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Liban - Éclairage

Rien qu’un Liban à New York, soutiennent les officiels...

Ici, avec un rien on vous fabrique une polémique. Ainsi, des souverainistes, dont d’anciens ministres, ont soutenu qu’à New York le Liban est représenté par au moins deux délégations. Façon de dire que ce que Mansour, le chef de la diplomatie, veut ou fait n’a rien à voir avec la ligne des présidents Sleiman et Mikati. À cela, des sources politiques informées répondent que, de notoriété publique évidente, le président Michel Sleiman a dirigé la délégation nationale officielle, prononçant le mot du Liban à la tribune de l’Assemblée générale et présidant une séance du Conseil de sécurité, notre pays étant président de cette instance pour le mois de septembre. Le chef de l’État a dirigé les débats en présence de nombre de chefs d’État et de Premiers ministres, le thème choisi par la présidence libanaise étant la diplomatie préventive. Il a évoqué l’expérience libanaise dans ce domaine.
Le président Nagib Mikati a enchaîné sur les efforts et les contacts du président Sleiman, qui l’avait précédé à New York. Leur action est parfaitement conjuguée. Ainsi, après ses rencontres avec la secrétaire d’État Hillary Clinton, avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Arabi, Mikati en a scrupuleusement rendu compte à Sleiman. D’où ce succès : l’assurance recueillie par Mikati auprès des deux Grands, les USA et la Russie, qu’aucun danger ne menace le gouvernement libanais. Qu’il n’est nullement question de le boycotter, ni de l’isoler sur la scène internationale. Il faut dire que Mikati s’est hâté de rassurer Clinton et Lavrov : le Liban respecte ses engagements internationaux. Et le cabinet actuel s’en tient aux constantes nationales, sans forger de projet allant contre le concept d’État de droit. Il a précisé que le gouvernement ne se soumet pas à des plans que tisseraient certaines de ses composantes. Pour tout résumer à travers cette devise : le gouvernement est le gouvernement du Liban un et unique, qu’il rassemble. Il n’est donc pas le gouvernement du Hezbollah comme certains l’affirment.
Le chef du gouvernement a cité plusieurs exemples d’indépendance gouvernementale vis-à-vis du 8 Mars, du Hezbollah, d’Amal et du CPL : la modification du plan Bassil pour l’énergie électrique ; la préparation du versement du financement libanais du TSL ; la reconduction du mandat des juges libanais affectés au tribunal ; le programme des nominations... Il répète que les assertions de l’opposition sur son aliénation au Hezbollah n’ont aucun fondement.
Et il reçoit un soutien sans faille de la part du chef de l’État. Le président Sleiman a en effet rendu hommage au gouvernement, mettant l’accent sur ce qu’il a déjà accompli et souhaitant qu’on lui laisse du temps pour travailler, sans le harceler. Il a affirmé que le bloc centriste de 12, qui comprend ses ministres, ceux de Joumblatt et ceux de Mikati, constitue un noyau de stabilité qui garantit que le gouvernement ne prendra pas de décisions dictées par la vindicte et restera neutre par rapport aux clivages ambiants.
Bien entendu, Mikati relève que les propos du président Sleiman, extrêmement importants et même essentiels à son avis, traduisent l’esprit de coopération qui les lie. Le président Sleiman tient à ce que le gouvernement puisse se mettre tranquillement au labeur, pour compenser la période de paralysie étatique précédente.
Selon des sources informées, la visite du président Mikati en Arabie saoudite a débouché sur une détermination de ses choix politiques. Rien moins que cela. Elle s’est déroulée loin des feux de la rampe, dans une discrétion telle que l’on n’a pas pu savoir quelles personnalités l’ont reçu. Ce qui en a filtré, d’après ces sources, c’est que les échanges ont été aussi positifs que fondamentaux. Après quoi, Mikati s’est rendu à Paris, pour un congrès sur la Libye, et il a pu y rencontrer, une première fois, Clinton. À cette occasion déjà il avait assuré que le Liban, attaché à ses obligations internationales, va verser son quota dans le financement du TSL dans les délais. D’autant que le règlement du quota pour le TSL est une opération de pure routine, automatique et aussi obligatoire que les accords conclus à l’avantage du Liban avec les organismes de l’ONU. En d’autres termes, si le gouvernement, s’inclinant devant le Hezbollah, veut se dérober au paiement, il lui faut d’abord résilier le protocole signé avec le TSL.
En tout cas, le dossier est clos. Car le 8 Mars, Hezb en tête, va fermer les yeux, du moment qu’il n’est pas question de lâcher la proie pour l’ombre. C’est-à-dire de laisser le gouvernement actuel, dont le Hezb se sert comme couverture, imploser. Au risque de voir les centristes, Joumblatt surtout, se rallier derechef, entendre s’allier sans nécessairement s’intégrer, au 14 Mars, pour un nouveau cabinet.
Une nouvelle escalade se pointe maintenant avec le programme des nominations. Certaines parties voudraient en faire un bazar, troquer des désignations contre l’arrêt du financement du TSL. Ce qui porte un ministre à estimer que le pourvoi des postes-clés vacants, ou les permutations, sécuritaires notamment, risquent de provoquer des remous, des disputes, affectant la stabilité gouvernementale.
Ici, avec un rien on vous fabrique une polémique. Ainsi, des souverainistes, dont d’anciens ministres, ont soutenu qu’à New York le Liban est représenté par au moins deux délégations. Façon de dire que ce que Mansour, le chef de la diplomatie, veut ou fait n’a rien à voir avec la ligne des présidents Sleiman et Mikati. À cela, des sources politiques informées répondent que, de notoriété publique évidente, le président Michel Sleiman a dirigé la délégation nationale officielle, prononçant le mot du Liban à la tribune de l’Assemblée générale et présidant une séance du Conseil de sécurité, notre pays étant président de cette instance pour le mois de septembre. Le chef de l’État a dirigé les débats en présence de nombre de chefs d’État et de Premiers ministres, le thème choisi par la...
commentaires (3)

Mais c'est absolument vrai!Un pour tous...et tous pour....le pognon,des autres,bien sur!

GEDEON Christian

05 h 05, le 29 septembre 2011

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Commentaires (3)

  • Mais c'est absolument vrai!Un pour tous...et tous pour....le pognon,des autres,bien sur!

    GEDEON Christian

    05 h 05, le 29 septembre 2011

  • Monsieur Antoine Sabbagha, rien n'est gratuit, comme vous le dites. Marchandage, certes. Exepté les armes, pour l'instant. Leur tour viendra, soyez-en sûr. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    04 h 01, le 28 septembre 2011

  • Rien n'est gratuit, tout s'achète et se vend, pas nécessairement en espèces sonnantes et trébuchantes, mais souvent en services rendus .Ainsi pourle TSL le 8 mars accepetera que le gouvernement verse son quota dans le financement du TSL mais contre la survie du cabinet un troc assez alléchant . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    03 h 43, le 28 septembre 2011

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