la paix civile (à deux reprises : en 1958 et en 1964), • De l’ouverture aux mondes arabes et musulmans, • Du dialogue entre les religions » (qu’on se rappelle ses efforts dans le cadre du projet de rencontre entre le Roi Fayçal d’Arabie et de Jean XXIII) Je pense que depuis 1975, l’omission de ce grand homme dans la mémoire collective Maronite est symptomatique de l’état de conscience (et d’inconscient) chez les Maronites en particulier (Patriarche en tête). On oublie souvent que les plus belles pages du dialogue national ont été écrites sous l’impulsion et le charisme de Mgr Méouchi. Il ne sert à rien de faire aujourd’hui le plaidoyer de ce dialogue en occultant ces pages. A l’évidence, l’ombre de Méouchi gêne les chrétiens car elle sort de la « ligne » classique de Bkerké. Malheureusement, d’un autre côté, la réponse de la part du monde arabo-musulman à 20 ans de politique d’ouverture de Méouchi a été un appui inconditionnel aux palestiniens en 1975 au détriment de l’Etat Libanais. Philippe Aziz

    Philippe Aziz

    09 h 10, le 12 octobre 2011

  • Le jour où tous les Libanais prouveraient, non en paroles, mais en actes, que leur allégeance est uniquement pour le Liban, ce jour-là Phenix renaîtrait de ses cendres. Le Liban ne peut pas faire des Libanais. Les Libanais peuvent faire le Liban ! Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    08 h 07, le 12 octobre 2011

  • L’allégeance aux forces étrangères a été et fut toujours la position et le cheval de bataille des forces de la résistante qu'ont été les Kataeb, PNL, gardiens des Cèdres, etc... et par la suite les FL. Nous nous l'avions compris et le savions depuis la nuit des temps, ce sont d'autres qui prétendent aimer la démocratie, vouloir se débarrasser des forces occultes que sont les USA, etc... et qui pourtant appuient des partis fascistes et entièrement soumis a des régimes dictatoriaux de la pire espèces et viennent ici applaudir au Patriarche qui les désapprouve! Allez donc comprendre!

    Pierre Hadjigeorgiou

    07 h 49, le 12 octobre 2011

  • "Quand on a demandé au patriarche Hoyeck de préciser quelle était sa coimmunauté, il a répondu : ma communauté c'est le Liban. Eh bien, ce que mon illustre prédecesseur a dit, je le reprends à mon compte. Ma communauté, c'est le Liban". Deux phrases extraordinaires et même historiques du patriarche Rai. Hélas ! Dans ce pays, nous avons des partis, des courants et des chefs politiques, dont la loyauté n'est pas avant tout et exclusivement pour le Liban, mais pour d'autres pays et régimes de la région. Et c'est le secret, le point central de tous nos malheurs. Donc "que ceux qui ont des oreilles pour entendre entendent".

    Halim Abou Chacra

    07 h 21, le 12 octobre 2011

  • "Ma communauté, c’est le Liban". Ces paroles du patriarche m'ont donné la chaire de poul et les larmes aux yeux. Si chaque libanais pensait la même chose, serions nous aujourd'hui au bord du précipice? Et que dire de notre mal: "l'allégeance à l'étranger"? Carlos Achkar

    carlos achkar

    06 h 59, le 12 octobre 2011

  • Kamel, tous, comme le Patriarche, nous disons non aux ingérences étrangères ( à toutes les ingérences étrangères, locales et internationales ). J'attends votre approbation. Amitiés. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    05 h 10, le 12 octobre 2011

  • La foi ne se prouve pas, elle s'éprouve. Les croyants n'ont pas besoin de preuves, mais d'épreuves.Faisons donc confiance au patriarche Al Raï pour renouveler notre foi en l 'Eglise chrétienne . Nazira.A.Sabbagha

    Sabbagha A. Nazira

    04 h 15, le 12 octobre 2011

  • Un Patriarche qui s'implique pour le Liban en dehors de toute ingérence étrangère, que c'est bon d'entendre cela. Il était temps pour le Liban d'avoir cette ligne de conduite. Elle devra etre suivie sans équivoque.

    Jaber Kamel

    04 h 10, le 12 octobre 2011

  • Tous doivent faire confiance au Patriarche Al Raï qui prêche le Dialogue ! l'Amour ! et l'Entente ! tout comme ses fameux Prédécesseurs. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    03 h 22, le 12 octobre 2011

  • - - Un grand patriarche qui incarne à lui seul , les qualités des ses trois autres " grands " patriarches prédécesseurs . Ils avaient appelés à le boycotter et boycotter sa visite US .. !! Les voilà tous autour de lui , et c'est très bien comme ça . On ne boycotte pas un Patriarche surtout quand il est porteur de la bonne parole qui unis et non celle qui désunis ! et ils l'ont compris .

    JABBOUR André

    01 h 50, le 12 octobre 2011

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