"Je suis le premier qui va dénoncer ce complot et qui va le prouver point par point", a déclaré Ziad Takieddine.
Longtemps silencieux, Ziad Takieddine n'en finit plus de parler. Aujourd'hui, c'est à Europe 1 que l'homme d'affaires franco-libanais a livré ses dernières révélations, au lendemain de son audition par le juge Renaud van Ruymbeke (qui enquête sur de possibles malversations financières en marge de contrats d'armement) sur son action dans le contrat Sawari II avec l'Arabie Saoudite.
Sur les ondes de la radio française, l'intermédiaire franco-libanais en armement a dénoncé "un complot" de Dominique de Villepin contre Nicolas Sarkozy. "Ce complot, il est contre le président de la République", ourdi par "les mêmes acteurs de Clearstream", a déclaré Ziad Takieddine. "Moi je nomme, je nomme aujourd'hui : celui qui doit répondre de ses actes sur l'ensemble du dossier depuis 1996 à aujourd'hui, il s'appelle Dominique de Villepin" a-t-il soutenu, sans toutefois apporter de preuves de ses accusations qu'il dit réserver à la justice. "Je suis le premier qui va dénoncer ce complot et qui va le prouver point par point à l'opinion publique française", a-t-il insisté. Interrogé sur ces éléments, il a répondu : "Je ne peux pas vous dire, je le dirai à la justice". Mais Dominique de Villepin "aura en face de lui quelqu'un qui aura les faits", a-t-il assuré.
Takieddine s'est une nouvelle fois défendu d'avoir versé des rétrocommissions, notamment à Nicolas Bazire, l'ancien directeur de campagne d'Edouard Balladur, également mis en examen : "Jamais, jamais". M. Takieddine est notamment mis en examen dans le volet financier du dossier Karachi pour des malversations présumées, sur fond de soupçons de financement illicite de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.
"Tout ce que je peux dire aujourd'hui, c'est que lorsque je raconte au juge ce que j'ai fait, avec tous les détails, j'ai le sentiment qu'il me croit", a affirmé l'homme d'affaires franco-libanais. "Je ne balance personne. Tout ce que je veux dire, c'est la vérité sur les faits. Pour dire la vérité, je dois être un homme crédible", a-t-il expliqué, reconnaissant que sa crédibilité était "au tapis". "On m'a lynché pendant neuf mois sur des faits qui ne sont pas vrais. Et là, je vais raconter la vérité. Et ça n'intéresse personne, cette vérité, elle n'intéresse pas ceux qui sont les vrais acteurs de ce crime qui a été commis au Pakistan", l'attentat qui a coûté la vie à onze ouvriers français en mai 2002. La justice cherche à établir si cet attentat n'a pas été commis en représailles à l'arrêt du versement de commissions.
Dominique de Villepin n'a pu être joint immédiatement par l'AFP pour commenter ces allégations. Mais un avocat de l'ancien premier ministre de Jacques Chirac a répondu que l'intermédiaire en armement tentait de "faire diversion". "C'est un contre-feu en forme de poudre aux yeux", a déclaré Me Olivier d'Antin dans un entretien téléphonique à l'AFP. "Mais la technique qui est d'essayer d'opacifier sa responsabilité en racontant n'importe quoi pour faire diversion ne trompe personne", a-t-il ajouté. Selon Me d'Antin, "il avait raconté la même fable il y a plusieurs mois dans le cadre d'une interview. Cela lui a valu des poursuites en diffamation. Personne ne peut s'y tromper". L'avocat rappelle que Ziad Takieddine sera sur le banc des prévenus de la 17e chambre en juin 2012 pour des propos tenus dans le Journal du Dimanche, visant déjà Dominique de Villepin, mais aussi Jacques Chirac, le diplomate Maurice Gourdault-Montagne et l'homme d'affaires Alexandre Djouhri.
Sur les ondes de la radio française, l'intermédiaire franco-libanais en armement a dénoncé "un complot" de Dominique de Villepin contre Nicolas Sarkozy. "Ce complot, il est contre le président de la République", ourdi par "les mêmes acteurs de Clearstream", a déclaré Ziad Takieddine. "Moi je nomme, je nomme aujourd'hui : celui qui doit répondre de ses actes sur l'ensemble du dossier depuis 1996 à aujourd'hui, il s'appelle Dominique de...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Ce que je vois c'est une lutte acharnée que se livrent les grosses pointures de la politique française. Les français de souche ont envi de reprendre la main, pour contrer les français mal blanchis. En sourdine les thèmes récurants restent basés sur le racisme, qui fait plus recette que des programmes inexistants, à part celui de servir le lobby quelque soit l'homme ou la femme élu(e).
05 h 50, le 06 octobre 2011