Amine Gemayel met en garde contre une « nouvelle Jahiliya »
OLJ /
le 11 octobre 2011 à 01h21
Le leader du parti Kataëb, l’ancien président Amine Gemayel, a jugé « inquiétants » les récents événements en Égypte, rappelant que ce pays est « le pionnier des places de liberté, et doit être un exemple pour les autres régimes arabes ». Il a ainsi appelé les autorités égyptiennes à « œuvrer pour imposer la stabilité et changer le cours des événements, en tirant les leçons adéquates de ce qui s’est produit ». Le président Gemayel a insisté sur « le slogan de l’unité et de la liberté », en soulignant toutefois qu’il ne suffit pas de l’arborer « sans accorder leurs droits à ceux qui le méritent », tout comme il ne suffit pas de lancer « le slogan de la modernité sans prendre les mesures nécessaires pour l’instaurer ». Pour l’ancien président de la République, « le problème des révolutions arabes est que leur identité n’a pas encore été définie ». Rappelant que « ce qui nous importe est l’être humain arabe, indépendamment pour sa religion, sa confession ou son appartenance », le président Gemayel a mis en garde contre une « nouvelle Jahiliya, si les systèmes arabes n’assimilent pas toutes les composantes de leur société ».
Samy Gemayel dénonce « la répression sauvage » De son côté, le député Samy Gemayel, s’attardant lui aussi sur la situation des coptes en Égypte, a jugé « irrationnelle et inacceptable (...) la violence exercée à l’encontre de cette communauté qui réclame la liberté de culte et la liberté individuelle ». Dénonçant toute forme de violence à l’encontre des coptes, « qu’elle soit politique ou religieuse », Samy Gemayel a relevé que « les coptes menaient des manifestations pacifiques et ont été sauvagement réprimés ». C’est pourquoi il a appelé le gouvernement égyptien à mettre un terme à « ces crimes », en soulignant que les coptes forment « plus de 10 % de la société égyptienne (...) mais ne sont représentés que par 1,97 % des sièges parlementaires ».
Le leader du parti Kataëb, l’ancien président Amine Gemayel, a jugé « inquiétants » les récents événements en Égypte, rappelant que ce pays est « le pionnier des places de liberté, et doit être un exemple pour les autres régimes arabes ». Il a ainsi appelé les autorités égyptiennes à « œuvrer pour imposer la stabilité et changer le cours des événements, en tirant les leçons adéquates de ce qui s’est produit ». Le président Gemayel a insisté sur « le slogan de l’unité et de la liberté », en soulignant toutefois qu’il ne suffit pas de l’arborer « sans accorder leurs droits à ceux qui le méritent », tout comme il ne suffit pas de lancer « le slogan de la modernité sans prendre les mesures nécessaires pour l’instaurer ». Pour l’ancien président de la République, « le...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.
C'est plutôt de l'avènement de nouveaux JEUNES TURCS que le Président Amine Gemayel doit s'en inquiéter, et pas seulement en Egypte. Anastase Tsiris
03 h 50, le 11 octobre 2011