Le juge Sir David Baragwanath a été élu à l'unanimité président du TSL en remplacement d'Antonio Cassese.
"Le juge Sir David Baragwanath a été élu à l'unanimité" président du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) et juge président de la Chambre d'appel, "suite à la décision, hier, de M. le juge Antonio Cassese, de se démettre de ses fonctions pour raisons médicales", a déclaré aujourd’hui le TSL dans un communiqué de presse. "M. Cassese continuera néanmoins à exercer ses fonctions de juge de la Chambre d'appel du Tribunal", précise le communiqué.
"Dans la mesure où il m'est aujourd'hui plus difficile de me consacrer aux tâches administratives et aux responsabilités qui sont celles du Président vis-à-vis des interlocuteurs du Tribunal, je ne me sens plus à même de diriger cette institution comme elle le nécessite et le mérite. Cependant, je continuerai de siéger au sein de la Chambre d'appel et de consacrer toute mon énergie aux tâches judiciaires", a déclaré M. Antonio Cassese.
David Baragwanath "bénéficie d'une longue et vaste expérience en Nouvelle-Zélande, où il a siégé au sein de la High Court et de la Court of Appeal. Il a également présidé la New Zealand Law Commission", selon le communiqué.
"C'est un honneur de succéder au juriste éminemment respecté qu'est Antonio Cassese", a-t-il déclaré. "C'est une grande chance qu'il puisse continuer à éclairer notre travail de sa sagesse et de son expérience".
"Pour bénéficier de la confiance du public, le Tribunal doit appliquer les principes de l'état de droit à la lettre », a-t-il ajouté, en précisant que "le peuple du Liban est en droit d'attendre du Tribunal qu'il remplisse sa mission en respectant les critères les plus exigeants de la justice, sans crainte, ni complaisance, ni parti pris".
"La présomption d'innocence est un élément essentiel à cet égard. Elle est exprimée par les règles jumelles selon lesquelles la charge de la preuve repose sur l'Accusation, et la preuve de toute accusation doit être apportée au-delà de tout doute raisonnable", a-t-il ajouté.
"Dans la mesure où il m'est aujourd'hui plus difficile de me consacrer aux tâches administratives et aux responsabilités qui sont celles du Président vis-à-vis des interlocuteurs du Tribunal, je ne me sens plus à même de diriger cette institution comme elle le nécessite et le mérite. Cependant, je continuerai de siéger au sein de la Chambre d'appel et de consacrer toute...


Bizarres, pour le moins qu'on puisse dire, toutes ces démissions dans cet organisme juridique. Je crois qu'ils le font, en honnêtes juges, car ne voulant pas fléchir, peut-être, à certaines pressions douteuses. Anastase Tsiris
03 h 26, le 11 octobre 2011