Rechercher
Rechercher

À La Une - Répression

Moscou rejette le dernier projet de résolution sur la Syrie

Les États-Unis espèrent un vote fort et solide contre la Syrie ce soir au Conseil de sécurité de l’ONU ; Un colonel syrien ayant déserté en Turquie, appelle à l'unité contre Damas.

"Les forces d'opposition en Syrie devraient s'unir et resserrer les rangs jusqu'à ce que le régime s'effondre", a déclaré le colonel déserteur Riad el-Asaad. Majed Jaber/

La Russie a rejeté mardi la dernière version du projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression en Syrie, malgré le retrait d'une référence directe à des sanctions. Dans ce projet de résolution, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et le Portugal ont préféré parler de "mesures ciblées" plutôt que de "sanctions", afin de rallier les autres membres du Conseil de sécurité.

Ce projet est "malheureusement loin de nous satisfaire et toutes nos inquiétudes n'ont pas été prises en compte", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov. "C'est pourquoi le texte que les Occidentaux s'apprêtent à mettre au vote est inacceptable pour nous".

Moscou, allié de Damas qui bloque depuis des semaines tout projet de sanctions, souhaite une résolution mettant l'accent sur la nécessité du dialogue politique en Syrie et que la pression soit mise aussi bien sur l'opposition que sur le régime du président Bachar el-Assad.

 

Selon le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, la Russie s'était montrée favorable lundi à la résolution proposée, avant de changer de position.

 

Après des semaines de "diplomatie intensive", les États-Unis ont affirmé espérer "un vote fort, solide, de la résolution qui sera sur la table ce (mardi) soir" et le fait de pouvoir "utiliser cette résolution pour adresser au régime Assad le message que la violence doit cesser", a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine, Victoria Nuland.

 

S'adressant à la presse à La Haye, le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a appelé mardi les membres du Conseil de sécurité à trouver une réponse "unifiée" aux répressions sanglantes en Syrie, sous peine d'affaiblir l'autorité de l'ONU.

  

Entre-temps, la répression, qui a fait selon l'ONU plus de 2 700 morts depuis la mi-mars, s'est poursuivie : onze nouvelles victimes ont été recensées mardi, dont six à Homs (centre) et deux dans le nord-ouest du pays, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). En outre, neuf étudiants ayant participé à des manifestations mardi ont été arrêtés au lycée As-Saoura dans la ville côtière de Banias.

 

A l'étranger, Amnesty international a dénoncé une campagne contre les protestataires syriens à l'étranger qui sont "systématiquement surveillés et harcelés" par leurs ambassades. L'organisation a cité les cas de plus de 30 militants au Canada, au Chili, en France, en Allemagne, en Espagne, en Suède, au Royaume-Uni et aux États-Unis "qui ont été l'objet d'intimidations de la part de responsables dans les ambassades" de ces pays, et "dont les proches en Syrie ont été harcelés, arrêtés et parfois torturés".

 

Sur ce plan, Paris a mis en garde le régime syrien contre tout acte violent ou d'intimidation en France contre des opposants syriens, dont certains ont été victimes d'agressions au cours des dernières semaines.

 

Parallèlement, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qui entretenait jadis des liens d'amitié avec le président Assad, a annoncé mardi que son pays prendrait rapidement des sanctions contre le régime syrien, selon l'agence de presse Anatolie. "On ne peut pas rester en spectateur face à ce qui se passe en Syrie. On tue des innocents et des gens sans défense. On ne peut pas dire: laissons les choses continuer comme cela", a-t-il déclaré lors d'une visite officielle en Afrique du sud.

M. Erdogan a précisé qu'il se rendrait ce week-end ou la semaine prochaine à Hatay, près de la frontière syrienne, où des milliers de réfugiés syriens fuyant la répression sont hébergés dans des camps de toile.

 

Signe supplémentaire que la Turquie, qui vient d'accueillir une importante réunion d'opposants syriens, a lâché le président Assad, un colonel déserteur syrien a appelé mardi à lutter contre le régime de Damas, à partir du territoire turc où il est réfugié. "Les forces d'opposition en Syrie devraient s'unir et resserrer les rangs jusqu'à ce que le régime s'effondre", a déclaré le colonel Riad el-Asaad à l'agence de presse turque Anatolie.

 

Dans ce contexte, l'armée de terre turque a annoncé des manœuvres mercredi dans le sud, près de la frontière syrienne. "L'exercice de mobilisation Yildirim-2011, qui est l'un des exercices prévus pour l'année 2011, sera mené à Iskenderun, (ville) de la province de Hatay, entre le 5 et le 13 octobre", selon un communiqué publié sur le site internet de l'armée turque.

La Russie a rejeté mardi la dernière version du projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression en Syrie, malgré le retrait d'une référence directe à des sanctions. Dans ce projet de résolution, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et le Portugal ont préféré parler de "mesures ciblées" plutôt que de "sanctions", afin de rallier les autres membres du Conseil de sécurité.
Ce projet est "malheureusement loin de nous satisfaire et toutes nos inquiétudes n'ont pas été prises en compte", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov. "C'est pourquoi le texte que les Occidentaux s'apprêtent à mettre au vote est inacceptable pour nous".
Moscou, allié de Damas qui bloque depuis des semaines tout projet de sanctions, souhaite une résolution mettant l'accent...
commentaires (3)

Fantômas est tchétchène ! Sa clef avec l'Iran. L'Iran l'a cachée à Damas, etc... Qui se souvient de la chanson de l'oeuf, de la poule, du grain de blé et du moulin ? Chantez-là et vous avez la réponse... Anastase Tsiris

Anastase Tsiris

08 h 17, le 05 octobre 2011

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • Fantômas est tchétchène ! Sa clef avec l'Iran. L'Iran l'a cachée à Damas, etc... Qui se souvient de la chanson de l'oeuf, de la poule, du grain de blé et du moulin ? Chantez-là et vous avez la réponse... Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    08 h 17, le 05 octobre 2011

  • Monsieur André Jabbour, est-ce que l'allégeance se compte au nombre des voiles ? Est-ce que seulement les femmes des Salafistes sont voilées ? Vous vous trompez beaucoup, mon ami. Je connais la Syrie, comme ma poche. Cordialement Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    14 h 17, le 04 octobre 2011

  • - - Comment ça se fait que toutes les femmes qui manifestent contre Assad sont voilées , et toutes les femmes qui manifestent pour le soutenir " et elles sont nombreuses " , ne le sont pas .. !! ?? Juste par curiosité ..

    JABBOUR André

    10 h 47, le 04 octobre 2011

Retour en haut