La plus riche d’entre elles, Harvard dans le Massachusetts, a vu son fonds augmenter de 16 % au 30 juin 2011, atteignant désormais 32 milliards de dollars grâce à un retour sur investissements de 21,4 %. Le bas de laine de l’université, qui participe pour plus d’un tiers au budget de fonctionnement de l’établissement, avait fondu en 2008/09 de 30 %.
À Yale, l’université du Connecticut réputée pour sa faculté de droit, les placements ont rapporté 21,9 %, la valeur du fonds s’établissant à 19,4 milliards de dollars, après être montée jusqu’à 23 milliards de dollars avant la crise.
Sur la côte ouest, en Californie, Stanford a enregistré un retour sur investissements de 22,4 %, permettant au fonds de croître à 16,5 milliards de dollars.
En moyenne, la rémunération des actifs placés avait plongé de 18,7 % en 2008/09, selon une étude de l’Association américaine des responsables financiers des universités (Nacubo). Elle a augmenté de 11,9 % l’année suivante et les premiers résultats en 2010/11 montrent un doublement de cette performance.
Les moments difficiles ont incité les universités à deux changements notables, selon John Griswold, responsable d’un organisme de conseil aux établissements non lucratifs Commonfund Institute : « Sécurité et liquidités ». La crise a « accentué l’importance de la gestion du risque », précise-t-il. Les universités ont investi dans des processus de contrôle. Parallèlement, elles se sont assurées d’avoir de l’argent disponible plus rapidement. Les conseils d’administration sont aussi devenus plus « actifs » et s’assurent notamment que « les investissements sont alignés sur la philosophie » des établissements, note Kenneth Reed, analyste de l’association Nacubo.
Les stratégies d’investissement n’ont toutefois pas fondamentalement changé. Elles reposent toujours sur une diversification des actifs avec des intérêts placés dans les ressources naturelles ou dans des pays émergents – Harvard insiste ainsi sur l’importance de mieux connaître le marché chinois – et la préférence pour les participations dans les entreprises ou l’immobilier plutôt que les revenus fixes comme les bons du Trésor.
Les bons résultats de cette année sont encore insuffisants pour rattraper les niveaux d’avant la crise. « Il aurait fallu que le marché augmente de façon très importante pour couvrir » les lourdes pertes subies, indique Kenneth Reed.
(Source : AFP)

