J’en doute, car ces forces (aveuglées) sont en train de faire entrer le loup, ou les loups, dans la bergerie, devenue pour le moment porcherie d’intérêt public.
Ce n’est point par amour que les puissances de l’Oxydant viennent en aide aux révoltés survoltés, mais par intérêt matériel et surtout par mépris : elles se précipitent avec cupidité pour faire main basse sur le pétrole. Surtout que ces rebelles popularisés sont issus des couches tribales et n’agissent que par un instinct vengeur.
À ces forces locales, on doit ajouter les exilés disséminés un peu partout dans ce monde qu’on prétend être libre et qui ont fait de hautes études dans les universités américaines et européennes. Licenciés ès-liberté ou ès-indépendance, ils ont tâté soi-disant de la « bagatelle démocratique » au contact des peuples « civilisés ». Mais ces exilés sont en grande partie affiliés au salafisme, à el-Qaëda ou aux Frères musulmans.
Ils sont surtout détenteurs de « maîtrise » en terrorisme-« expansus » et risquent de mettre à feu et à sang toute la région. Ce sont des anarchistes fanatisés comme eux que recherchent des hommes comme Obama, Erdogan, Sarkozy, Cameron ou Berlusconi. À l’instar de leurs ancêtres colonialistes, McKinley, Disraëli, Bismarck, Abdelhamid et Napoléon III, venus « civiliser » les autochtones, ces néo-impérialistes, avec l’aide de sionistes racistes, ont envoyé les forces de l’OTAN (en emporte le vent) bombarder, tuer, massacrer les habitants afin de leur apprendre à... vivre.
C’est beau la démocratie quand on la respire dans des fosses communes ! C’est beau de respecter la liberté d’expression dans un pays où la femme n’a même pas le droit de respirer, alors que le chameau jouit de toute la latitude pour blatérer.
Je ne suis pas là pour justifier les horreurs commises par un Kadhafi ou un Moubarak. Au contraire, ils n’ont que ce qu’ils méritent (et encore). Il n’y a pas longtemps, Berlusconi se retrouvait impliqué dans des scandales sexuels et financiers. Plus sobre, Sarkozy s’était fait commander chez Bally des mocassins à talons aiguilles pour pouvoir embrasser chaleureusement (toujours sous la même tente) Kadhafi, ce chantre de la paix universelle et ce mécène du gazoil raffiné. Sans compter Tony Blair qui avait offert ses services (après-vente) au roi des rois africains pour régler en douce l’affaire de Lockerbie, ou encore la CIA d’Obama qui fricottait avec les barbouzes de Tripoli, histoire d’oublier le passé (décomposé) de la Jamahiriya.
Mais revenons à ces « intifadas » qui bourgeonnent un peu partout dans ce Moyen-Orient délabré. Non contents d’avoir lâché un Moubarak ou un Ben Ali, les néo-impérialistes s’attaquent à présent à un Bachar el-Assad plus récalcitrant et moins stupide que ces deux dictateurs déchus. D’ailleurs, la Syrie ce n’est ni l’Égypte, ni la Libye, ni la Tunisie. Et puis, les alaouites opèrent avec un sang-froid de haut niveau appuyés par des Perses aussi rusés que dangereux. Ahmadinejad, le nucléonique en herbe, après avoir bien encerclé la presqu’île Arabique, pourrait bien un jour, sur un coup de génie ou plutôt de folie, faire « la bombe » avec ces pauvres Saoudiens (qui, à leur tour, commencent à ressentir les effets du printemps arabe). Et qu’ça saute !
semble-t-il prévenir. En effet, Alain Juppé, ce transfuge de la chiraquie, récupéré par Sarkozy, a promis aux roitelets du Golfe un printemps arabe susceptible de régler le problème palestino-israélien et de neutraliser à jamais le Hezbollah et le Hamas (les H2O) du terrorisme moderne.
Pauvres Arabes, vous ne savez pas ce qui vous attend, ce n’est pas un printemps qui va faire fleurir la démocratie, mais bien un automne plein de grisaille, qui va assombrir votre ciel et faner vos illusions (d’optique).
Comme les feuilles mortes de Jacques Prévert, vous allez être ramassés (que dire, balayés) à la pelle des fossoyeurs venus d’outre-mer et surtout d’outre-tombe. Le monde est régi (hélas) par des médiocres qui, pour résoudre un problème mineur, en créent plusieurs autres majeurs.
Il paraît que ce sont des hommes d’État. Des hommes d’État en état de nuire, oui. On a vu comment l’Amérique de Jimmy Carter a fait sauter le chah d’Iran, allié indéfectible de l’Oncle Sam, pour installer à sa place Khomeyni le Magnifique, et comment elle a armé Ben Laden le Maléfique pour lutter contre les Soviétiques en Afghanistan. Dans ce sens, Jules Michelet, au lendemain de la Révolution française, a écrit une phrase exceptionnelle : « Malheur à celui qui remue le fond d’un peuple ! » Les Arabes qui possèdent encore un soupçon de dignité et d’amour-propre peuvent-ils réagir ? Au train où vont les choses, j’en doute.
Ils sont dépassés par les événements et surtout passés de mode. L’impérialisme à l’oxydant... ale revient (exsudant) au galop, mais à vau-l’eau et risque d’emporter tout le monde dans ses flots.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef