Vettel célébrant sa victoire. Toshifumi Kitamura/
Sebastian Vettel est entré dimanche dans l'histoire de la Formule Un en devenant, à 24 ans, le plus jeune double champion du monde après sa troisième place au Grand Prix du Japon, remporté par le Britannique Jenson Button.
Un seul point suffisait au pilote allemand de l'écurie Red Bull pour conserver sa couronne, alors que Button (McLaren) devait impérativement s'imposer pour rêver encore du titre qu'il a déjà conquis en 2009.
"Il n'y a pas de secret. On y est arrivé victoire après victoire. L'an dernier, on a gagné sur la dernière course et là, sur chaque course. Mes sentiments sont aussi confus que pour le premier titre", a dit Sebastian Vettel au cours d'une conférence de presse. "Je n'aurais jamais pu faire ça sans toute l'équipe, sans Mark (Webber, son coéquipier) qui a travaillé pour moi."
"C'est facile d'oublier qu'il n'a que 24 ans. C'est facile de sous-estimer ce qu'il a accompli", a dit à Reuters Christian Horner, le patron de l'écurie Red Bull. "Je pense qu'il est entré dans une nouvelle dimension et qu'il est phénoménal."
Parti en pole position pour la 12e fois cette année, Sebastian Vettel n'a pris aucun risque et s'est contenté de terminer sur la troisième marche du podium japonais où figure en deuxième place Fernando Alonso (Ferrari). L'Espagnol, champion du monde en 2005 et 2006, détenait jusque-là le record de précocité pour un double titre mondial. Il avait 25 ans lorsqu'il a coiffé la couronne pour la seconde fois de rang.
Alors que quatre Grands Prix restent à disputer, Sebastian Vettel, qui est seulement le neuvième pilote à remporter deux titres consécutifs, compte désormais 114 points d'avance sur Button, un retard que le Britannique ne pourra plus combler.
Il rêvait d'être Michael Jackson
Surnommé "Baby Schumi" par la presse allemande depuis sa montée en puissance précoce, un sobriquet qu'il a longtemps rejeté, le pilote est toutefois loin de l'image de l'Allemand type. Amateur des Beatles, friand de l'humour british et boulimique de séries télévisées anglaises, à commencer par les Monty Python, Vettel masque son sérieux sous un esprit sarcastique. Il a également pour habitude de donner à ses voitures des noms féminins comme "Kate", devenue ensuite "la soeur délurée de Kate", "Liz, la voluptueuse", "Mandy, la chaude" et, cette année, "Kylie, la coquine".
Plus sérieusement, côté affaires, il prend également son destin en mains, négociant lui-même ses contrats.
Né l'année où Red Bull a vendu sa première canette de boisson énergisante, l'as du volant, derrière ses airs d'écolier débraillé et son sourire espiègle, a toujours donné l'impression d'être un produit marketing rêvé pour le nouveau champion du monde des constructeurs.
Sur les traces de son aîné Schumacher, Vettel n'est toutefois pas devenu le Michael qu'il espérait. "Je voulais devenir Michael Jackson quand j'étais petit", confiait-il l'an dernier au site officiel formula1.com. "Ce fut un déchirement de constater que je n'avais pas la même voix".
Un seul point suffisait au pilote allemand de l'écurie Red Bull pour conserver sa couronne, alors que Button (McLaren) devait impérativement s'imposer pour rêver encore du titre qu'il a déjà conquis en 2009.
"Il n'y a pas de secret. On y est arrivé victoire après victoire. L'an dernier, on a gagné sur la dernière course et là, sur chaque course. Mes sentiments sont aussi confus que pour le premier titre", a dit Sebastian Vettel au cours d'une conférence de presse. "Je n'aurais jamais pu faire ça sans toute l'équipe, sans Mark (Webber, son coéquipier) qui a travaillé pour moi."
"C'est facile...

