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Liban

Joumblatt appelle à « nettoyer l’administration égyptienne de ses anciens symboles »

Dans son article hebdomadaire dans le journal al-Anba’, le chef du Front de lutte nationale Walid Joumblatt a formulé des conseils au commandement égyptien, à travers une série de propositions qui soulignent « la nécessité de mener une enquête globale et rapide pour élucider les circonstances des événements (après la mort de 20 coptes lors d’une manifestation contre l’incendie d’une église dimanche) ». Soulignant la nécessité de savoir « ce qui a pu déclencher les tirs dans les rangs de l’armée », M. Joumblatt a insisté sur la nécessité de « nettoyer l’administration publique des symboles de l’ancien régime, afin de les empêcher de s’emparer de la révolution et d’en faire avorter les enjeux ». Il a appelé les autorités égyptiennes dans ce cadre à « protéger les lieux de culte, en focalisant l’attention sur les activités des groupes salafistes et leurs sources de financement », avant de signaler que « ces groupes vandalisent les églises ainsi que les sépultures soufies, et mènent des activités aux timings et aux buts suspects ».
M. Joumblatt a en outre rappelé que « l’armée égyptienne est la gardienne de la révolution, et il est vital de préserver une relation positive entre l’armée et le peuple, loin des mobilisations confessionnelles ». C’est d’ailleurs cet appel à « mettre à l’écart le critère confessionnel » que le leader druze a réitéré dans son article. « Si ce qui s’est passé en Égypte est un acte de vandalisme ou d’atteinte à la sécurité, il est nécessaire alors de ne pas donner aux événements une tournure confessionnelle », a-t-il estimé. Le leader du PSP a ajouté dans ce cadre que « s’il y a eu dérapage au niveau des mesures sécuritaires, il est nécessaire alors d’appliquer les sanctions appropriées ». Et de poursuivre : « En dépit de ces événements douloureux, nous sommes entièrement confiants dans l’aptitude des institutions égyptiennes, et du conseil supérieur des forces armées à dépasser la crise et à empêcher sa propagation négative, dans des directions plus complexes (...) », à savoir confessionnelles.
Rappelant en outre que « le critère du temps est fondamental dans la consolidation des enjeux de la révolution », M. Joumblatt a souligné la nécessité d’entamer au plus vite « les étapes politiques », à savoir les élections parlementaires et présidentielle, et le vote d’une nouvelle Constitution. « Plus le temps écoulé est long, plus l’intervention des symboles de l’ancien régime est facilitée, ainsi que celle de certaines parties arabes et régionales qui rejettent, depuis le début, les révolutions arabes, sans compter Israël et le Yémen radical qui ont été les premiers affectés par le changement du paysage égyptien interne. Toutes ces forces réunies veulent saper la révolution égyptienne (...) ce qui impose un éveil et une prudence du côté de l’Égypte », a prévenu M. Joumblatt.
Par ailleurs, le chef du Parti socialiste progressiste a salué la remise du prix Nobel de la paix à la militante yéménite Tawakkul Karman, « qui incarne la lutte contre la répression et les dictatures, pour la construction de sociétés pluralistes, libres et démocratiques ». Il a affirmé dans ce cadre que la dédicace de ce prix à tous les militants dans la région, « martyrs, emprisonnés, disparus, révoltés », ne fait que confirmer « la marche pour la liberté, indissociable de la révolution arabe ».

L’interdiction de la projection du film « Rouge, blanc et vert »
Au niveau interne, M. Joumblatt s’est attardé sur le retrait du film iranien Rouge, blanc et vert du Festival international du film de Beyrouth. « Il serait utile de s’interroger sur les causes réelles derrière l’interdiction du film, celle-ci étant en contradiction avec le parcours historique du Liban en tant qu’espace de libertés culturelles, médiatiques et politiques », a souligné le chef du PSP. En outre, il s’est étonné du fait que « la République islamique (d’Iran), qui est le pays des plus grands écrivains et poètes, à l’instar de Saïdi, de Hafez et d’autres, intervient pour interdire la projection du film, sauf si l’ambassadeur d’Iran (Ghadanfar Rokon Abadi) a entrepris la démarche de façon discrétionnaire, sans en informer l’administration centrale. Et si c’est ce qui s’est effectivement produit, pourquoi les autorités de censure ont-elles coopéré en faveur de l’interdiction ? Question légitime ».
Par ailleurs, le leader druze a adressé un télégramme de condoléances au Premier ministre turc Rajab Tayep Erdogan pour le décès de sa mère. Sur un autre plan, il a transmis ses félicitations à Tawakkul Karman pour l’obtention du prix Nobel de la paix.
Dans son article hebdomadaire dans le journal al-Anba’, le chef du Front de lutte nationale Walid Joumblatt a formulé des conseils au commandement égyptien, à travers une série de propositions qui soulignent « la nécessité de mener une enquête globale et rapide pour élucider les circonstances des événements (après la mort de 20 coptes lors d’une manifestation contre l’incendie d’une église dimanche) ». Soulignant la nécessité de savoir « ce qui a pu déclencher les tirs dans les rangs de l’armée », M. Joumblatt a insisté sur la nécessité de « nettoyer l’administration publique des symboles de l’ancien régime, afin de les empêcher de s’emparer de la révolution et d’en faire avorter les enjeux ». Il a appelé les autorités égyptiennes dans ce cadre à « protéger les lieux de culte, en...
commentaires (2)

Cher Halim ,dont j'apprécie tant la verve et l'engagement....bravo pour ce que vous faites...vous dites bien souvent des choses que j'aurais aimé dire....too late...mais,cher ami,si l'Iran n'est pas un parangon de vertus de tolérance,que dire de....chut....l'première lettre de l'alphabet et S....Ne mettez pas les intolérances sur le même plan,s'il vous plaït...et vos envolées n'en seront que plus percutantes....un ami,comme on dit,qui vous veut(vraiment) du bien.

GEDEON Christian

07 h 14, le 11 octobre 2011

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Commentaires (2)

  • Cher Halim ,dont j'apprécie tant la verve et l'engagement....bravo pour ce que vous faites...vous dites bien souvent des choses que j'aurais aimé dire....too late...mais,cher ami,si l'Iran n'est pas un parangon de vertus de tolérance,que dire de....chut....l'première lettre de l'alphabet et S....Ne mettez pas les intolérances sur le même plan,s'il vous plaït...et vos envolées n'en seront que plus percutantes....un ami,comme on dit,qui vous veut(vraiment) du bien.

    GEDEON Christian

    07 h 14, le 11 octobre 2011

  • Quel bon "étonnement" du député Walid Joumblatt "que la République islamqiue d'Iran intervienne pour interdire la projection du documentaire iranien Rouge, blanc et vert au festival international du film de Beyrouth". Que la République islamique interdise chez elle ce qu'elle veut et assume devant le monde entier la responsabilité de la répression moyenâgeuse violente à tout souffle de liberté, mais pas au Liban. Beyrouth n'est pas encore Téhéran, n'en déplaise à ceux qui se comportent comme si elle l'était. Quelle bonne question aussi du député Joumblatt "si l'ambassadeur d'Iran a entrepris la démarche" (de l'interdiction). M l'ambassadeur ne peut pas, lui aussi, jouer le rôle de Haut-Commissaire. On en a déjà un qui tente tous les jours de jouer ce rôle et ça suffit !

    Halim Abou Chacra

    05 h 21, le 11 octobre 2011

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