L'équipement individuel du fantassin américain connaît une révolution, fruit des leçons apprises en dix ans de guerres en Afghanistan et en Irak.
La carabine M4, demeure l'instrument de base du GI mais le reste de son équipement lui donne des airs d'"inspecteur gadget" version treillis : le soldat est doté au total de 73 articles, du vêtement aux appareils permettant d'améliorer sa connaissance de la situation sur le terrain, selon l'unité de l'armée de terre dédiée à la conception et la mise en œuvre de ces matériels, le PEO Soldier.
Certains dispositifs permettent d'améliorer la protection du soldat. Chacun a rapidement été doté d'un gilet pare-balles auquel sont venus s'adjoindre des plaques de protection supplémentaires dès 2004. Mais le recours aux mines artisanales par les insurgés, responsables de plus de la moitié des pertes américaines en Afghanistan, a conduit à la mise au point de nouvelles protections.
Au cours des deux prochains mois, "des dizaines de milliers" de protections pelviennes vont ainsi être acheminées en Afghanistan, selon le colonel William Cole, responsable de la protection du soldat au sein de l'unité. Sorte de bikini aux tons camouflage, ce slip en kevlar s'enfile comme une couche au-dessus du treillis. "Il protège les soldats s'ils marchent sur une mine artisanale antipersonnel, il peut vraiment réduire les blessures", explique-t-il. Un sous-vêtement lui aussi en kevlar permet d'arrêter les projections de terre et de cailloux lors d'une explosion et donc d'éviter les infections. Il doit lui aussi être bientôt déployé en Afghanistan.
Autre type de blessure commune en Afghanistan et en Irak : les traumatismes crâniens tenus pour responsables de nombreux cas de stress post-traumatiques par la suite. Une partie des casques lourds sont dotés de capteurs qui mesurent la surpression et l'accélération lors d'une explosion. "Quand un soldat est victime d'une bombe artisanale, on pourra immédiatement télécharger les données de son casque pour déterminer quel type d'impact le casque a reçu et ainsi aider l'équipe médicale à déterminer quel type d'atteinte au cerveau il est susceptible d'avoir", détaille le colonel Cole.
Le colonel Stephanie Foster, responsable de projet au PEO Soldier, se montre, elle, très fière d'un nouvel équipement qui permet de déterminer où sont terrés les tireurs embusqués : le "détecteur de coup de feu individuel (IGD)". Quelque 5.000 de ces petits boîtiers sont déjà sur le terrain. "Avec son dispositif acoustique, on peut savoir la distance et la direction du tir qui arrive", explique-t-elle. Ce qui permet de riposter immédiatement avec précision.
Pour les combats de nuit, les armées modernes ont la primauté sur les insurgés avec les lunettes de vision nocturne. Une nouvelle génération, qui commence à être déployée, permet en outre d'avoir une vision infrarouge de l'environnement et donc de déceler plus facilement des combattants ennemis grâce à la chaleur émise par leur corps.
Bientôt, d'autres dispositifs portatifs permettront également de pointer une cible au laser pour guider une frappe aérienne, alors qu'à l'heure actuelle il s'agit encore d'une énorme jumelle laser de plusieurs kilos montée sur un trépied.
Le recours à de nombreux appareils électroniques peut poser problème. "Quand on est dans un environnement hostile, comment recharger sa batterie?", demande Bill Brower, lui aussi responsable de projet, en montrant un boîtier gros comme un paquet de cigarette. "Avec ça, je peux prendre du courant depuis pratiquement n'importe quelle source", même une "vieille batterie de voiture", explique-t-il. S'il n'y a rien à proximité, le soldat pourra toujours utiliser une petite couverture pliable recouverte de panneaux solaires flexibles, suffisante pour recharger un petit ordinateur.
La carabine M4, demeure l'instrument de base du GI mais le reste de son équipement lui donne des airs d'"inspecteur gadget" version treillis : le soldat est doté au total de 73 articles, du vêtement aux appareils permettant d'améliorer sa connaissance de la situation sur le terrain, selon l'unité de l'armée de terre dédiée à la conception et la mise en œuvre de ces matériels, le PEO Soldier.
Certains dispositifs permettent d'améliorer la protection du soldat. Chacun a rapidement été doté d'un gilet pare-balles auquel sont venus s'adjoindre des plaques de protection supplémentaires dès 2004. Mais le recours aux mines artisanales par les insurgés, responsables de plus de la...


Kamel, j'aurais préféré qu'on leur fasse porter le (cherwal) comme ça ils pourraient l'utiliser, à volonté, pour faire leurs ( affaires ) ou pour cacher des armes. Double emploi. Je connais Certain Empereur qui l'y porte, avec fierté... Anastase Tsiris
15 h 42, le 07 octobre 2011