Au sein de la zone euro, la crainte domine de voir la crise de la dette se propager comme une traînée de poudre via une crise du secteur bancaire, comme en 2007 et 2008 après la faillite de Lehman Brothers aux États-Unis. Ses responsables se mobilisent en conséquence pour tenter de colmater les brèches. « Il est justifié, s’il y a un constat commun que les banques ne sont pas assez capitalisées, que l’on y procède, compte tenu de la situation actuelle sur les marchés financiers », a déclaré lors d’une visite à Bruxelles la chancelière allemande. Elle a en outre appelé ses partenaires à établir « des critères communs ». « Pour les marchés, il est important qu’on aboutisse à des résultats, a-t-elle jugé, le temps presse et donc il faudrait que cela se fasse vite. »
L’Allemagne est disposée à montrer la voie. « Le gouvernement allemand est prêt, si nécessaire, à réaliser une recapitalisation » des banques chez lui, a assuré la chancelière, en n’excluant pas que la question soit abordée au plus haut niveau, lors du prochain sommet européen à Bruxelles, les 17 et 18 octobre. Selon le quotidien allemand Die Welt à paraître aujourd’hui, la chancelière entend convaincre le président français Nicolas Sarkozy d’agir vite pour soutenir les banques lors de leur rencontre prévue dimanche à Berlin, alors que Paris préférerait attendre.
De manière générale, les banques européennes sont de plus en plus réticentes à se prêter de l’argent entre elles. Et leurs concurrentes américaines fuient la zone euro.
La Commission européenne a de son côté prôné « une approche concertée, coordonnée en Europe » sur cette question. « Le capital des banques européennes doit être renforcé afin de leur donner une marge de sécurité et ainsi de réduire l’incertitude » sur les marchés, a estimé son commissaire aux Affaires économiques, Olli Rehn.
Le Fonds monétaire international a, lui, concrètement suggéré hier d’injecter entre 100 et 200 milliards d’euros dans les plus grandes banques européennes pour stabiliser le secteur. Elles sont fragilisées par la dette publique d’États européens considérés comme fragiles qu’elles détiennent.
La volonté affichée de l’UE de soutenir ses banques a rassuré les marchés boursiers européens, qui ont tous terminé en nette hausse après plusieurs séances de glissade. La situation reste grave toutefois, ainsi que l’a illustré la dégradation mardi de trois crans de la note italienne par l’agence Moody’s.
Le responsable du FMI pour l’Europe, Antonio Borges, a jugé dans ce contexte à Bruxelles qu’il était « plus que temps » que la zone euro trouve une solution à la crise de la dette, parlant d’un risque de récession en 2012.
(Source : AFP)


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve