M. Gemayel en compagnie des députés du bloc de Zahlé. Photo Michel Sayegh
« Il n’y a pas lieu de comparer entre l’appel lancé hier (mercredi) par les prélats maronites et leurs appels précédents », a relevé le président Gemayel dans un entretien accordé à l’agence Akhbar el-Yom. Cependant, a-t-il observé, « Bkerké conserve une ligne politique permanente dans le cadre de la spécificité de chaque patriarche. Les constantes demeurent les mêmes ».
« Il n’y a pas de nouvelle ligne politique, mais simplement un nouveau style de la part du patriarche », a-t-il ajouté en réponse à une question sur l’accueil du mufti de Damas mercredi par le patriarche Béchara Raï. « Les portes de Bkerké sont toujours ouvertes devant tout le monde et il est normal que tout le monde y soit reçu », a-t-il dit.
Interrogé sur la réunion tenue mercredi par les dirigeants du 14 Mars à la « Maison du centre », il a indiqué qu’elle s’inscrivait dans le cadre des réunions cycliques de l’alliance et qu’un certain nombre de décisions y avaient été prises et seraient annoncées en temps opportun.
« Sur la scène libanaise, les gens du 14 Mars sont les plus clairs. Notre programme, nos constantes, nos orientations sont d’une clarté totale. On ne peut pas en dire autant du camp adverse », a souligné le président Gemayel, affirmant qu’il ne voyait pas d’inconvénient à ce qu’il y ait des rencontres entre l’ancien Premier ministre Saad Hariri et le chef du PSP Walid Joumblatt.
S’agissant de la contribution libanaise au financement du Tribunal spécial pour le Liban, le leader des Kataëb a estimé que les propos tenus à New York par le Premier ministre Nagib Mikati étaient « positifs », tout en soulignant que « ce qui compte, c’est l’application ». « Le TSL poursuit son travail de façon normale et les verdicts en sortiront en temps opportun ; j’en suis confiant », a-t-il dit.
Faisant part de son inquiétude concernant l’état de la sécurité, le président Gemayel a dit que « la situation est fragile dans l’ensemble et le restera tant que des armes illégales continueront d’être détenues par d’importants groupes libanais et non libanais et que les autorités libanaises n’exerceront pas leur contrôle sur tous les aspects sécuritaires partout dans le pays ». Enfin, au sujet des tractations sur la loi électorale, l’ancien chef de l’État a précisé que « tout ce qui se dit actuellement à ce propos n’est qu’anticipation. La question n’a pas encore mûri ».
Sur un autre plan, M. Gemayel a reçu une délégation du bloc parlementaire de
Zahlé formée des députés Tony Aboukhater, Assem Araji, Élie Marouni, Joseph Maalouf et Chant Chinchinian.
À l’issue des discussions, M. Araji a souligné que le président Gemayel était en faveur d’une décision positive du Liban au sujet du financement du TSL « le plus tôt possible ».


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L'art de tourner en rond. Mais qu'on nous foute la paix avec ces prélats, patriarches et autres muftis, la politique c'est le boulot des politiciens et non celui des dieux. Déjà que nos politiciens ne savent pas faire leur boulot, alors avec les spirituels stylés en plus, on n'est pas sortis de l'auberge. Et quelles sont ces décisions prises et qui seront divulguées ultérieurement ? Suspense... Surtout qu'on se demande quel impact elles peuvent avoir puisque ces braves gens ne sont pas au pouvoir.
06 h 45, le 30 septembre 2011